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Fêtes catholique en juin
Date Photo Nom et description

1

  Saint Justin:
Il naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem. Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses « dialogues avec Tryphon » où il nous raconte sa longue quête. Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu. Il le quitte pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéresse qu'à ses honoraires. Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante. Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fait aller plus loin : la vérité tant recherchée, seul le Christ peut la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans le Christ. Il commence alors une carrière d'enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome. C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.
2   Saint Pothin et Sainte Blandine:
« La violence de la persécution a été telle, la fureur des païens contre les saints et les souffrances endurées par les bienheureux martyrs ont été si véhémentes que nous ne saurions les décrire complètement. » Ainsi commence la lettre que les Eglises de Lyon et de Vienne adressèrent aux Eglises d'Asie Mineure au lendemain de la persécution déclenchée par l'empereur Marc-Aurèle. Nombre de chrétiens de Lyon et de Vienne sont mis en prison. Pami eux, l'évêque de Lyon saint Pothin, le jeune Vettius qui voulait prendre la défense de ses frères, le diacre de Vienne, Sanctus, le nouveau baptisé Maturus, la petite esclave Blandine et le tout jeune Ponticus. On les livre à la haine de la population, on les torture pour les forcer à renier leur foi. Quelques-uns abjurent; la plupart confessent leur foi au milieu des supplices. Beaucoup succombent dans la prison. Les survivants sont jetés aux fauves. C'est alors que -coup de théâtre – ceux qui avaient abjuré sont comme enfantés à nouveau à la foi par la mort de leurs frères. Ils rejettent leur abjuration, confessent à nouveau leur foi et partagent le martyre des premiers. Le martyre de Blandine frappa tous ceux qui le virent. « Après les fouets, les bêtes, le gril, elle fut mise dans un filet et livrée à un taureau. Plusieurs fois projetée en l'air par l'animal, elle n'avait plus le sentiment de ce qui se passait tant elle était prise par son espérance et son entretien avec le Christ… Les corps des martyrs furent exposés aux injures de l'air pendant plusieurs jours. Ensuite on les brûla. Les cendres furent balayées jusqu'au Rhône. » La lettre qui relate ces événements fut peut-être rédigée par saint Irénée, successeur de saint Pothin.
3   Saint Charles Lwanga:
L'Eglise ougandaise était toute jeune : à peine dix ans depuis que les Pères Blancs avaient évangélisé le pays, avec l'appui du roi. Mais le roi était mort et son successeur, Mwanga, était un homme sans moralité et tyrannique. Il avait renvoyé les missionnaires de la religion étrangère. Or voici que certains de ses pages refusaient de se plier à ses désirs contre nature sous prétexte que leur baptême leur faisait un devoir de rester purs. Le roi fit arrêter ceux de ses pages qui étaient chrétiens, catholiques et protestants mêlés dans le même témoignage : une vingtaine, âgés de 13 à 30 ans, avec leur meneur, Charles Lwanga. Ils furent longuement torturés, mais sans qu'on pût les forcer à renier leur baptême. Ils furent brûlés vifs, à petit feu, sur une colline afin qu'on puisse les voir de loin, pour l'exemple. Un an plus tard, le nombre des baptisés et des catéchumènes avait plus que triplé, signe de la fécondité de leur martyre.
4 Sainte-Clotilde Sainte Clotilde:
Célébrée à cette date en Ile de France. Elle était originaire de Bourgogne et chrétienne. Donnée en mariage à Clovis, elle ne rendit pas son mari moins sanguinaire, lui qui tuait les membres de sa famille et les chefs francs qui le gênaient. Reine de France, elle fut patiente et ainsi obtint la conversion de son époux Clovis. Mais ce dont on parle moins, et c'est dommage, ce sont les épreuves de cette reine patiente, de cette épouse d'un mari irascible et de cette mère de famille qui perdit son fils premier-né et qui, plus tard, vit l'un de ses fils massacrer sa famille. Elle se retira à Tours pour être près du tombeau de saint Martin.
5   Saint Boniface:
Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l'assistant de son compatriote saint Willebrord. Puis il évangélise la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès. Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens.
6   Saint Norbert:
