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Soyons en pèlerinage d'amour et d'espérance !  BIENVENUE !

   

 
Fêtes catholique en octobre
Date Photo Nom et description

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Sainte-Thérèse de l'enfant Jésus Ste Thérèse de l'enfant Jésus:
Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit « entourée d'amour ». Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et le quintette de ses filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille. Deuxième drame qui ébranle Thérèse : sa soeur Pauline puis sa soeur Marie entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans « une course de géant », vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888. Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa « petite voie » d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de Dieu. Durant sa longue maladie, la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie, pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi. Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre « une pluie de roses » et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un succès populaire époustouflant, et de nombreux témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère. Proclamée patronne des missions de l'Eglise universelle, elle est docteur de l'Eglise en 1997.
2 L'ange gardien avec 2 enfants Les saints Anges gardiens:
Saint Bernard avait une grande dévotion « pour ces princes du Royaume de Dieu qui sont assidûment autour de nous ». Le pape Paul V, en 1608, établira cette fête en leur honneur.
3   St Gérard de Brogne:
Il commença d'abord par la carrière des armes, mais quand son père mourut, il décida de se faire bénédictin, s'initia à la vie monastique à Saint-Denis, près de Paris, et fonda une abbaye sur son domaine familial. Pendant vingt ans, à la demande du comte de Flandre, il réforma de nombreuses abbayes qui étaient sous la juridiction du duc de Lotharingie ou Lorraine. On ne sait s'il y parvint, mais du moins s'endormit-il en paix en l'abbaye de Brogne, dans la province de Namur, à quelques kilomètres au nord-est de Maredsous. C'est au XVIIème siècle que la localité de Brogne prend le nom de Saint-Gérard : ce moine doux et conciliant avait été canonisé en 1131, lors du concile de Reims.
4   St François d'Assise:
Né à Assise au foyer de Pierre Bernardone et de Dame Pica, François vit d'abord une jeunesse folle. Participant à la guerre entre Assise et Pérouse, il est fait prisonnier. Plus tard, parti pour une autre guerre, il entend une voix lui dire : « Pourquoi sers-tu le serviteur et non le maître ? » C'est pour lui le début d'une nouvelle existence. Rentré à Assise, « le roi de la jeunesse » se tourne vers les pauvres et les lépreux. Il a 24 ans. Dans la chapelle de Saint-Damien, il entend le grand crucifix lui dire : « Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines. » Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux. Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'évangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant : « Que le Seigneur vous donne sa paix. » Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d'Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III. Parallèlement, Claire Favarone devient la première clarisse. Pour les laïcs, il fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui « la Fraternité séculière ». Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire, épuisé, sur le mont Alverne, où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son coeur l'infini de l'amour du Christ donnant sa vie pour les hommes. En 1226, au milieu de très grandes souffrances, il compose son « Cantique des Cantiques » et, le 3 octobre, « nu, sur la terre nue », il accueille « notre soeur la mort corporelle ».
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Sainte-Faustine Kowalka

Sainte Fleur:
ou Flor ou Flora. Fille d'un seigneur d'Auvergne, elle entra très jeune à l'hospice que les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem avaient à Beaulieu dans le Quercy. On y recevait les malades et les pèlerins. Sainte Fleur les soignait avec tendresse. Toute sa vie fut marquée par des extases mystiques qui duraient parfois toute une matinée en action de grâce de la messe. Elle est devenue la patronne des Violette, des Pâquerette, des Hortense et des Pervenche, des Anne-Aymone et de toutes celles qui ont une fleur comme nom et qui, comme sainte Fleur, doivent répandre le parfum de leur vertu.

Ste-Faustine Kowalka:
est une religieuse de Notre-Dame de la Miséricorde et mystique polonaise surnommée l'apôtre1 de la miséricorde divine.

L'Église catholique lui reconnaît une « vie mystique d'une extrême richesse »2. Béatifiée en 1993 et canonisée en 2000.

Elle sent un appel à la vie religieuse dès l'âge de 7 ans (1912).

À quinze ans, après seulement trois ans, elle commence à travailler pour aider sa famille. À cette époque, elle sent la vocation et est persuadée que Dieu lui-même l'appelle à devenir religieuse. À cette époque, elle a une première apparition de Jésus, sous la forme du Christ souffrant.

Hélène part pour Varsovie et tente d'être admise dans plusieurs couvents de la capitale, pour être à chaque fois refusée. Finalement, elle est admise au couvent de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde3 à l'âge de 20 ans, le 1er août 1925, sous le nom de sœur Marie Faustine. Elle y prononce ses vœux le 30 avril 1926, et prend le nom de sœur Marie Faustine du Saint-Sacrement.

