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Fêtes catholique en septembre
Date Photo Nom et description

1

  Saint Gilles:
D'origine grecque, il vécut en ermite dans les forêts près de Nîmes, dans le Gard, où il fonda une abbaye qui prit son nom : Saint-Gilles-du-Gard. Sa popularité lui vint de ce que le monastère, construit dès le 6ème siècle, se trouvait sur l'un des itinéraires de Rome à Compostelle. Les pèlerins s'y arrêtaient et chantaient les louanges de saint Gilles à leur retour dans leur pays.
2   Bx Martyrs des Carmes:
Ils sont 191 : 3 évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et 5 laïcs qui furent arrêtés par les révolutionnaires comme ennemis de la Patrie et rebelles à la Constitution civile du clergé. On les entasse dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées : les Carmes, l'Abbaye, la Force. Le 2 septembre 1792, elles sont investies par des « sans-culottes » exaltés. Les assassinats qui inaugurent le carnage sont suivis d'un simulacre de jugement : « J'appartiens à l'Eglise catholique, apostolique et romaine. » A ce titre, exécution immédiate. Plus d'un millier d'entre ces prisonniers sont tombés en ces jours sous une fureur populaire incontrôlée. Pour 191 d'entre eux, on a pu établir qu'ils sont morts certainement à cause de leur foi, mais tous les autres partagèrent leurs souffrances et leur témoignage pour le Christ.
3   St Grégoire Le Grand:
Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l'Eglise, surtout en cette période troublée par les invasions, c'est pourquoi le pape l'ordonne diacre et, puisqu'il connaît le grec, il l'envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent). A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder, malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l'Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. Devant l'affaiblissement de l'empire d'Orient, il prend en main la défense de l'empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s'attirant l'hostilité de l'empereur. « J'attends plus de la miséricorde de Jésus de qui vient la justice que de votre piété » écrit-il à l'empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l'Occident, rompant le lien entre christianisme et romanité. Il se consacre simultanément à l'enseignement. On lui doit de nombreuses oeuvres spirituelles dont les « Dialogues », principale source sur la vie de saint Benoît. Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
4   Sainte Rosalie:
Capitale et port de la Sicile, Palerme vénère sainte Rosalie comme étant sa patronne. Son sanctuaire s'élève au sommet du mont Pellegrino, à 600 m d'altitude. C'est là que son corps aurait été retrouvé en 1624, dans un enveloppement de cristaux. Elle y serait morte quatre siècles plus tôt, le 4 septembre 1170. Un compatriote, le bénédictin A. Tonamira, recueillit à cette occasion un faisceau de légendes « conjecturales », qu'il rassembla dans un livre suggestif : « Idée conjecturale sur la vie de sainte Rosalie. » Fille du seigneur Simbald, descendant de Charlemagne, elle aurait fui la maison paternelle à 14 ans, à la suite d'une apparition de la Vierge Marie, pour préserver sa virginité. Elle aurait passé ainsi les 16 dernières années de sa vie dans une grotte du mont Pellegrino, nourrie de la seule eucharistie que lui portaient les anges. Le chapelet de ces merveilles légendaires n'a d'égal que sa popularité sicilienne.
5 Mère Teresa

St Laurent Justinien:
Originaire d'une famille vénitienne, il perd très tôt son père. Sa mère reste à 24 ans avec cinq enfants. Elle voudrait bien marier ce fils, mais il choisit d'entrer dans une communauté de chanoines réguliers où il vit dans la pauvreté et la prière. Elu prieur général de sa congrégation, il sera appelé par le Pape Eugène IV à devenir évêque de Castello, puis de Venise. Il y garde un mode de vie très pauvre, s'occupe avec zèle de son diocèse dont il est le premier patriarche nommé. Par sa prédication et son enseignement théologique, il donne une grande impulsion à sa communauté, accueillant tout le monde avec bonté et simplicité.

Mère Teresa:
canonisée par l'Église catholique comme sainte Teresa de Calcutta, est une religieuse catholique albanaise naturalisée indienne, missionnaire en Inde, prix Nobel de la paix en 1979. Née le 26 août 1910 à Üsküb, Empire ottoman (actuellement Skopje, Macédoine), et morte le 5 septembre 1997 à Calcutta, Inde, elle est surtout connue pour son action personnelle caritative et la fondation d'une congrégation religieuse, les Missionnaires de la Charité qui l'accompagnent et suivent son exemple.