Evêque de Magdebourg. Norbert était un jeune noble, apparenté à l'empereur d'Allemagne, chanoine prébendé de la collégiale de Xanten, en Rhénanie, délaissant ses devoirs de clerc pour vivre à sa guise une vie bien agréable et vide. A 35 ans, la route de Wreten, en Westphalie, fut pour lui un chemin de Damas. Il y est foudroyé par une conversion subite. Délaissant ses biens, il se consacre au service de l'Eglise dans l'esprit de la réforme grégorienne. Fidèle à son époque, il embrasse la pauvreté et devient prédicateur itinérant dans toute l'Europe, incitant les clercs à mener la vie commune, propre à leur état. Pour enraciner cette réforme profonde des moeurs ecclésiastiques, il fonde à Prémontré, près de Laon, une communauté de chanoines réguliers alliant la pratique de leur sacerdoce séculier avec la vie régulière des moines. Nommé archevêque de Magdebourg (où les clercs, mécontents de ses réformes, tenteront de l'assassiner), il verra de son vivant la fondation d'une dizaine de communautés prémontrées à travers l'Europe.
7   Bse Marie-Thérèse de Soubiran:
Née à Castelnaudary, elle désirait se faire carmélite. A vingt ans, obéissante envers son père spirituel, qui avait en tête de fonder un béguinage à Castelnaudary, elle va s'initier à ce genre de vie en Belgique. A son retour, elle fonde la congrégation de Sainte Marie du Béguinage qui, en 1863, deviendra celle de Marie-Auxiliatrice, vouée à l'éducation des enfants pauvres et au soin des malades. En 1869, entre dans la congrégation une prétendue veuve, madame Riché, qui fait profession sous le nom de soeur Marie-François de Borgia. Intrigante, elle devient assistante générale, fait déconsidérer l'humble Marie-Thérèse, prend sa place et la chasse de la congrégation. Après quelque temps de désarroi, sainte Marie-Thérèse entre dans la maison parisienne de Notre-Dame de la Charité (1874), y fait profession religieuse et y vit quinze ans, très effacée, même méprisée. Elle meurt de phtisie, ne laissant apparemment personne inconsolable. Quant à la soi-disant veuve Riché, elle gouverne la congrégation pendant quinze années alors que son mari, toujours en vie, courait partout pour la retrouver. L'imposture ne prit fin qu'en 1890. La mère Marie-Françoise disparut sans laisser de trace et l'on commença à vénérer soeur Marie-Thérèse.
8   Saint Médard:
ou Mars. Disciple de saint Rémi, il devint évêque de Vermand, près de Saint-Quentin. Son siège épiscopal ayant été détruit par les invasions barbares, il le transféra à Noyon. En 531, il accueille la reine sainte Radegonde qu'il consacre à Dieu. Il évangélisa les Flandres. Tous les traits qu'on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donnait de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décida jamais à punir les chapardeurs qui venaient voler le miel de ses ruches, les oeufs de ses poules et les fruits de son verger. En France, plus de 33 localités se rangent sous sa protection.
9   Saint Ephrem:
On appelait ce mystique « la harpe du Saint-Esprit ». Né à Nisibe (Nesaybin actuellement, en Turquie) dans la province romaine de Mésopotamie, il fut chassé de la maison par son père, païen intolérant, pour ses « fréquentations chrétiennes ». Accueilli par l'évêque du lieu dont il devint le fils spirituel selon l'historien saint Grégoire de Tours, il se convertit au christianisme à l'âge de 18 ans. Ordonné diacre, il voulut le rester par humilité. Il fonda à Nisibe une école théologique de grand rayonnement. Mais à cause de l'invasion perse dans cette région, il préféra franchir la frontière et s'installer, avec son école, à Edesse, dans l'empire romain. Il fut un grand défenseur de la doctrine christologique et trinitaire dans l'Eglise syrienne d'Antioche. Il composa de nombreux ouvrages, commenta toute la Bible, écrivit des poèmes qui remplacèrent les chants des fêtes populaires et répondaient aux chansons des hérétiques qui répandaient ainsi leurs thèses erronées. « Dimanche et fête, évoque un compatriote, il se tenait au milieu des vierges et les accompagnait de sa harpe. Toute la ville alors se réunissait autour de lui. » Ses hymnes inaugurèrent la pratique du chant liturgique. Il est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands poètes de langue syriaque.
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Saint Landry:
Evêque de Paris et fondateur de l'Hôtel-Dieu. Avant son élection épiscopale, il fut peut-être fonctionnaire à la chancellerie du roi Clovis II, vers 640. Selon la tradition, il vendit ses meubles et même des vases sacrés en surnombre, pour secourir les pauvres lors d'une famine. Les Archives nationales de France conservent sa signature originale au bas de l'acte de confirmation royale d'un privilège qu'il avait accordé aux moines de Cluny. Son tombeau était un lieu de pèlerinage à Saint Germain l'Auxerrois.

