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Fêtes catholique en mars
Date Photo Nom et description

1

Saint Aubin Saint Aubin:
Evêque et confesseur. Originaire de Vannes, en Bretagne, il fut d'abord abbé de Nantilly, près de Saumur. Il devint évêque d'Angers dont il est le patron céleste. Rayonnant de charité dans un monde barbare et cruel, il fut l'un des principaux promoteurs du troisième concile d'Orléans, qui réforma l'Eglise franque avec une grande fermeté. Il sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Beaucoup d'évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au concile d'Orléans.
2 Saint Charles le Bon

Saint Charles le Bon:
Fils du roi Knut IV (saint Canut du Danemark), il participa à la première croisade. A son retour, il devint comte des Flandres, de Picardie et d'Artois. Sa bonté lui fit des amis chez les pauvres et sa justice lui attira la haine des grands de ce monde qui l'assassinèrent pendant la messe dans l'église Saint-Donatien de Bruges. Cette mort d'un homme pénétré de l'amour de Dieu fut considérée comme un martyre par la dévotion populaire. Son culte fut confirmé en 1883. 

3 Saint Guénolé Saint Guénolé:
C'était au temps où les Bretons quittaient leur île, devant les envahisseurs saxons pour gagner l'Armorique. Winwalloë, fils de dame Gwen et d'un notable gallois, naît près de Saint-Brieuc. On le confie à saint Budoc qui tient une école monastique sur l'île Lavret (archipel de Bréhat). A 24 ans, saint Patrick d'Irlande lui apparaît en le priant de fonder un nouveau monastère. Il part avec 11 compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec actuellement. Après sa mort, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir « leur père saint Guénolé. » De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer.  
4 Saint Casimir Saint Casimir:
Il est le deuxième des treize enfants du Grand-Duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand. Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. « J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide. Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait voeu de chasteté et ses médecins lui proposaient d'abandonner ce voeu comme étant le meilleur moyen de guérir : » Plutôt mourir que de commettre le péché. » Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. Il est le patron de la Lituanie, mais la Pologne ne l'oublie pas dans ses prières.
5 Saint Virgile Saint Virgile:
Moine de Lérins, il fut chargé plus tard de gouverner l'abbaye de Saint Symphorien d'Autun avant d'être consacré évêque d'Arles. En 597, il conféra l'ordination épiscopale à saint Augustin de Cantorbéry qui venait d'être envoyé par le pape pour évangéliser Les Angles. Le même pape saint Grégoire le Grand lui témoigna sa confiance en lui demandant de régler en son nom diverses affaires de l'Eglise dans les Gaules.
6 Sainte Colette Sainte Colette:
Elle est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d'enfants. Ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu'ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur : Nicole, devenu aussi, en diminutif familier Colette. Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an, jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le tiers ordre de saint François comme recluse à Corbie. Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le second ordre de saint François, les clarisses. C'est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape n'était qu'un anti-pape du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Cette décision sera confirmée par Innocent IV, le vrai pape de Rome. Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique. Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.
7 Stes Perpétue et Félicité Saintes Perpétue et Félicité:
Elles sont fêtées par les Eglises d'Orient le 1er février. Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, « et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait. Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville. Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant. Selon les « acta » de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. » Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles soient des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.
8 Saint Jean de Dieu Saint Jean de Dieu:
A huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit Portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve vagabond sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant volé puis abandonné par un prêtre escroc, il parcourt l'Espagne. Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire… Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Puis son dévouement éclôt en oeuvres caritatives. Tout ce qu'il a découvert et souffert va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité. L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de saint Jean de Dieu. Au moment de mourir, il dira : « Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir. »
9 Ste Françoise Romaine Ste Françoise Romaine:
A treize ans, parce qu'elle était de bonne noblesse romaine, elle dut épouser Lorenzo de Ponziani. Ils formèrent un ménage parfait, amoureux et paisible. Pour le public, elle était une merveilleuse maîtresse de maison et une grande dame dans ses réceptions. Mais elle réservait à Dieu ses conversations les plus longues, dans le petit oratoire au fond de son jardin. Elle acceptait avec une joie paisible les charges d'épouse et de mère de famille. Devenue veuve, elle se retira dans la petite congrégation des Oblates de saint Benoît qu'elle venait de fonder pour les dames romaines qui voulaient s'adonner à la prière et aux bonnes oeuvres. Elle mourut chez elle en soignant son fils malade.