Elle est béatifiée le 19 octobre 2003, à Rome, par le pape Jean-Paul II et canonisée le 4 septembre 2016 par le pape François.

D'abord religieuse de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame de Lorette, elle quitte cette communauté en 1949 pour « suivre son appel » puis fonder sa propre congrégation en 1950. Son œuvre auprès des plus démunis commence par l'éducation des enfants des rues et l'ouverture du mouroir de Kalighat (Nirmal Hriday) à Calcutta. Pendant plus de 40 ans, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants, d'abord en Inde puis dans d'autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Au moment de sa mort, ceux-ci s'occupent de 610 missions, dans 123 pays, incluant des soupes populaires, des centres d'aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d'accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose.

6   Bx Bertrand de Garrigues:
Originaire de cette localité dans le Gard, il fut l'un des premiers compagnons de saint Dominique, séduit par la sainteté et le projet de saint Dominique de convertir les cathares par la prière et l'exemple d'une vie de pauvreté. En 1216, le Père des prêcheurs le désigna comme premier prieur du couvent de Toulouse, puis il l'envoya fonder à Paris un couvent au coeur de l'université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs. Après la mort de saint Dominique, il veilla sur les soeurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères. Il mourut au cours d'une retraite qu'il prêchait à des cisterciennes dans le Vaucluse où il s'était retiré.
7   Saint Cloud:
Clovis et Clotilde avaient une fille et trois fils. Demeurée veuve à 40 ans après le décès de son royal époux, Clotilde se consacre à ses enfants. La fille fait un beau mariage, mais les fils se font la guerre au désespoir de leur mère. Bientôt Clodomir, l'aîné, meurt à la guerre. Ses trois enfants sont confiés à leur grand-mère. Pour leur malheur, ils sont héritiers royaux. En 525, les fils de Clodomir sont égorgés par leurs oncles pour le plus grand chagrin de sainte Clotilde qui voyait ses petits-enfants assassinés par ses enfants assassins. Seul échappe, par le dévouement de quelques fidèles, le plus jeune, Clodoald ou Cloud, qui est âgé de 5 ans et que l'on cache dans un monastère. Il prend, de lui-même, l'habit monastique quelques années plus tard. A la fin d'une vie remplie de bonnes oeuvres, le rescapé du carnage royal vint finir ses jours en ermite sur une colline proche de Paris, colline qui désormais porte son nom.
8   La nativité de la Vierge Marie:
Les évangélistes ne nous disent pas où est née Marie, ce qui a peu d'importance. On sait seulement qu'elle était parente d'Elisabeth qui habitait en Judée. Il n'est donc pas impossible qu'elle soit elle-même originaire de Jérusalem comme le veut une antique tradition dont on trouve trace dans l'évangile apocryphe de Jacques, qui nous parle des parents de la Vierge, Joachim et Anne. Il existait également et très anciennement, à Jérusalem, une maison appelée « la Maison d'Anne ». Près de cette maison fut érigée une église dont la dédicace eut lieu un 8 septembre. L'anniversaire de cette dédicace fut commémoré chaque année. La fête s'étendit à Constantinople au 5ème siècle puis en Occident. Plus tard, on lui adjoignit la fête de sa conception, neuf mois auparavant d'où le 8 décembre. La Nativité de Marie est une des grandes fêtes de l'année liturgique byzantine car elle inaugure l'économie du salut et l'inscription du Verbe de Dieu dans l'histoire des hommes.
9   Saint Pierre Claver:
Il naît près de Barcelone dans une famille de paysans espagnols. Doué, il fait des études chez les jésuites avant d'entrer à 20 ans au noviciat de la Compagnie de Jésus à Tarragone. On l'envoie au couvent de Majorque où il se lie d'amitié avec le frère saint Alphonse Rodriguez, le frère portier, qui lui parle des Amériques. Alors grandit en lui le désir de partir en mission dans le Nouveau Monde. Au terme de son voyage, il parvient en 1610 en Colombie, à Carthagène, où il devient prêtre. Dans ce port arrivent par centaines les esclaves noirs, entassés dans les cales des navires des négriers. Leur souffrance et leur déchéance sont indescriptibles. Ils sont traités comme des animaux. Il les nourrit, les soigne, les habille, les console, les évangélise. Il se consacre aussi aux condamnés à mort et à tous les plus misérables, quarante ans de dévouement marqués de nombreuses conversions. Il meurt, épuisé physiquement et moralement.