11   Saint Barnabé:
et chez les Orientaux, également saint Barthélémy. Joseph était, nous disent les Actes des Apôtres (4, 36-37), un lévite originaire de Chypre. Il se trouvait à Jérusalem au moment où se formait la première communauté chrétienne. Il possédait un champ qu'il vendit et dont il apporta le prix aux apôtres. Il avait compris l'appel du Christ au jeune homme riche. Les apôtres l'appelèrent « Barnabé », le fils de la consolation ou de l'encouragement. Intermédiaire secourable et efficace, c'est lui qui introduisit Paul auprès des apôtres. Il est ensuite envoyé en mission avec lui. Il prêche à Antioche, à Chypre, en Asie Mineure. Tous deux, le lévite et le pharisien, se voient accuser par les judéo-chrétiens d'Antioche, de mépriser les coutumes traditionnelles. Ils retournent consulter les apôtres à Jérusalem pour régler cette question. Au cours d'une mission à Lystres, le duo Barnabé et Paul apparaît aux habitants païens comme une incarnation des dieux mythologiques : Barnabé est Zeus à cause de sa barbe et de sa prestance, Paul est Hermès parce qu'il est celui qui parle. On a ainsi une idée imagée de l'allure qu'ils avaient. Brouillés à propos du jeune Marc (Actes 15, 36-40), ils créent deux équipes : Paul et Silas, Barnabé et Marc. On perd alors sa trace. La tradition veut que saint Barnabé ait été lapidé à Salamine, en sa Chypre natale, par des Juifs de Syrie.
12   Bx Guy de Cortone:
Il était un seigneur de condition très modeste, mais très hospitalier. Les « Fioretti » de saint François racontent que le Poverello et ses compagnons furent reçus chez lui, leur lavant les pieds et leur offrant un excellent repas. Plusieurs jours plus tard, il vit saint François prier et c'est alors qu'il voulut devenir son disciple et vivre davantage encore la pauvreté. Devenu franciscain en 1211, il se retira dans une grotte près de Cortone et prêcha la pénitence aux populations voisines.
13 St-Antoine de Padoue St Antoine de Padoue:
Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'Assise s'appelait en réalité Fernando. De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre. En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr. Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe. En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien. Ayant remplacé au pied levé un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer. Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges. A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire. C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord. La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231. C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue. Il est « Docteur de l'Eglise », mais la piété populaire préfère voir en lui un intercesseur efficace.
14   Saint Méthode:
Ce futur patriarche de Constantinople est né à Syracuse, en Sicile, et se rendit à Constantinople pour y parfaire ses études. Il voulait une faire brillante carrière, mais la rencontre avec un moine lui fit préférer la perfection monastique. Comme c'était un intellectuel, on lui confia la charge de copiste. C'était l'époque de la persécution iconoclaste. Il prit la défense du culte des saintes images, et, pour cette raison, il dut s'enfuir et se réfugier à Rome auprès du pape. Mais le pape le renvoie à Constantinople soutenir les partisans des Images, les icônes. Méthode est arrêté, flagellé et enfermé durant 9 ans dans un étroit cachot. Libéré à la mort de l'empereur, il est cependant mis en liberté surveillée car le nouvel empereur craint son esprit d'indépendance. Devenu patriarche de Constantinople, il fait triompher les Images, cherchant à ramener la paix dans l'Eglise, indulgent envers ceux qui ont failli durant la persécution. Des moines intransigeants l'accusent. Malgré cela, il restera conciliateur jusqu'à sa mort.
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Ste Germaine de Pibrac:
Germaine Cousin était née scrofuleuse, laide et difforme. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance et son père n'avait qu'aversion pour elle. Il se remaria et sa belle-mère la haïssait. Ils l'obligèrent à coucher sous l'escalier sur des sarments, lui donnant le minimum de nourriture et lui faisant défense d'adresser la parole aux enfants de sa belle-mère. Il en fut ainsi de l'âge de neuf ans jusqu'à celui de vingt-deux ans où elle mourut. Elle passait son temps avec les bêtes, aux champs. Ne sachant pas lire, elle récitait son chapelet. Mais tous les matins, elle entendait la sainte messe laissant son troupeau qui jamais ne causa de dégâts chez les voisins, restant dans les limites qu'elle lui marquait avant de partir. Elle parlait avec Dieu et cela était pour elle toute joie. On la surnomme la bigote, mais son unique réponse aux railleries est une inlassable charité. Elle ne fut rien d'autre toute sa vie qu'une pauvre bergère et ne connut que les prés et les bêtes. Un matin, son père la trouva morte sous l'escalier et, à partir de ce moment, les miracles ne cessèrent d'authentifier sa sainteté. Elle fut canonisée en 1867. 

