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Fêtes catholique en novembre
Date Photo Nom et description

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  La fête de tous les Saints:
« Toi seul es saint », car c'est en Lui que se trouve réalisée la plénitude de la sanctification de l'homme, par Lui, avec Lui et en Lui, toute gloire de Dieu, « Toi qui es la source de toute sainteté », disons-nous en chaque prière eucharistique 2. La multitude des baptisés de toutes races, de toutes langues, de toutes nations, qui sont fils adoptifs par la grâce divine et participant de la vie trinitaire, cette multitude est anonyme aux yeux des hommes. Dieu seul la connaît, lui qui les a appelés. Elle déborde les calendriers de toutes les Eglises. Dès le 4ème siècle, l'Eglise syrienne consacrait un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu'il rendait impossible toute commémoration individuelle. Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait un temple romain dédié à tous les dieux, le Panthéon, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident, mais chaque Eglise locale les fêtait à des dates différentes jusqu'en 835, où elle fut fixée au 1er novembre. Dans l'Eglise byzantine, c'est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de tous les saints.
2   Les fidèles défunts:
« Jour où l'Eglise intercède pour ses membres endormis dans la mort et qui souffrent dans une ultime purification avant d'entrer dans la gloire » (Martyrologe de Solesmes). Saint Odilon, abbé de Cluny, établit, dans le millier de monastères qui dépendaient de la grande abbaye bourguignonne, un office liturgique à l'intention de tous les frères défunts. L'extension de l'influence clunisienne étendit cette coutume à l'Eglise universelle en même temps que se précisait la doctrine concernant les âmes du purgatoire.
3 St-Martin de Porrès St Martin de Porres:
Fils d'une ancienne esclave noire péruvienne et d'un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima. A 22 ans, il entre comme tertiaire laïc dominicain à Lima, où il accomplira avec beaucoup de délicatesse et de patience sa charge d'infirmier. Sa bonté envers les chiens, les chats et même les dindons est immense, ce qui le rend très populaire auprès des populations indiennes. Un jour qu'il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu'il est le fils d'une ancienne esclave, »pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté ». Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de Sioux, tous les frères savent qu'il « ne faut pas s'étonner des extases de frère Martin à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques ».
4   St Charles Borromée:
Carl, Carlos, Charley, Charly, etc. Fils cadet d'une famille noble italienne, il avait tout pour se laisser entraîner dans une vie facile et fastueuse. Neveu d'un pape, nommé cardinal à 22 ans, il est submergé de charges honorifiques très lucratives : son revenu annuel était de 52 000 écus, soit plus de mille tonnes d'or fin. Il reçoit les revenus du diocèse de Milan, des abbayes de Mozzo, Folina, Nonatella, Colle et de quelques autres légations : Bologne, Spolète, Ravenne, etc. Il reste laïc, grand amateur de chasse et de musique de chambre. Mais la conscience de son devoir est telle qu'il s'impose dans la vie mondaine et brillante de Rome, par sa rigueur et son travail. Il collabore efficacement à la reprise du concile de Trente, interrompu depuis huit ans. Au moment de la mort subite de son frère aîné, alors qu'il pourrait quitter l'Eglise pour la charge de chef d'une grande famille, il demande à devenir prêtre. Désormais il accomplit par vocation ce qu'il réalisait par devoir. Devenu archevêque de Milan, il crée des séminaires pour la formation des prêtres. Il prend soin des pauvres alors qu'il vit lui-même pauvrement. Il soigne lui-même les pestiférés quand la peste ravage Milan en 1576. Il demande à tous les religieux de se convertir en infirmiers. Les années passent. Malgré le poids des années, il n'arrête pas de se donner jusqu'à l'épuisement. « Pour éclairer, la chandelle doit se consumer », dit-il à ceux qui lui prêchent le repos.
5   Sainte Sylvie:
Sylvette ou Sylvaine. Grande dame romaine qui consacra sa vie à son fils, le pape Grégoire le Grand, si attentive qu'elle se préoccupait même jusqu'aux détails des menus de ses repas en achetant à son intention les meilleurs fruits et légumes frais sur les marchés romains, afin qu'il soit en bonne santé.
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Saint Léonard:
Ermite au diocèse de Limoges, son culte se répandit en particulier dans les pays anglo-saxons et en Ile-de-France car son sanctuaire était sur le chemin des pèlerinages de Saint-Jacques de Compostelle.