10 Ste Marie-Eugénie Milleret Ste Marie-Eugénie Milleret:
Née à Metz le 25 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France. Comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ au jour de sa première communion : « Je ne l'ai jamais oublié. » En 1830, son père ruiné doit vendre la manoir de Preisch puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille amie, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent : « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises… Mon ignorance de l'enseignement de l'Eglise était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme. » (Lettre à Lacordaire – 1841) Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller. » « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais, de Montalembert et de ses amis. Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Eustache en mars 1837. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse. Elle hésite d'abord à le suivre, puis elle acquiesce. En avril 1839, elles sont deux à se réunir pour cela rue Férou dont le changement de numérotation rend difficile la localisation et se retrouvent bientôt quatre dans un appartement, 104 rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une Irlandaise, est déjà là qui prendra Thérèse-Emmanuel comme nom de religieuse et dont la forte personnalité l'accompagnera toute sa vie de son amitié. Et c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Pétri des idées de Lamennais, attaché à l'Eglise, il l'entraîne, elle le modère. Il est combatif, elle le nuance. Les fondations ne se comptent plus à travers le monde. Rome reconnaît cette nouvelle congrégation en 1867. Les « Constitutions » de la Congrégation de l'Assomption seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour exprimer son unique passion, le Christ ressuscité qu'elle rejoint le 10 mars 1898. Le 9 février 1975, le pape Paul VI béatifie celle qui, venue de l'incrédulité, a découvert la foi dans un amour passionné du Christ et s'est retrouvée fondatrice au cœur de l'Eglise.

A Rome, le samedi 16 décembre 2006, le Pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le Décret relatif au miracle attribué par l'intercession de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) fondatrice des Religieuses de l'Assomption.

A Rome, le dimanche 3 juin 2007, le Pape Benoît XVI a canonisé Sainte Marie-Eugenie de Jésus.

11 Saint Sophrone Saint Sophrone:
Patriarche de Jérusalem. Moine originaire de Damas, il visita inlassablement les monastères de Palestine et d'Egypte pour aviver leur ferveur. Atteint d'une maladie des yeux, il fut guéri par l'intercession des saints martyrs Cyr et Jean en leur sanctuaire de Menouthis. Par gratitude, il mena une enquête minutieuse auprès des miraculés du sanctuaire et c'est le compte-rendu de cette enquête qui deviendra le recueil des « Miracles de Cyr et Jean ». Il est aussi le père spirituel de saint Maxime le Confesseur qu'il met en garde contre les dangers d'une nouvelle hérésie, le monothélisme, une seule volonté dans le Christ. En 634, il est élu patriarche de Jérusalem. Il aura la douleur, quelques mois avant sa mort, d'accueillir le calife Omar, lors de la prise de la ville par les Arabes en 638. Il nous a laissé une oeuvre dogmatique, hagiographique et liturgique importante. On lui doit en particulier la première version des « impropères » chantées le Vendredi Saint.
12   Saint Pol de Léon:
Evêque et confesseur. Originaire de Grande-Bretagne, il vécut la vie érémitique dès l'âge de quinze ans. Ordonné prêtre par l'évêque de Winchester à vingt-deux ans, il est appelé auprès du roi, mais il préfère traverser la Manche, espérant reprendre sa vie de solitaire. Le comte de Léon le voulait comme évêque. Il l'envoya donc à Paris où il fut consacré dans la cathédrale de Paris. Il donna à son diocèse une vive impulsion. Mais sur le tard, il voulut revenir à sa vie d'ermite et c'est dans l'île de Batz qu'il rendit son âme à Dieu.