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St Jean-François Régis:
Né à Fontcouverte, dans l'Aude, ce gentilhomme terrien était aussi intelligent que séduisant et fort. Il entra très tôt dans la Compagnie de Jésus et il avait rêvé d'aller missionner chez les Iroquois. Il fut envoyé dans les Cévennes, où il fut l'un des plus grands prédicateurs du 17ème siècle, parcourant le Velay, le Vivarais et le Forez, des régions qui avaient été très marquées par les Guerres de Religion. Il meurt d'épuisement au bourg de La Louvesc, et depuis, les pèlerins ne cessent d'y affluer. 

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Saint Hervé:
A part saint Yves de Tréguier, il n'est pas de saint aussi populaire que lui en Bretagne. Il était né dans une famille de bardes. Guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin. Un jour cependant, il se fixa à Plouvien, puis à Lan-Houarneau (Herwan ou Hervé en breton) où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu'il y fonda.

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Saint Léonce:
Soldat phénicien en garnison à Tripoli, au Liban, il fut inculpé du crime de prosélytisme car il ne craignait pas de prêcher l'Evangile par la parole et par l'exemple. Ce qui lui valut d'être décapité après d'affreuses tortures dont celle d'être pendu, nu, la tête en bas, avec une lourde pierre attachée au cou qui l'étouffa lentement. Son culte devint rapidement populaire dans l'Eglise syrienne qui était la sienne. 