Pendant ses 13 années de religieuse, Faustine remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans les différentes maisons de la congrégation (Varsovie, Plock, Vilnius, Cracovie). Comme beaucoup de saints, elle vécut la nuit de la foi, porta des stigmates invisibles et eut le don de bilocation. À la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko, Sainte Faustine écrit le Petit Journal. Dans ce livre, elle décrit ses expériences mystiques et précise les demandes que le Christ lui transmet.

6   Saint Bruno:
Il avait tout pour faire une belle carrière d'universitaire ecclésiastique, ce fils d'un riche marchand des bords du Rhin. Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l'avait quittée, âgé d'une quinzaine d'années, pour aller se perfectionner à Reims. A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d'étudiants. Sa réputation est si flatteuse qu'il devient chancelier de l'archevêque de Reims, Manassès de Gournay. Mais l'archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse. Et c'est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son coeur, une soif le consume. Il n'est pas fait pour les « combines », il veut être à Dieu seul. A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu'il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine près de Reims. La forme de vie dont il rêve ne s'y trouve pas. Il lui faut la créer. Saint Hugues, évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une « solitude » dans le massif alpin de la Grande Chartreuse. Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel. Le pape Urbain II l'ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome. Ne pouvant s'habituer à la vie « du siècle », il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle communauté cartusienne à La Torre. C'est là qu'il mourra dans une solitude bienheureuse : « L'air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes » écrivait-il à un vieil ami de Reims. « Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l'on savoure les fruits du ciel ? »
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Notre-Dame du Rosaire

Saints Serge et Bacchus:
Martyrs. On vénérait leur tombe à 200 kilomètres à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou au début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant, avec son collègue Bacchus, une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation ; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.

Notre-Dame-du-Rosaire:
La fête de Notre Dame du Rosaire s'appelait d'abord Notre Dame de la Victoire pour fêter la victoire de Lépante le 7 octobre 1571, bataille qui unit l'Espagne, la république de Venise et les États pontificaux contre l'envahisseur ottoman, victoire qui fut attribuée à la récitation du rosaire demandée alors par le pape saint Pie V. Son successeur Grégoire XIII changea en 1573 le nom de cette fête locale en fête du Saint-Rosaire, fixée le premier dimanche d'octobre. Elle a donc été instituée pour méditer les mystères mariaux et s'unir à la vie de la Vierge, ainsi que pour se souvenir secondairement de la libération de l'Occident devant la menace ottomane.

Clément XII étend la fête du Saint-Rosaire à l'ensemble de l'Église catholique de rite latin en 1716 et saint Pie X en fixe la fête le 7 octobre en 1913. Saint Jean XXIII change une nouvelle fois son nom en Notre-Dame du Rosaire en 1960.