13   Saints Rodrigue et Salomon:
Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. Deux étaient chrétiens et le troisième était musulman. L'un des deux se prit de querelle avec le musulman. Le troisième qui est prêtre, cherche à les réconcilier, mais les deux, à leur tour, le prennent à partie et le laissent sans connaissance. Le musulman répand alors le bruit de la conversion de Rodrigue. Revenu à lui, Rodrigue va cacher sa honte dans la montagne. Mais les difficultés familiales ne sont pas pour autant terminées. Un jour qu'il descend en ville, son frère musulman le reconnaît et cherche à le convertir à l'islam. Devant son refus, il l'accuse devant les tribunaux d'être un apostat. Ce qui lui vaut d'être condamné à mort. En prison, Rodrigue fait connaissance d'un autre chrétien, Salomon, lui aussi condamné à mort. Ils se soutiennent mutuellement jusqu'au dernier moment où ils sont tous deux décapités le même jour.  
14 Sainte Mathilde Sainte Mathilde:
ou Maud. Impératrice, épouse heureuse d'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, elle eut beaucoup à souffrir de ses deux fils après la mort de son mari. Othon, le premier empereur de Germanie, lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu'elle ruinait le pays. Elle pacifia ces querelles puis s'en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe. Elle et son mari s'étaient beaucoup aimés pendant les vingt années de leur mariage, aussi demanda-t-elle à être transportée là où il était enterré, afin de reposer près de lui.
15 Ste Louise de Marillac Ste Louise de Marillac:
Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la « Journée des Dupes » du 10 novembre 1630. Fille naturelle d'un grand seigneur, elle est élevée par les religieuses dominicaines de Poissy. En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Madame Le Gras. Son fils Michel lui donne beaucoup de soucis. A 34 ans, elle se retrouve veuve. C'est alors qu'elle rencontre saint Vincent de Paul. Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la « Compagnie des Filles de la Charité », appelée communément Soeurs de Saint Vincent de Paul. Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les soeurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres, organise l'accueil et l'éducation des enfants trouvés, développe la visite à domicile pour les malades pauvres, envoie des soeurs auprès des galériens… Une passion l'habite : l'amour de l'homme créé à l'image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche. Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac.
16 Saint Grégoire Makar Saint Grégoire Makar:
Il s'en vint ermite dans la région de Pithiviers, en France, après avoir été évêque de Nicopolis, en Arménie. Il n'est pas le seul Arménien qui soit venu ainsi en Occident. Les relations ont toujours existé entre les Gaules et cette région du Caucase. Nous en avons le témoignage à Talard, dans les Alpes de Haute Provence. Et l'influence arménienne à l'église carolingienne de Germigny des Prés, sur les bords de la Loire, est indiscutable par son architecture inspirée des monastères de la Haute Arménie.
17 Saint Patrick Saint Patrick:
Confesseur. A 16 ans, Patrick, jeune Gallois d'une famille chrétienne, est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s'enfuit et retrouve ses parents. Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l'évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue. Au Rock de Cashel, lors d'un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : voilà la figure de la Sainte Trinité. Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra la symbole de l'Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction. Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.
18 St Cyrille de Jérusalem St Cyrille de Jérusalem:
Originaire des environs de Jérusalem, il devint prêtre en 345 puis évêque de Jérusalem en ce IVème siècle troublé par les querelles entre ariens et orthodoxes. Il fut, à trois reprises, chassé de son siège épiscopal par les ariens qui contestaient la pleine divinité du Christ. Il vivra en tout dix-sept années en exil. En 378, il revient enfin définitivement dans Jérusalem déchirée par les divisions. Il prêchera inlassablement pour enfanter un peuple chrétien dans la ville qui connut la Passion du Christ et sa Résurrection. Ce seront ses admirables catéchèses de la nuit pascale pour la formation des nouveaux baptisés. Il le faisait près des deux « grottes mystiques », celle du tombeau du Christ près du calvaire, et celle du mont des Oliviers. Elles lui ont valu d'être proclamé docteur de l'Eglise par Léon XIII.