10   Bx Charles Spinola:
et ses compagnons martyrs. Il vécut son enfance dans le palais de l'empereur Rodolphe. Il partit faire ses études en Italie à Nole où il se présenta au noviciat des Jésuites. Il étudia la théologie à Milan et les mathématiques à Rome. Il partit pour les Indes, mais en cours de navigation, les Anglais interceptèrent le navire et reconduisirent tous les passagers captifs à Londres. Deux ans après, en 1599, nous le retrouvons à Goa, puis à Macao, et enfin, en 1602, à Nagasaki. Il exerce d'abord son ministère au collège de Kyoto. C'est là qu'il fut arrêté lors de la grande persécution des shoguns. Il fut emprisonné durant quatre ans, avec d'autres chrétiens, dans une prison aux tortures raffinées. Elle se composait de cages exposées au vent et au soleil, à la chaleur de l'été et aux rigueurs de l'hiver. Les prisonniers, entassés les uns sur les autres, étaient livrés aux horreurs de la faim, de la nudité et de l'infection. Le bienheureux Charles vit ses compagnons mourir les uns après les autres, mais de nouveaux captifs arrivaient toujours. Ils furent ensuite amenés à Nagasaki, sur la colline des martyrs où d'autres chrétiens avaient déjà été crucifiés. Vingt-cinq pieux étaient disposés pour ceux qui allaient y être attachés en vue d'y être brûlés. Puis on amena des chrétiens japonais condamnés à être décapités dont des enfants de quatre, sept et douze ans. On plaça leurs têtes face à ceux qui allaient mourir par le feu. Les matières inflammables étaient disposées à deux mètres des poteaux pour que le supplice fût plus lent, les martyrs étant consumés par la chaleur.
11   St Jean-Gabriel Perboyre:
Martyr en Chine. Fils d'un laboureur du Quercy, il entra chez les Pères Lazaristes en 1820. Après avoir été maître des novices à Paris, rue de Sèvres, il est envoyé en Chine. Il apprend les langues locales, adopte les coutumes chinoises et s'établit au coeur du Kiang-Si, une province montagneuse interdite aux Européens. Après quatre années de prédication, il est arrêté en vertu d'une loi de l'empereur Kien-Long qui interdit le christianisme. Fouetté, suspendu par les cheveux à un chevalet, brûlé au fer rouge, on lui grave sur le front : « Propagateur d'une secte abominable » . Ses tourments se prolongent plusieurs mois, lentement et avec raffinement. Sur vingt chrétiens arrêtés en même temps que lui, douze renièrent le Christ. Les bourreaux avaient reçu toute liberté : ils le chargèrent de chaînes, lui broyèrent les pieds dans un étau, lui firent boire du sang de chien, le tourmentèrent jusque dans sa pudeur la plus intime. Alors même qu'il agonisait, les membres écartelés sur une croix, ils lui donnaient encore des coups de pieds dans le ventre. Ils l'achevèrent en l'étranglant.
12   St Guy d'Anderlecht:
Paysan pieux et bon, né vers 950 dans le Brabant, il est choisi comme sacristain de sa paroisse, Notre-Dame de Laeken. Mais un marchand de Bruxelles le persuade de s'associer à lui pour gagner de quoi faire davantage d'aumônes. Guy met tout ce qu'il a dans cette affaire. Les catastrophes s'accumulent, jusqu'au jour où Guy s'en repent. Comme pénitence, il part en Voyage effectué par un croyant vers un lieu de dévotion.pèlerinage à Rome et à Jérusalem. Rentré sept ans plus tard, vers 1012, il meurt épuisé à Anderlecht. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage très fréquenté.
13   St Jean Chrysostome:
Jean est né à Antioche. Son père meurt deux ans plus tard et sa mère sacrifiera tout pour donner à son fils une bonne éducation. C'est ainsi qu'il sera, dans sa ville natale, l'élève du grand sophiste Libanios. A 18 ans, il reçoit le baptême. Il étudie alors la théologie à l'école des grands exégètes antiochiens. Puis, alors qu'un brillant avenir s'offre à lui, il quitte la ville et va rejoindre les moines des déserts environnants, où il passe plusieurs années avant de revenir dans la grande ville : le salut de ses frères l'appelle. Il est ordonné diacre, puis prêtre. Il a environ 40 ans. Pendant douze ans, il assure la prédication à Antioche, où l'on se presse pour l'écouter : ne mérite-t-il pas le surnom de Bouche d'Or (Chrysostome) sous lequel la postérité le connaîtra ? Son style est à la fois direct et passionné, familier et lyrique. Il s'interrompt pour apostropher les fidèles et ces interruptions, soigneusement consignées par ses auditeurs, nous restituent l'atmosphère vivante de ses sermons. Il désire tellement que les fidèles vivent en vrais disciples du Christ ! En 398, il est élu évêque de Constantinople, bien malgré lui. Il entreprend alors dans la grande ville le même travail qu'à Antioche : il accueille les moines égyptiens accusés de suivre les erreurs d'Origène. Il réforme le clergé et prend résolument le parti des pauvres. Il s'attire ainsi l'hostilité de l'impératrice Eudoxie qui le fait déposer en 403. Rappelé, il recommence à dénoncer l'injustice. Cette fois, on l'exile au loin. Ballotté d'exil en exil, épuisé par les mauvais traitements, il meurt au pied du Caucase, et au bord de la Mer Noire, à Soukhoumi où son sarcophage rappelle ses souffrances.
14   La Croix glorieuse:
Quand, à Jérusalem, la reine sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, fut convaincue d'avoir retrouvé sur le mont Calvaire la vraie croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l'aide de son fils, une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre. Cette basilique qui eut pour nom « Résurrection » fut consacrée un 14 septembre. Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une fête qu'on appela « Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix » parce que son rite principal consistait en une ostension solennelle d'une relique de la vraie croix. Ce geste manifestait devant tous que la Croix est glorieuse parce qu'en elle la mort est vaincue par la vie. La fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat nouveau à partir du 7ème siècle parce que les Perses infidèles s'étaient emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix comme trophée de victoire. L'empereur Héraclius alla la reprendre et ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du Christ sur la mort. Progressivement la fête fut célébrée dans toute l'Eglise et des parcelles de cette relique furent distribuées à travers le monde chrétien.
15 Notre-Dame des sept douleurs Notre Dame des Sept Douleurs:
Au pied de la croix de son fils agonisant, la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie connut le glaive de douleurs que lui avait annoncé le vieillard Siméon dans le Temple au jour de la Présentation de Jésus.
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Saints Cyprien et Corneille, pape:
Saint Cyprien s'était fait chrétien à quarante-six ans. Jusque là, il avait été rhéteur et avocat et ses moeurs étaient celles d'un païen célibataire. Après sa conversion, il trouva son bonheur en donnant ses biens aux pauvres, tant et si bien que les chrétiens de Carthage le choisirent deux ans après comme évêque. Progressivement, il devint, par son influence, chef de l'Eglise d'Afrique. A la demande de ses fidèles, il se cacha durant la persécution de Dèce et fut épargné. Lorsqu'éclata ensuite la persécution de Valérien, il fut envoyé en exil par un proconsul qui lui était favorable. Mais le successeur l'étant moins, le fit chercher, le ramena à Carthage où il fut décapité. Vis-à-vis des chrétiens qui avaient apostasié pour éviter la mort, saint Cyprien était plein de miséricorde, professant que la miséricorde divine est plus grande que le plus grand des péchés. Le pape saint Corneille s'appuya sur lui lors de la querelle des « lapsi », des chrétiens apostats. Après saint Augustin, il est l'un des plus grands témoins de la doctrine de l'Eglise latine des premiers siècles. 