Les échoppes se multiplièrent comme les auberges. Il en naquit une petite ville : Saint-Léonard-de-Noblat (Vienne). Le Moyen Age éprouva le besoin de lui donner quelques détails pour lui « faire une vie » : il aurait été filleul de Clovis et saint Rémi en fit un clerc de l'Eglise. Il aurait aidé par sa prière la reine d'Aquitaine lors de la naissance difficile de son petit prince, et ce serait la raison de la création de ce monastère. Invoqué par les prisonniers, très populaire parmi les croisés, il était considéré comme « le premier saint de la couronne de France ».

7   Saint Willibrord:
Originaire de l'Est de l'Angleterre, il fut confié par sa famille au monastère de Ripon, dirigé alors par saint Wilfrid d'York. A vingt ans, il gagne en Irlande le monastère de « l'île des saints ». En 690, on l'envoie évangéliser la Frise avec onze moines anglo-saxons. Il acquiert l'amitié du père de l'empereur Charlemagne, Pépin le Bref, qu'il convertit et qui, à partir de ce jour, le soutiendra sans faillir. Fidèle à l'obéissance de l'Eglise, Willibrord se rend à Rome demander au pape Serge 1er un mandat officiel pour prêcher l'Evangile. Nommé évêque d'Utrecht, il fonde l'abbaye d'Echternach, au Luxembourg, et c'est à partir de là qu'il accomplit des missions en Frise et au Danemark. Il revient à Echternach où il est enterré et vénéré par un pèlerinage dont la danse et la procession sont célèbres depuis le 14ème siècle et encore de nos jours.
8   Bse Elisabeth de la Trinité:
Cette berrichonne passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse. Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile. Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie. Elle veut vivre « en oraison continuelle », puisque Dieu est présent en son cœur. Malgré sa mère, très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon « pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu ». Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère paix, joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'amour éternel qu'elle a cherché.
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St Nectaire d'Egine:
Evêque de la Pentapole (Lybie) et fondateur du couvent de la Sainte Trinité à Egine. Il est l'un des saints les plus populaires de l'Eglise de Grèce. Instituteur dans l'île de Chios, il embrassa la vie monastique, compléta ses études à Athènes, et devint secrétaire patriarcal d'Alexandrie au Caire. Calomnié, il se retrouva bientôt isolé. Il ne voulut pas, pour autant, se retirer solitaire au mont Athos, sacrifiant son amour de la retraite au salut de son prochain. Evêque en exil, il redevient simple prédicateur en Eubée et sa personnalité, forte, humble et rayonnante, attire les âmes généreuses. Nommé directeur de l'école ecclésiastique de Rizarios, il donna rapidement à cette institution une haute qualité intellectuelle, morale et spirituelle, rédigeant d'ailleurs lui-même un grand nombre d'ouvrages et de brochures de théologie, d'histoire de l'Eglise et de patristique (Pères de l'Eglise), pour répandre la Parole de Dieu dans le peuple.

Là encore il supporta avec patience et dans la paix les calomnies et les accusations injustes prenant pour modèle la Divine Passion de son Maître, le Christ Seigneur.

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Saint Léon Le Grand:
Il devint pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l'Eglise, c'est le risque d'éclatement en de nombreuses hérésies.

En particulier les monophysites qui acceptaient la divinité du Christ mais refusaient qu'il soit vraiment homme ; les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu. Il apporta son soutien à Flavien, le patriarche de Constantinople, par une lettre dogmatique « le tome à Flavien », qui sera la base de la définition du concile christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus tard : le Christ Jésus réunit en sa seule personne toute la nature divine et toute la nature humaine. En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila, mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455. Dans cet Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.