19 Saint Joseph Saint Joseph:
« C'était un juste », selon l'évangile de saint Matthieu, chapitre 1, verset 19. Les évangélistes ne nous ont conservé aucune parole de ce « juste », le charpentier de Nazareth en Galilée, fiancé à Marie, la Mère de Dieu, époux aussi discret que fidèle et chaste. Père nourricier et éducateur de Dieu le Fils, devenu homme parmi les hommes de ce village, il le fait tout simplement. L'ange lui avait dit : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. » et Joseph prit chez lui Marie son épouse. L'ange lui avait dit : « Lève-toi, prends l'enfant et sa mère. » et Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère et s'enfuit en Egypte. Il est un vrai fils d'Abraham : il croit et fait ce que Dieu lui dit. Lorsque Jésus disparaît pendant trois jours lors du pèlerinage à Jérusalem, Joseph accompagne la quête de Marie : « Ton père et moi nous te cherchions. » Et Jésus, même s'il se consacre désormais « aux affaires de son Père » n'en est pas moins soumis à celui qui, sur terre, a autorité paternelle sur lui. Le Père savait à qui il confiait son Fils unique et sa Mère. Les Orientaux honorent saint Joseph depuis toujours. Les Latins l'ont méconnu longtemps.
20 Saint Wulfran Saint Wulfran:
Confesseur. Il était le fils d'un officier de l'armée de Clovis II. Quand il perdit son père, il quitta la cour, vendit ses biens aux pauvres et donna ses terres à l'abbaye de Fontenelle. En 682, il fut nommé au siège épiscopal de Sens et de là, partit évangéliser la Frise où il obtint la conversion du chef de ce pays. Il rentra à Fontenelle pour y mourir. Ses reliques sont toujours vénérées à Abbeville.
21 Saint Nicolas de Flüe Saint Nicolas de Flüe:
Cet herbager du centre de la Suisse, du canton d'Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération helvétique. Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l'armée. Mais ce bon père de famille, cet homme d'un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu'il le peut. A cinquante ans, n'y tenant plus, celui qu'on appelle familièrement « Bruder Claus », frère Nicolas, se laisse happer par la contemplation. Il demande à sa femme et à ses grands enfants l'autorisation de se consacrer entièrement à Dieu. Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l'Eglise pour l'héroïcité de ses vertus. Nicolas s'enfonce dans la prière. Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l'évêque du lieu. Curieusement, plus il s'isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c'est ainsi qu'il sauva sa patrie en 1471, lors de l'invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui voulait l'annexer et en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la Confédération.
22 St Basile d'Ancyre St Basile d'Ancyre:
Martyr. Prêtre d'Ancyre (actuellement Ankara), il est arrêté sous l'empereur Julien l'Apostat qui prétendait rétablir le paganisme dans son empire. Un long procès s'ensuivit. Au milieu des tortures, Basile loue le Seigneur et refuse de sacrifier à la déesse Hécate. Il en donne le remords à ceux qui avant lui avaient renié le Christ pour sauver leur vie. L'empereur Julien l'interroge en personne ; Basile lui reproche son apostasie. On ordonne qu'il soit découpé en lanières. Saint Basile en jette une à la figure de l'empereur. Il est alors totalement écorché vif. Il continue à louer Dieu et meurt de ses blessures.