17   Ste Hildegarde de Bingen:
Elle était d'une famille noble germanique. Très jeune, on la confie au couvent de Disbodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens. Devenue abbesse, elle s'en va fonder une autre communauté à Bingen, puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l'appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d'autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l'Eglise. Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l'univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le « Nouvel Age » : « Le monde ne reste jamais dans un seul état », écrit-elle. L'essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au coeur d'un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.
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St Joseph de Cupertino:
Joseph Desa est né à Cupertino dans les Pouilles (Italie) dans une famille très pauvre où il reçut une éducation très pieuse de sa mère qui était tertiaire de saint François. Maladroit, d'esprit lent, il voulait néanmoins devenir fils de saint François. Les Capucins n'en veulent pas. Les Franciscains l'accueillent, mais comme garçon d'écurie. Ils finissent par l'admettre au sacerdoce quand ils découvrent sa richesse spirituelle et humaine. Porteur de dons mystiques étonnants, il attire les foules : miracles, extases, lévitations. L'Inquisition se méfie et ordonne à plusieurs reprises de le mettre à l'écart. Saint Joseph accepte ces mesures avec une grande simplicité et une profonde humilité, sans jamais se plaindre.

19   Saint Janvier:
Il vient en tête de la cinquantaine de patrons célestes que les habitants de Naples se sont donnés. Il leur a tant de fois accordé sa protection : en 1497 contre la peste, en 1631, 1698, 1767, 1779 contre les destructions qu'aurait pu causer l'éruption du Vésuve… Il est prouvé qu'en 432, les Napolitains vénéraient déjà les reliques de l'évêque de Bénévent, martyrisé durant la persécution arienne de l'empereur Constance. Nous connaissons tous le miracle du sang de saint Janvier qui, de solide, devient liquide trois fois par an dans la cathédrale de Naples. Il augmente de volume et diminue de poids. L'explication du phénomène n'a pas encore été trouvée. Ce qui permet aux journalistes d'écrire chaque année et longuement des explications toutes plus ou moins farfelues. Ce qui permet aux fidèles de crier au miracle. Ce qui est vrai puisqu'un miracle signifie une chose étonnante que rien n'explique sinon une intervention extraordinaire et, dans ce cas, divine.
20   Saint André Kim:
Il fut le premier prêtre coréen, et le premier prêtre martyr durant les quatre grandes vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867. Son père, saint Ignace Kim, avait été décapité pour le Christ en 1839. Saint André le fut aussi, après d'horribles tortures, neuf années plus tard : il avait 25 ans. Plus de 10 000 chrétiens donnèrent ainsi le témoignage de leur foi au prix de leur vie. Le Pape canonisa 103 martyrs de Corée en 1984, parmi eux des jeunes filles de 15 ou 17 ans, des garçons de 13 ans.
21 Saint Mathieu Saint Matthieu:
A Capharnaüm, il y avait un poste de douane. Le fonctionnaire qui tenait ce poste s'appelait Lévi ou Matthieu. Il était fils d'Alphée. Un matin, Jésus l'appelle, Matthieu laisse ses registres et suit Jésus. A quelle attente secrète répond-il ainsi ? En tout cas, il explose de joie, suit Jésus, l'invite à dîner, invite ses amis. Le fonctionnaire méticuleux devient missionnaire et, choisi comme apôtre, il sera aussi le premier évangéliste, relevant méticuleusement les paroles et les actions de Jésus. Ce publicain, méprisé par les scribes, est pourtant le plus juif des quatre évangélistes : 130 citations de l'Ancien Testament. Par la suite, la tradition lui fait évangéliser l'Ethiopie.
22   Saint Maurice:
et ses compagnons, martyrs à Agaune, devenu depuis Saint-Maurice en Valais. Dès qu'il devint empereur d'Occident (286), Maximien décida d'y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Egypte la légion qui s'y trouvait cantonnée. Il n'aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Ils refusèrent d'exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu'au dernier. Telle est du moins la légende de la Légion thébaine. Ce qui est vrai sans doute, c'est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés. Au siècle suivant, une basilique s'élevait à cet endroit.
23   Saint Constant:
Il était sacristain de l'église Saint-Etienne d'Ancône en Italie et avait une foi « à déplacer les montagnes » selon la parole de l'Evangile. Un jour qu'il n'avait plus d'huile pour ses lampes d'autel, il y mit de l'eau et, à sa prière, les mèches brûlèrent toute la journée comme si c'était de l'huile. C'est le pape saint Grégoire le Grand qui, dans ses « Dialogues » nous révèle l'existence et le comportement de ce serviteur de Dieu qu'il considérait comme un saint.
24   Saint Silouane:
Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. A 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit : « Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. » Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.
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St Firmin d'Amiens:
Les historiens voient en lui le premier évêque d'Amiens où il aurait subi le martyre. La légende du portail nord de la cathédrale d'Amiens se base sur un écrit du 9ème siècle. Le sénateur Firmus conduisait son fils, le futur saint Firmin, au temple de Jupiter à Pampelune en Espagne quand il rencontra le prêtre chrétien Honestus qui lui parla de Jésus et lui fit rencontrer une semaine plus tard son maître, saint Saturnin, l'un des soixante-dix disciples de Jésus. Saturnin, à Pampelune, convertit quarante mille personnes en quelques jours dont le jeune Firmin qui, avec l'âge, devint un fidèle prédicateur du Christ. Firmin, à vingt-sept ans, reçut le sacre épiscopal, évangélisa l'Aquitaine, l'Auvergne, le Beauvaisis et s'en fut à Amiens. C'est là qu'il fut arrêté et discrètement assassiné par le gouverneur païen qui craignait les trop nombreux chrétiens de la région. Si l'histoire est belle, les détails en sont peu historiques. Peu importe. 