8   Sainte Réparate:
Martyrisée à 15 ans à Césarée de Palestine. Son corps serait arrivé à Nice dans une barque guidée par une colombe et fleurie de roses, de lys et de palmes. Nice s'en souvient et la vénère avec fidélité.
9   Saint Denis de Paris:
Le patron de Paris et de la Seine-Saint-Denis fut sans doute le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint-Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le 9ème siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis. Les faits sont les suivants : Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans « La vie de sainte Geneviève » qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'évêque martyr, son père dans la foi. Elle obtint du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe au « vicus Catulliacus » situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l'actuelle basilique Saint-Denis. Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire. Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hiéronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux. Dans les mêmes années, l'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l'Evangile. Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort. On pense en effet qu'il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Dioclétien (258). Près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, une abbaye fut fondée au 7ème siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert. Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende. A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu'un même personnage avec Denys l'Aréopagite, converti par saint Paul. Ce Denys l'Aréopagite serait lui-même l'auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique. L'obscur et courageux fondateur de l'Eglise de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.
10   Sainte Telchide:
Première abbesse de Jouarre, dans la Champagne française. Elle repose dans la magnifique crypte mérovingienne de ce monastère qui chante encore, comme elle, la gloire de Dieu. Les premières moniales vinrent en 630 de l'abbaye voisine de Faremoutiers et elles se mirent sous la Règle de saint Colomban. L'inscription du cénotaphe nous dit : « De race noble, rayonnante de mérites, forte dans sa conduite, elle a brillé par sa foi sainte. Elle exulte dans la gloire du paradis. »
11   St Théophane l'Hymnographe:
Il appartenait au monastère de Saint-Sabas en Palestine et connut simultanément la lutte contre le culte des icônes de l'empereur Léon l'Arménien et l'invasion arabe. Il eut à subir l'exil pour la foi orthodoxe, après avoir été marqué au fer rouge sur le front. Lorsque l'impératrice Théodora vint au pouvoir, il put rentrer et devenir évêque de Nicée. Il passa en paix les dernières années de sa vie, composant une quantité considérable de canons poétiques. Beaucoup d'entre eux sont encore chantés de nos jours pour les fêtes du Seigneur.
12   St Wilfrid d'York:
Depuis les invasions anglo-saxonnes, l'Eglise était divisée comme le pays. D'un côté les Bretons ou Celtes de vieille chrétienté qui refusaient l'envahisseur. De l'autre les Angles et les Saxons. L'Eglise celte refusait l'archevêque anglais de Cantorbéry et vivait pratiquement autonome. L'Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés bretonnes et anglo-saxonnes fusionnèrent au VIIème siècle et que l'unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbéry. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut pour saint Wilfrid, le début de toute une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l'évêque de ce diocèse, Delphin, le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l'apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d'York, il avait fait entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l'empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l'emprisonnement puis, par deux fois, l'exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui : « Il a fait tant de bien qu'on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades. »
13   St Géraud d'Aurillac:
ou Gérault. Son père le destinait à l'Eglise parce qu'il était débile. Géraud apprit alors la grammaire et le plain-chant. Quand il fut guéri, son père le destina au métier des armes. Il fut alors parfaitement à même de lui succéder comme seigneur d'Aurillac. Mais, à l'inverse, Géraud résolut de suivre en tout l'Evangile, après une tentative de mariage qui échoua. Il voulait rester constamment en présence de Dieu et faisait régner la justice sur ses terres. Il affranchit de nombreux serfs, rendait la justice à jeun pour que le vin n'influe pas sur ses jugements. Il savait pardonner. L'on raconte cet épisode : ayant appris que son bailli avait condamné à mort deux malfaiteurs, il les envoya chercher des lianes dans la forêt et les rapporter pour se faire pendre. Ils ne revinrent jamais car il n'y avait pas de lianes dans la forêt et saint Géraud le savait. Saint Odon de Cluny nous a laissé la vie de saint Géraud.
14   Saint Callixte:
Le pape de l'indulgence et de la bonté. C'était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque. Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l'empereur Commode, chrétienne de coeur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce. Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du pape saint Victor, ce qui lui permit de s'adonner à l'étude des Saintes Ecritures. Affranchi, Callixte devint l'archidiacre du pape saint Zéphyrin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les papes du 3ème siècle. Devenu pape à son tour, il autorisa, à l'encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres. Il fit recevoir à la pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Il résista au schisme d'Hippolyte et il assouplit les normes d'entrée au catéchuménat. Tertullien en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l'Eglise. Saint Callixte mourut massacré sans qu'on sache pourquoi, lors d'une émeute.
15 Sainte-Thérèse d'Avila Ste Thérèse d'Avila:
Née dans une famille noble d'Avila, en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l'Eglise en 1970.
16 Sainte-Marguerite d'Youville Ste Marguerite-Marie Alacoque:
Elle est née en Bourgogne, et c'est dans cette province française qu'elle passera sa vie. Elle devient orpheline alors qu'elle a douze ans et ses tantes qui gèrent la famille font d'elle un véritable souffre-douleur. A 24 ans, elle peut enfin réaliser sa vocation : répondre à l'amour intense de Dieu. Les grâces mystiques qui accompagnent ses épreuves culminent en 1673 dans plusieurs visions du Christ : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. » Et c'est ainsi que, guidée par le bienheureux père jésuite Claude La Colombière, elle parviendra à promouvoir le culte du Sacré-Cœur d'abord dans son monastère de la Visitation, puis dans toute l'Eglise catholique latine.
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St Ignace d'Antioche:
On le fête en Orient le 20 décembre. Antioche connaissait une communauté chrétienne importante et très dynamique. N'est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés chrétiens ? A la fin du 1er siècle, leur évêque s'appelle Ignace. Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et saint Ignace est l'un d'eux. Il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines. Nous avons les lettres qu'il écrivit aux diverses communautés chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome. Elles sont poignantes dans leur confession d'une foi inébranlable, pour la joie qu'elles expriment et pour l'imitation de Jésus Christ qu'elles proposent à tout chrétien. 