23 Saint Turibio Saint Turibio:
Turibio de Mogrovejo fut un grand bienfaiteur des Indiens du Pérou, qui avaient fort à souffrir de la cupidité des Espagnols qui avaient conquis leur pays. Originaire de Mayorga, en Espagne, il fut nommé, par le roi Philippe II, archevêque de Lima, un diocèse grand comme la moitié de la France. Il visita trois fois ses fidèles chrétiens d'origine indienne. Cela durait chaque fois sept ans. Il lutta contre les autorités royales, ouvrit un séminaire, fit prendre conscience aux chercheurs d'or qu'ils ne devaient pas les traiter comme des esclaves. Doux, patient, habile, d'un courage indomptable, il transforma l'état des choses au Pérou, rendant à tous leur dignité d'hommes.
24 Ste Catherine de Suède Ste Catherine de Suède:
Elle appartenait à la famille royale de Suède par sa mère, sainte Brigitte, et par son père, Ulf Gudmarson. Elevée dans un couvent, elle en sort pour épouser sagement le jeune noble qu'on lui destine, Edgar Lydersson, qui est invalide et qu'elle soigna avec un grand dévouement. D'accord avec lui, en 1350, pour le jubilé, elle rejoint à Rome sa mère qui y a fait sa demeure depuis son veuvage. Catherine, pendant son séjour, apprend la mort de son jeune époux. Elle décide à son tour de rester à Rome. Son extraordinaire beauté blonde lui cause bien des complications en Italie. A plusieurs reprises, des prétendants enthousiastes tentent de l'enlever. Quand sa mère meurt, Catherine revient en Suède pour l'ensevelir au couvent de Vadstena, où elle entre et dont elle sera bientôt l'abbesse. Elle retournera, une fois encore, à Rome, pour obtenir la reconnaissance des Religieuses de l'Ordre du Très Saint Sauveur de sainte Brigitte, les brigittines, et pour la canonisation de sa mère qui n'aura lieu qu'en 1384, trois ans après la mort de sainte Catherine.
25 Annonciation du Seigneur Annonciation du Seigneur:
La scène nous est bien connue. Dieu propose et attend une réponse.. Ce sera : « Qu'il me soit fait selon ta parole. » Elle devient la Mère de Dieu et du Sauveur avant de devenir, au pied de la croix, la Mère de l'Eglise. Cette fête est d'abord la fête de l'Incarnation, puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine qui conduira ce minuscule embryon jusqu'à la Croix et la Résurrection, jusqu'à la Gloire de Dieu.
26 Sainte Larissa Sainte Larissa:
et ses compagnons et compagnes, martyrs goths. Ils ne sont pas inscrits dans le martyrologe romain, mais ils sont honorés dans l'Eglise orthodoxe, des Grecs et des Russes pour avoir subi le martyre en Crimée. Ils étaient vingt trois. Ils furent brûlés vif par un roi goth encore païen, dans la tente qui leur servait d'église, car ils étaient nomades. On connaît quelques noms : Larissa, Anna, Alla, Monco, Mamica, Uirko, Gaatha, Duklida, pour les femmes, et pour les hommes : Bathuse, Hiscoes, Souerilas, etc …
27 St Robert de Salzbourg St Robert de Salzbourg:
ou Rupert. Il appartenait à la famille royale mérovingienne, ce pourquoi il fut choisi comme évêque de Worms en Rhénanie. Quand il en fut chassé, il partit évangéliser la Bavière et fonda le monastère Saint Pierre de Salzbourg, ville dont il devint l'évêque et en reste le patron.
28 Saint Gontran Saint Gontran:
Confesseur. Petit-fils de Clovis et roi de Bourgogne, il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa soeur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Lui-même, saint Gontran fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, en vint à tuer son médecin, crimes qu'il ajoutait à bien d'autres. Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent « le bon roi Gontran ». Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Châlon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.