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Martyres canadiens

Saints Côme et Damien:
Dès le 5ème siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des basiliques, des oratoires, des hôpitaux qui portent leurs noms. Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la foi dans la ville de Tyr en Syrie. Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende. Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les énergumènes, rendaient l'espoir aux pessimistes et la joie aux mélancoliques. Le gouverneur Lysias, qu'ils avaient soigné, les condamna cependant à d'horribles tortures puis à être décapités. Ils étaient chrétiens.

Martyres canadiens:
étaient six missionnaires jésuites et deux laïcs à Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, qui furent tués au xviie siècle au Canada.

Ces saints catholiques sont liturgiquement commémorés le 19 octobre par l'Église catholique, ou le 26 septembre au Canada.

Ils furent tués lors des guerres entre les Hurons et les Iroquois. Ils avaient converti beaucoup de Hurons, même si une partie des Hurons leur était restée hostile, souhaitant conserver leurs traditions. Les Iroquois les considéraient comme des cibles légitimes car ils se posaient en alliés des Hurons et ils avaient aidé ceux-ci à résister aux invasions iroquoises.

27   Saint Vincent de Paul:
Monsieur Vincent n'oubliera jamais que, quand il était petit, il gardait les porcs dans la campagne landaise. Il en rougissait à l'époque et s'il voulut devenir prêtre, ce fut surtout pour échapper à sa condition paysanne. Plus tard, non seulement il l'assumera, mais il en fera l'un des éléments de sa convivialité avec les pauvres et les humiliés. A 19 ans, c'est chose faite ; il monte à Paris parce qu'il ne trouve pas d'établissement qui lui convienne. Le petit pâtre devient curé de Clichy, un village des environs de Paris, aumônier de la reine Margot, précepteur dans la grande famille des Gondi. Entre temps, il rencontre Bérulle qui lui fait découvrir ce qu'est la grâce sacerdotale et les devoirs qui s'y rattachent. Il appellera cette rencontre « ma conversion ». Il renonce à ses bénéfices, couche sur la paille et ne pense plus qu'à Dieu. Dès lors son poste de précepteur des Gondi lui pèse. Il postule pour une paroisse rurale à Châtillon-les-Dombes et c'est là qu'il retrouve la grande misère spirituelle et physique des campagnes françaises. Sa vocation de champion de la charité s'affermit. Rappelé auprès des Gondi, il accepte et enrichit son expérience comme aumônier des galères dont Monsieur de Gondi est le général. Ami et confident de saint François de Sales, Monsieur Vincent trouve en lui l'homme de douceur dont il a besoin, car son tempérament est celui d'un homme de feu. Pour les oubliés de la société (malades, galériens, réfugiés, illettrés, enfants trouvés), il fonde successivement les Confréries de Charité, la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et avec sainte Louise de Marillac, la Compagnie des Filles de la Charité. Plus que l'importance de ses fondations, c'est son humilité, sa douceur qui frappe désormais ses contemporains. Auprès de lui chacun se sent des envies de devenir saint. Il meurt, assis près du feu, en murmurant le secret de sa vie : « Confiance ! Jésus ! »
28  

Saint Venceslas:
Vratislas, duc de Bohème, laissait deux fils en mourant : Venceslas, l'héritier âgé de treize ans, et Boleslas, de deux années plus jeune. Drahomira, leur mère, exerça la régence, mais restait attachée à l'ancien culte comme Boleslas, alors que Venceslas était devenu chrétien. Durant les cinq années de sa régence, elle persécuta les chrétiens et Venceslas lui-même devait se cacher pour entendre la messe. A 18 ans, quand il monta sur le trône, il construisit des églises, ouvrit des monastères, rappela les prêtres exilés. Il gouvernait sagement et ses moeurs étaient pures. Il fut assassiné par son frère qui convoitait le trône et avait pris la tête du parti païen. Boleslas l'attaqua par surprise devant l'église où il se rendait à la messe. Venceslas ne tira pas son épée : « Je ne serai pas fratricide. Je te pardonne. » Il avait vingt-trois ans.

29 Archanges St-Michel, Gabriel et Raphaël

Les saints Archanges St-Michel, Gabriel et Raphaël:
Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, (« qui est comme Dieu ? ») est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel (« Force de Dieu ») est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël (« Dieu a guéri ») accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages. 

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Saint Jérôme:
Docteur de l'Eglise. Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie : un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Ecritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses « dames » le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin, « la Vulgate », sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org