18   Saint Luc:
Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu'au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67. Il est l'auteur d'un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus. Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Modeste et compatissant, il retient, plus que les autres évangélistes, tout ce qui marque la bonté du Sauveur : l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui : « Il est le scribe de la miséricorde du Christ. » Heureux lui-même d'avoir trouvé le salut, il est, à sa manière, le chantre de l'amour incarné, comme saint Jean le sera de l'amour infini de Dieu Trinité. C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie, dont il nous dit : « Elle méditait toutes ces choses en son cœur », ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.
19   Saints René Goupil et Isaac Jogues:
Ce sont les saints martyrs du Canada. Originaire d'Orléans, Isaac Jogues, jésuite, fut envoyé au Canada comme missionnaire. En 1642, alors qu'il évangélise les Indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les Indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'Etat de New York. Comme lui, René Goupil, né en Anjou, Jean de Brébeuf, né à Condé-sur-Vire et cinq autres missionnaires jésuites : Antoine Daniel, né à Dieppe, Gabriel Lallement, né à Paris, Charles Garnier, né à Paris, Noël Chabanel, né à Saugues, et Jean Lalande, né à Dieppe, furent cruellement mis à mort par les Iroquois alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Evangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
20   Sainte Irène de Tomar:
L'histoire nous dit qu'elle était belle et très pieuse. Un jeune seigneur de Nabancia au Portugal en eut, dit-on, bien des distractions durant les offices. Mais sachant qu'elle s'était donnée à Dieu, il respecta sa décision et la garda seulement dans son cœur, jusqu'au jour où un moine, jaloux de ce jeune seigneur, et qui était le précepteur d'Irène, lui dit qu'elle lui avait menti et n'avait allégué cette virginité que pour mieux évincer le jeune seigneur. Blessé par cette révélation mensongère, il assassina sainte Irène au sortir d'une messe et jeta, dans la rivière, son corps qui fut recueilli plus loin. La ville voisine prit le nom de Santarem, sainte Irène. C'est du moins ce que l'on contait quelques siècles plus tard. Sainte Irène est très populaire en Espagne et au Portugal.
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Sainte Célinie:
ou Céline. Elle avait épousé, très jeune, Emile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l'éducation de leurs enfants qui devinrent tout trois prêtres. Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin de son éducation chrétienne aux clercs de l'église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Rémi, l'archevêque de Reims.

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Sainte Salomé:
Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles « qui suivaient Jésus et le servaient ». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20, 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume. Au jour de la Passion, elle était au pied de la croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui, le dimanche matin de Pâques, trouvèrent le tombeau vide. Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant ? Mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus.

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St Jean de Capistran:
Originaire d'une famille noble de condottieres allemands, à Capestrano, dans le royaume de Naples, Jean étudie le droit, ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée casse ses projets alors qu'il a 29 ans. Il se convertit d'une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d'une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Ses qualités de juriste et son grand souci d'une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche « observante » de l'Ordre franciscain. Il rédige aussi, pour ses frères prêtres, le « Miroir des clercs » qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l'empire des chrétiens d'Orient sous le regard indifférent des chrétiens d'Occident. Mais voilà qu'ils menacent aussi l'Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l'urgence des temps. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille, et l'avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.

24   St Antoine-Marie Claret:
Catalan, originaire des environs de Barcelone. Il fut d'abord apprenti tisserand, profession familiale. Puis il fut typographe, juste le temps d'aimer la diffusion de la Parole de Dieu par la presse. Il trouva sa voie à 22 ans en entrant au séminaire de Vicq. Prêtre, il parcourt la Catalogne, chapelet en main, distribuant des brochures édifiantes qu'il avait lui-même imprimées. Mais ces horizons étaient encore trop étriqués à ses yeux. En 1849, il fonde une nouvelle congrégation à vocation missionnaire : « les Fils de Marie Immaculée », qu'on appelle les Clarétains. En 1850, le Pape le nomme archevêque de Santiago de Cuba, et cela ne le déconcerte pas. Il y exerce un intense apostolat, homme de feu brûlé par l'amour du Christ. Là encore il imprime et distribue images et brochures, prend la défense des esclaves, condamne les exactions des grands propriétaires, ce qui lui attire bien des ennemis. Il échappe alors à quinze tentatives d'assassinat. En 1857, après 6 années d'un tel ministère, la reine Isabelle l'appelle en Espagne comme conseiller et confesseur. En 1868, la révolution éclate. Saint Antoine-Marie suit la reine, réfugiée à Paris. Les Clarétains sont expulsés de leurs six maisons et fondent en France celle de Prades. Il prend part au concile du Vatican en 1869 et 1870. Au retour, il se retirera, dans le sud de la France, au monastère cistercien de Fontfroide où il meurt.
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Saints Crépin et Crépinien:
Venus de Rome, ils se firent cordonniers pour mieux annoncer l'Evangile : ils chaussaient gratis les pauvres et les riches ne connaissaient pas de meilleures chaussures. Tous, ils s'attardaient avec plaisir pour entendre parler du Christ. Les Français les disent avoir vécu dans la région de Soissons. Les Anglais les font vivre dans le Kent. Shakespeare en fait la louange dans « Henri V » et dans « Jules César ». Mais tous s'accordent à dire qu'ils donnèrent le témoignage du martyre. Leur « Passion » précise même que leurs bourreaux coupèrent leur peau en lanières. Avec eux, nous fêtons saint Rufin et saint Valère, qui, eux, choisirent d'être gardiens de greniers à blé, afin de parler plus facilement avec les paysans des alentours. Ils donnèrent aussi le témoignage suprême de la foi.