11   Saint Martin de Tours:
Que les Eglises d'Orient appellent aussi « saint Martin le Miséricordieux ». Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat, car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera, parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire. En France, près de 500 localités et bourgades portent son nom.
12   Saint Josaphat:
Né en Volhynie, il est encore adolescent à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Eglise d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Eglise gréco-catholique ou Eglise ruthène. A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l'ordre basilien. A trente ans, il en devient l'un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu'il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l'Eglise romaine. Ses reliques se trouvent dans la basilique Saint-Pierre du Vatican.
13   Saint Brice:
On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère « pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison ». A la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir. Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Eglise durant quarante ans. Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape. Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque. Ils le canonisèrent dès sa mort.
14   St Grégoire Palamas:
Etudiant, il fut touché par la quête spirituelle très ardente que connut cette fin de l'empire byzantin. A vingt ans, il se rend au mont Athos et se fait moine dans un petit ermitage, en retrait des grands monastères. C'est là qu'il découvre la contemplation fondée sur la paix du cœur et la répétition du nom de Jésus Sauveur. Ce courant mystique est attaqué par un philosophe calabrais qui veut le faire déclarer hérétique. Saint Grégoire lui tient tête et il prend la défense des moines qu'on appelle « hésychastes » en fondant cette expérience spirituelle sur une théologie fondamentale distinguant en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies). Une grande controverse s'ensuivit, mais après plusieurs années de luttes, la doctrine de Palamas fut officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Saint Grégoire devint même évêque de Thessalonique. Même si la théologie est encore discutée entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité hésychaste est adoptée actuellement par de nombreux fidèles de l'Eglise d'Occident.
15 St-Albert le Grand Saint Albert le Grand:
De ce jeune étudiant issu d'une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen, ville située sur les bords du Danube. Il entra dans l'Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe par inaperçu, et très vite il est chargé d'enseignement tout en poursuivant ses recherches personnelles. Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l'harmoniser avec la pensée chrétienne. Professeur à Paris, il se prend d'amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d'Aquin, amitié fidèle et sans faille. Lorsque Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d'hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense. Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l'enseignement, mais il est religieux ; alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg). Deux années suffisent pour qu'on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études. Son savoir est quasi encyclopédique (38 volumes) au point qu'on veut en faire un maître de l'ésotérisme. Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : « C'est pourquoi on le dit Notre Père, il n'est pas de prière douce et familière qui commence d'une manière plus familière et plus douce », écrit-il dans son commentaire de saint Matthieu. L'Eglise l'a proclamé docteur de l'Eglise et patron des scientifiques.
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Sainte-Gertrude

Ste Marguerite d'Ecosse:
Petite-fille du roi d'Angleterre, elle se réfugia en Ecosse lors de l'invasion normande. Elle deviendra l'épouse du roi Malcom III dont la piété était fort grande. Il associait sa femme aux affaires du royaume et son règne durant quarante ans fut des plus heureux : huit enfants dans un foyer très uni, et un pays bien géré malgré des luttes avec les envahisseurs normands. Elle meurt quelques jours après l'assassinat de son époux par les Normands d'Angleterre. Elle introduisit la liturgie romaine dans l'Eglise écossaise.

Sainte-Gertrude:
A cinq ans, la petite Gertrude qui va devenir Gertrude la Grande est confiée pour son éducation au Monastère Bénédictin de Helfta en Saxe. Elle y trouve une atmosphère de vie spirituelle et intellectuelle intense. Elle a aussi la chance d'y avoir comme maîtresse et conseillère la grande Melchtilde de Hackeborn. Elle s'épanouit dans ce milieu qu'elle ne cherchera pas à quitter.

En grandissant elle devient une Moniale d'une intelligence rayonnante et d'une vaste culture. Si sa santé fragile la tient souvent éloignée du chœur, sa santé mentale, au contraire, reflète un grand équilibre.

A partir de 1291, elle commence à être favorisée de visions qu'elle consignera dans cinq livres. Son expérience mystique s'appuie sur les mystères de la liturgie et reste totalement dépourvue de dolorisme. Elle fait une large place au Christ et tout particulièrement au Sacré-Cœur, "où est enclose toute la vertu de la Divinité." Elle oriente l'âme vers la Contemplation sereine et la jouissance de la Vie Divine "dans la resplendissante et toute calme Trinité".