19   Saint Romuald:
Ce jeune homme plein d'avenir, de la noblesse de Ravenne, assiste à 20 ans au meurtre d'un de ses parents. Bouleversé, il se fait moine au monastère bénédictin de Saint-Apollinaire « in Classe ». Ne trouvant pas au monastère l'austérité parfaite que recherche sa soif d'absolu, il le quitte au bout de trois ans et se fait ermite, pérégrinant dans la lagune vénitienne. En 978, avec quelques compagnons, il part pour le monastère de Saint Michel de Cuxa, dans les Pyrénées, où il vit en ermite une dizaine d'années. Lorsqu'il décide de regagner Ravenne pour des raisons familiales, sa réputation de sainteté est si bien établie que des paysans pyrénéens tentent de l'assassiner pour garder au moins ses reliques. Romuald parcourt alors l'Italie, ramenant nombre d'ermites à une vie régulière en adaptant la règle de saint Benoît aux exigences de la vie solitaire. Sa rigueur, effrayante parfois, est à la mesure de sa soif d'absolu toujours plus délirante. Vers 1012, un grand seigneur lui fait don d'un domaine à Camaldoli, en Toscane, dont il fera le premier ermitage des Camaldules. Troublé dans sa solitude par de nombreux visiteurs, il se retire dans un monastère isolé où il mourra. Saint Pierre Damien, l'un de ses plus illustres disciples, écrira sa vie.
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St Nicolas Cabasilas:
Dès sa jeunesse, il reçut la formation spirituelle d'un des disciples de saint Grégoire Palamas et fréquenta les cercles de Thessalonique qui s'adonnaient à la prière de Jésus. Puis il alla poursuivre ses études à l'Ecole de Philosophie de Constantinople, mais il resta très soucieux des problèmes sociaux et politiques de son époque. Lors des émeutes de la guerre civile à Thessalonique contre le pouvoir impérial, il réussit de justesse à échapper à la mort. Plus tard, il se déclara favorable à un concile d'Union avec l'Eglise latine, mais sans compromis doctrinal. La guerre civile reprit et saint Nicolas se retira des affaires publiques en venant à Constantinople et composa deux livres majeurs : « L'interprétation de la sainte Liturgie » et une « Vie de Jésus ». Empruntant la voie hésychaste, il rappelle que la déification et l'union au Christ constituent le but de la vie spirituelle de tout chrétien, transfigurant ainsi la culture humaniste de son temps pour se faire le docteur de « l'hésychasme sacramentel ».

21 St-Louis de Gonzague à genou St Louis de Gonzague:
C'est un saint rayonnant de pureté qu'il nous est donné de fêter. Promis aux plus hautes destinées car il était fils de la haute aristocratie italienne, il fut d'abord page à la cour de Florence. Il avait 9 ans. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répond aux dépravations qui l'entourent par un voeu de chasteté. Il rencontre saint Charles Borromée qui lui donne sa première communion. Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revient décidé à devenir jésuite. Il a 17 ans. Son père s'y oppose farouchement, mais doit se plier à la volonté inébranlable de son fils. Novice à Rome, saint Louis y sera l'élève de saint Robert Bellarmin. Il multiplie les austérités au point d'avoir un mal de tête lancinant. Il étudie intensément. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée. A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu. En 1591, la peste ravage Rome. Louis se dévoue auprès des malades et meurt, pestiféré à son tour, à 23 ans, dans l'allégresse en s'écriant : « Quel bonheur ! »
22   Saint Thomas More:
Fils d'un haut magistrat londonien, il se distingue par son intelligence, sa bonne humeur et sa piété. Une apparente vocation religieuse le conduit à la chartreuse de Londres, mais il n'est pas fait pour la solitude contemplative. Il est bâti pour la vie active dans le monde. Très vite, il se révèle un des plus grands juristes et un des humanistes les plus cultivés de son temps. L'amitié d'Erasme et la publication de « L'utopie » (une vision humoristique d'une république idéale) le placent au premier rang de la nouvelle culture et des aspirants à un renouveau religieux. Avec cela, son réalisme, son humour, sa clairvoyance souriante le font reconnaître du roi Henri VIII d'Angleterre comme un magistrat exceptionnel. D'où sa promotion aux fonctions de lord chancelier du Royaume. Mais les années de rêve dans sa résidence de Chelsea, au milieu d'une nombreuse famille, débordante de gaieté, de ferveur et d'hospitalité, ne se prolongent pas longtemps. Ni sa lucide intégrité ni sa foi éclairée ne lui permettent de suivre Henri VIII dans le schisme où les errements conjugaux du roi allaient s'engager. Sir Thomas More, fidèle à la foi catholique, bien qu'ayant renoncé à ses haute fonctions pour garder sa liberté de jugement, paiera de sa tête cette fidélité.
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Bse Marie d'Oignies:
Marie appartenait à une famille aisée de Nivelles, en Belgique. Elle ressent très jeune l'appel à une vie consacrée, mais ses parents la marient à 14 ans. A cette époque, c'était difficile d'en discuter. Pour son bonheur, son époux, Jean, partage sa soif d'absolu. Tous deux vivront comme frère et soeur. Ce n'est pas suffisant : ils distribuent leurs richesses et se dévouent auprès des lépreux. Ce n'est pas encore assez : Jean et Marie se séparent, à grand chagrin sans doute, mais pour eux, c'est la volonté de Dieu. Ils mèneront chacun de leur côté une vie contemplative et apostolique. Marie se retire dans un ermitage du prieuré Saint Nicolas d'Oignies, près de Namur. Des disciples se rassemblent autour d'elle. Parmi eux, Jacques de Vitry, son futur biographe, qui deviendra un ardent prédicateur et l'évêque de Saint Jean d'Acre. Tout en pratiquant une ascèse digne des Pères du désert, elle éprouve des extases mystiques et des visions évangéliques. Marie sert ses compagnons et continue de soigner les lépreux. Elle fait partie de ces béguines, nombreuses dans le Nord, mais aussi en Provence, en Catalogne, en Sicile, qui vivent dans le monde, y menant une vie de consacrée.