29 Saints Barachise et Jonas Saints Barachise et Jonas:
Martyrs en Perse. Ils étaient frères selon la chair, ils le furent dans le témoignage qu'ils rendirent durant leurs tortures, ils le restèrent par le sang qu'ils versèrent pour le Sauveur Jésus, l'espérance des chrétiens. Une tradition authentique nous rapporte qu'ils étaient toujours joyeux. Comme ils ne craignaient pas la mort, ils se moquèrent tellement du juge qui voulait leur faire adorer le soleil, que l'assistance s'en amusa, pleine de gaieté, et qu'on dut lever la séance. Ils furent jugés de nuit alors que les gens dormaient, et condamnés à être écrasés sous une pierre.
30 Saint Jean Climaque Saint Jean Climaque:
Il venait de Palestine quand il se rendit au monastère Sainte Catherine du Sinaï. Il avait 16 ans et il y restera 19 ans sous la direction d'un moine vénérable qui lui apprend la vie parfaite. Un jour, ce dernier l'emmène auprès d'abba Jean le Sabaïte, ascète respecté. Celui-ci verse de l'eau dans un bassin et lave les pieds de Jean, et non pas du vénérable vieillard. Interrogé pourquoi, Jean le Sabaïte répond : »J'ai lavé les pieds de l'higoumène du Sinaï. » La prophétie devait se réaliser quelques décennies plus tard. En attendant, son maître étant mort, Jean se retire au désert durant 40 ans. Il ne refuse jamais de donner quelques conseils et quelques enseignements quand on vient le trouver. Des envieux le traitant de bavard, Jean comprend qu'on enseigne plus par les oeuvres que par les paroles. Il rentre alors dans le silence. On devra le supplier de reprendre ses enseignements, ce qu'il fera par miséricorde. Après avoir longuement visité les monastères de l'Egypte, il revient au Sinaï et c'est à ce moment qu'il est élu higoumène du monastère Sainte Catherine. Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger « L'Echelle Sainte » (en grec « klimax », d'où son nom) qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme. Ce livre est une véritable somme de la spiritualité monastique, et lui donna dans l'Eglise byzantine la première place parmi les docteurs mystiques. Son échelle devint si populaire que le tsar Ivan le Grand en fit un clocher au Kremlin de Moscou pour rappeler aux hôtes du palais qu'eux aussi ont une destinée surnaturelle.
31 Saint Innocent Saint Innocent:
Il naquit dans un petit village près d'Irkoutsk en Sibérie. Il se montra très brillant dans ses études et très habile pour les travaux manuels de menuiserie aussi bien que d'horlogerie. Il continua ainsi jusqu'à ses derniers jours à travailler de ses mains. Elevé au sacerdoce peu après son mariage, il lui fut demandé de devenir missionnaire en Alaska. Après un voyage de 14 mois, il entreprit de convertir les Aléouts dont il apprit la langue et pour lesquels il traduisit les textes liturgiques et les Evangiles, composant ainsi la première grammaire de leur langue. Il eut fort à faire devant l'opposition des chamanes. Il construisait lui-même ses églises. Il fonda des écoles, fournissant aux élèves des manuels en russe et en langue tinglit, rédigés par lui. Venu à Moscou pour le Saint Synode, il apprit à ce moment la nouvelle de la mort de son épouse. Il confia ses six enfants à l'Eglise et fut consacré évêque pour le Kamtchatka et l'Alaska. Il parcourut son nouveau diocèse partageant la vie des indigènes dans des tentes en écorces de bouleau. Il apprit le yakoute et continua ses voyages au coeur du désert sibérien malgré le blizzard et la neige. Il obtint d'abord deux évêques pour le seconder. Appelé à devenir métropolite de Moscou et primat de l'Eglise russe, il organisa la Société Russe des Missions, allégea les formalités bureaucratiques de l'Eglise. Bien que devenu, aveugle à cause des journées passées sur la neige, il continua à célébrer de mémoire la Sainte Liturgie, remettant son âme à Dieu quelques instants avant l'office de Pâques.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org