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St Dimitri de Thessalonique:
ou Démétrios. Son culte fut extrêmement populaire en Orient. Le diocèse de Gap, en France, voulut même se l'annexer en en faisant son premier évêque. D'autres en font un martyr du premier siècle. En fait, il y eut au quatrième siècle un saint Démétrios, martyr à Thessalonique, qui bénéficia de l'enjolivement de la piété populaire. On en fit un soldat chrétien et fier de l'être ; on en fit même le proconsul de Grèce et de Macédoine. Dénoncé comme fauteur de troubles, il fut condamné à lutter dans l'arène contre un gladiateur plus robuste que lui ; l'on vit arriver, avec lui, un jeune garçon nommé Nestor, frêle et courageux, qui, d'un geste, mit à mort ce géant. Dépité, l'empereur, présent, fit mettre à mort l'enfant et Dimitri. De son corps se mit à jaillir non pas du sang, mais une huile odoriférante et miraculeuse. 

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Sainte Antoinette:
Elle était originaire de Brescia et c'est dans le monastère des dominicaines de cette ville du nord de l'Italie qu'elle passa trente années de sa vie, comme religieuse puis comme prieure. Nommée à Ferrare pour réformer le monastère dominicain de cette ville, elle dit à ses religieuses en arrivant : « Mes soeurs, c'est dans l'espoir d'avoir part à vos mérites et à vos prières, et non pour entretenir votre confort et votre oisiveté, que les gens du monde vous font l'aumône. » Les soeurs, qui l'avaient oublié, se convertirent. Elle mourut centenaire, dans l'humilité et une confiance profonde en la miséricorde de Dieu.

28   Saints Simon et Jude:
Simon le Zélote pour le distinguer de Simon-Pierre et Thaddée pour le distinguer de Judas. Simon appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu. Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène : « Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde ? » (Jean 14, 22). Jésus y répondra indirectement : « Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement. » Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse.
29   St Germain de Talloires:
ou de Montfort. Envoyé à Paris comme étudiant durant quelques années, il fut invité à devenir le précepteur de Bernard de Menthon, le futur saint Bernard de Menthon. Avec lui, il retourne à Paris pour guider les études de son jeune élève. De retour en Savoie, il se retire dans la solitude près de Talloires. La localité de Saint-Germain-de-Joux, dans l'Ain, garde sa mémoire.
30   Ste Hélène d'Anjou:
Née dans le Val de Loire, de la famille du roi de Sicile Charles d'Anjou, elle fut mariée au roi de Serbie Ouroch Ier pour des raisons d'alliance. Elle fut une bonne reine, une bonne épouse et une bonne mère. Deux de ses fils furent des saints : saint Dragoutine [Théoctiste] et saint Miloutine. Elle fit régner la concorde entre ses fils, se consacra à la défense de son peuple et accepta que son époux abdique son pouvoir royal pour devenir moine. Elle-même, tout en restant dans son palais royal, mena une vie simple.
31   Saint Quentin:
Il était romain, cinquième enfant, si l'on en croit son nom, ce qui était rare dans le Bas-Empire. Il partit pour la Gaule avec plusieurs compagnons pour évangéliser cette région du Beauvaisis et de la Picardie. Selon les « actes » de sa vie, son succès provoqua la colère du préfet romain qui le fit mettre à mort à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint-Quentin.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org