17   Ste Elisabeth de Hongrie:
Princesse de Hongrie, elle est fiancée à l'âge de quatre ans et mariée à quatorze au landgrave de Thuringe. Ce sera une épouse aimante pour ce mari qu'elle n'a pas choisi, se parant pour lui faire honneur, alors qu'elle n'aime que la simplicité. Des franciscains venus d'Allemagne lui font connaître l'esprit de saint François, et elle se met au service des pauvres et des familles éprouvées par la guerre. En 1227, son époux tant aimé meurt au moment de s'embarquer pour la croisade. Elisabeth se retrouve veuve à 20 ans, enceinte d'un troisième enfant. Comme on veut la remarier, elle refuse et, pour cette raison, connaît l'injustice de sa famille qui la chasse avec ses trois enfants et l'héberge dans une porcherie. Son oncle, l'évêque de Bamberg, calme le jeu, et elle peut revêtir l'habit du tiers ordre franciscain. La famille ducale se charge des enfants. Elle met alors tous ses revenus au service des pauvres et ne garde pour elle qu'une pauvre demeure. Elle leur fait construire un hôpital. Joyeuse de tout ce qu'elle devait endurer, elle disait : « Je ne veux pas faire peur à Dieu par une mine sinistre. Ne préfère-t-il pas me voir joyeuse puisque je l'aime et qu'il m'aime ? » Elle meurt à 24 ans, ayant voué sa vie et sa santé à rendre heureux les misérables.
18   Saint Odon:
A la fin du 9e siècle, l'Eglise en Occident connaissait de graves difficultés dans son clergé. Les monastères n'observaient que de très loin les constitutions monastiques et, même à Rome, les papes se succédaient presque tous les trois ans, ne serait-ce qu'à cause de curieux accidents mortels. Saint Odon était originaire de Tours et, en 910, il rejoint le monastère de Cluny que saint Bernon venait de réformer. Il en devient à son tour le père abbé. Cet homme à la main de fer, mais aussi d'une grande bonté et toujours joyeux, va organiser l'influence de son abbaye dans l'Eglise. Il fera quatre voyages à Rome et c'est au retour de l'un d'eux qu'il meurt à Tours où il allait se « ressourcer » auprès de saint Martin.
19   Ste Mechtilde de Hackeborn:
Apparentée aux Hohenstauffen, elle appartenait à une famille puissante. Sa sœur aînée était abbesse du monastère des cisterciennes de Rodersdorf qui, plus tard, sera transférée à Helfta. C'est donc tout naturellement que la petite Mechtilde, lorsqu'elle eut 7 ans, fut confiée à sa sœur pour son éducation. Elle ne quittera plus le monastère. Bien plus tard, on lui remit la charge de la formation des nouvelles religieuses, les novices. Elle dirigeait le chant monastique et sainte Gertrude fut parmi ses élèves. C'est à elle qu'elle dévoilera une partie de son extraordinaire vie spirituelle dans « Le livre de la grâce spéciale », vie spirituelle qui s'enracine dans la liturgie et la pratique de la « Lectio Divina », insistant plus sur la figure du Christ glorieux que sur la figure du Serviteur souffrant. Elle recevra des visions du Sacré-Cœur, non point comme un amour méconnu, mais comme un amour victorieux. Une sainte de la sérénité et de l'optimisme.
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Saint Félix de Valois:
Né dans une famille princière, il partit à la croisade avec le roi de France Louis VII. Au retour, il se fit ermite dans la forêt de Cerfroi dans le nord de la France et c'est là que sa vie changea du tout au tout. Il reçut la visite de saint Jean de Matha, le fondateur des Trinitaires, Ordre dont le but était de racheter les chrétiens captifs. Jusque là, tout est authentique, mais les Trinitaires parisiens obtinrent du pape l'amélioration de l'existence d'un saint Félix de Valois, aidés en cela par Louis XIV, et les détails ne manquèrent pas pour en célébrer la sainteté. Une sainteté réelle sans doute, mais Paul VI rétablit la vérité en 1970, quant aux faits et gestes de saint Félix. Le culte des deux fondateurs est maintenu pour les Eglises locales et non plus pour l'Eglise universelle. 

21   La Vierge Marie en sa présentation:
Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le « protévangile de Jacques ». La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie à l'égard de la volonté divine. Tant en Orient qu'en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe : Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. « Tout le peuple d'Israël l'aima. » Cette fête est attestée dès le 6e siècle.
22   Sainte Cécile:
Nous savons peu de chose sur cette grande figure de l'hagiographie féminine. L'histoire nous assure qu'elle appartenait à une grande famille romaine : les « Cecilii », qu'elle était chrétienne, qu'elle aidait les premiers papes de ses deniers et que, lorsque son époux se convertit, ils donnèrent à l'Eglise un terrain devenu cimetière : les catacombes de Saint Callixte où elle eut le privilège d'être enterrée au milieu des papes. Au 9e siècle, ses reliques furent transférées dans une église romaine proche du Tibre : Sainte-Cécile du Trastevere. Hors de là, ce ne sont qu'embellissements d'une poétique admiration. La Cécile légendaire, promue vierge et martyre, a suppléé la Cécile historique, dame romaine opulente et donatrice secourable qui « chantait dans son cœur la gloire de Dieu ». Ce qui, en passant, est une belle référence pour tous ceux qui, chanteurs et chanteuses, veulent se mettre sous son patronage.
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Saint Clément de Rome:
Disciple de saint Paul qui en parle dans sa lettre aux Philippiens (4, 3), il est l'un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome. Mais on sait peu de choses de son pontificat en ce temps de l'Eglise naissante. Sa lettre aux Corinthiens est le premier document où l'on voit l'Eglise de Rome intervenir dans une autre Eglise pour qu'y vive la charité, document inappréciable par la fraîcheur du texte si proche des rédactions des évangélistes. Selon la tradition, non vérifiée, il aurait été exilé en Crimée, à Cherson, où il aurait subi le martyre par noyade. Ses reliques furent ramenées à Rome par les saints Cyrille et Méthode au 9e siècle.

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St Pierre Dumoulin-Borie:
Né le 20 février 1808 à Beynat, en Corrèze, il entre au petit séminaire de Servières, mais ses parents écartent ses projets : ni missionnaire, ni trappiste, ni médecin hors de France. Prêtre en France, d'accord. Pierre entre au grand séminaire de Tulle, mais il ne change pas d'avis : « Je dois vous prévenir que je suivrai ma vocation partout où elle m'appellera, fût-ce même aux Missions Etrangères. » Ce sera chose faite le 6 octobre 1829. Lors des émeutes de 1830, à Paris, il faillit se faire lyncher entouré par la foule qui le prenait pour un Suisse, mais son accent le sauva. Ordonné prêtre à Bayeux le 21 novembre 1830, il embarque au Havre sur « La France » et se retrouve à Macao le 18 juillet 1831. Débarqué à Saïgon par des contrebandiers chinois, il rejoignit le Sud-Tonkin. Bientôt poursuivi par la persécution, il n'en continue pas moins de remplir sa tâche pastorale dans la région qui lui est confiée. Arrêté en 1838, il apprend dans sa prison qu'il vient d'être nommé évêque. Le bourreau qui devait le décapiter avait bu pour se donner courage au moment d'exécuter un homme qu'il aimait et estimait. Complètement ivre, il dut s'y reprendre à sept fois. Exhumés secrètement onze mois plus tard, ses restes reposent aujourd'hui dans la salle des martyrs du séminaire des Missions Etrangères de Paris.

25   Ste Catherine d'Alexandrie:
Patronne des jeunes filles et des philosophes. L'une des plus célèbres martyres des premiers siècles. La plus jolie et la plus savante des jeunes filles de tout l'Empire, mystiquement fiancée à la Sagesse éternelle qui lui fait écarter avec succès les objections apportées contre la foi par les philosophes chargés de la convaincre de l'inanité du christianisme. Une sainte dont la légende a dévorée l'existence historique, recouverte de broderies fabuleuses. Car elle est surtout connue par cette légende qui la fait mourir déchiquetée par quatre roues armées de pointes et de scies. Très populaire au Moyen Age, elle fut l'une des « voix » de sainte Jeanne d'Arc. Son culte reste très vivant au monastère situé au pied du mont Sinaï où des anges l'ont portée.
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St-Jean Berchmans

St Innocent d'Irkoutsk:
Saint Innocent voulait convertir la Chine au christianisme lorsque l'empereur de Chine, en 1692, ouvrit son pays à l'Evangile. Sous l'influence des pères jésuites, les missionnaires inculturèrent l'Evangile dans les coutumes chinoises. Quand les dominicains vinrent se joindre à eux, ils les critiquèrent comme faisant une dérive théologique que Rome condamna à trois reprises sous leur influence. A la suite de quoi, l'empereur interdit le christianisme en 1717. Saint Innocent pensa que c'était seulement les catholiques qui étaient ainsi expulsés. Mais en fait c'était le christianisme. Il dut rebrousser chemin lorsqu'il lui fut interdit d'entrer en Chine. C'est ainsi qu'il devint l'apôtre de la Sibérie méridionale et le premier évêque d'Irkoutsk, non loin du lac Baïkal.

St-Jean Berchmans:
Jean Berchmans est né dans une famille bourgeoise notable de Diest appartenant aux corporations. Son père nommé également Jean Berchmans (1576-1618).

Jean Berchmans est de nature joyeuse et aspire dès son adolescence à devenir prêtre. Il étudie au collège jésuite de Malines. Excellent étudiant, ses parents espèrent le voir poursuivre une carrière ecclésiastique rémunératrice, mais Jean préfère entrer au noviciat de la Compagnie de Jésus (24 septembre 1616).

Envoyé à Rome pour y faire ses études de philosophie au Collège Romain (1619), il y étonne ses maîtres comme ses condisciples : une charité et convivialité exquises s'allient en lui à une brillante intelligence et grande maturité affective. Son journal intime révèle également la profondeur de sa vie spirituelle : on peut parler d'une véritable union mystique avec Dieu.

27   Fête de la Vierge Marie en son icône du Signe:
Novgorod en Russie possédait une icône de la Mère de Dieu sur le modèle byzantin de la Vierge du Signe. Ce modèle représente Marie portant en médaillon, sur le devant, le Christ enfant et bénissant. Son nom évoque le « signe de la Vierge enceinte » annoncé par le prophète Isaïe. Le 27 novembre 1150, la ville est assiégée. Son archevêque place l'icône au-dessus des remparts ; la Vierge est frappée d'une flèche, les ténèbres couvrent la ville et les ennemis doivent lever le siège. Ce miracle est commémoré chaque année. Six cent quatre vingt ans plus tard, la Mère de Dieu apparaît à une humble religieuse, sœur Catherine Labouré que nous fêterons demain, 28 novembre et lui fait réaliser une médaille, la Médaille Miraculeuse, en raison des innombrables miracles qui lui sont attribués.
28   Ste Catherine Labouré:
Catherine naquit dans un petit village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers, huitième d'une famille de dix enfants. Elle a 9 ans quand meurt sa mère, et elle doit travailler dans la ferme de son père dès l'âge de 12 ans. Catherine veut se faire religieuse ; un homme très bon qui lui est apparu en rêve l'appelle à sa suite. Lors d'une visite dans un couvent de Filles de la Charité, elle reconnaît sur un portrait de saint Vincent de Paul l'homme très bon qui l'a appelée. Mais son père s'oppose à sa vocation. Catherine doit gagner sa vie. A 20 ans, elle monte à Paris. Employée dans un restaurant populaire, elle découvre la misère des ouvriers, des enfants qui travaillent à l'usine, et décide de consacrer sa vie aux pauvres. A 23 ans, elle entre enfin chez les Filles de la Charité, et vit le temps de formation à Paris, rue du Bac. Le 18 juillet 1830, puis à nouveau le 27 novembre, la Vierge Marie se manifeste à elle. Elle lui demande de faire frapper une médaille à son effigie. « Regarde les rayons sombres qui sortent de mes mains, dit Marie, ce sont toutes les grâces qu'on ne me demande pas. » Par l'intermédiaire de son confesseur, Catherine obtient la frappe de la médaille, qui connaît tout de suite une très grande diffusion sous le nom de Médaille miraculeuse. Mais elle-même garde l'incognito pour rester une humble servante es pauvres. Elle passe sa vie au service des vieillards dans un quartier déshérité de Paris, aimée des pauvres, jusqu'à sa mort à 70 ans.
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Saint Sernin:
Ou Saturnin. Il est difficile de retirer l'histoire de la légende. Il aurait été envoyé par saint Pierre lui-même. Le plus sûr est de dire qu'il fut du nombre des missionnaires qui, comme saint Denys de Paris, vinrent dans les années 250, évangéliser les Gaules. Il fonda le siège épiscopal de Toulouse. De nombreuses localités portent son nom dans diverses régions du sud de la France.

30 St-André Apôtre

St André, le premier appelé:
Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : « Voici l'agneau de Dieu », il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au 15e siècle au Vatican, fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. L'Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l'Ecosse l'a choisi comme patron national. 

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org