24 St-Jean-Baptisite

Saint Jean-Baptiste:
L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation : « Voici qu'Elisabeth, ta parente, en est à son sixième mois. » Trois mois plus tard, l'Eglise fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Elisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean délie sa langue afin qu'elle proclame : « Son nom est Jean », nom qui signifie : « Dieu fait grâce. » A Jean, Jésus rendra ce témoignage : « Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste. » Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place : « Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue. »

25   St Georges d'Attalia:
Capturé par l'aga de la région, il se convertit à l'islam et l'aga le maria à sa propre fille. Mais il voulut revenir à la foi de sa famille. Après plusieurs années, il s'enfuit sous le prétexte de se rendre en pèlerinage à La Mecque. Il s'installa à Krinée et se maria avec une jeune chrétienne. Lors de la Révolution grecque, le pacha reconnut Georges, lui reprocha d'avoir abandonné sa fille. Quand il entendit qu'il était désormais chrétien, il le fit emprisonner, le soumit à la torture en lui versant de l'huile bouillante sur le corps, puis il le fit pendre. Des chrétiens, en cachette, avaient pu faire parvenir à saint Georges le Corps et le Sang du Christ. Son corps fut recueilli par un navire grec qui le transporta en Russie.
26   Saint Anthelme:
Il était né au château de Chignin, en Savoie, non loin de Chambéry, et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang. Mais son bonheur dura peu. Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore saint Anthelme joua de malheur. L'empereur se réconcilia avec saint Anthelme et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince-électeur du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.
27   St Cyrille d'Alexandrie:
Docteur de l'Eglise. Patriarche d'Alexandrie en Egypte, comme l'avait été son oncle, il fut un écrivain fécond et un grand pourfendeur d'hérésies. Il était violent, intransigeant et de tempérament dictatorial. Il contribua de son mieux à persécuter et à faire destituer saint Jean Chrysostome. Il fit fermer les églises des schismatiques d'Alexandrie et chasser les juifs de cette ville. Il ameuta les moines de Nitrie contre le préfet impérial qu'il détestait. Plus que pour ces mérites douteux, sa gloire est sans aucun doute d'avoir été l'âme du concile d'Ephèse, en 431, où fut condamné Nestorius, le patriarche de Constantinople, pour qui le Verbe de Dieu avait habité dans la chair, « comme dans une tente » et n'était pas homme véritablement. C'est le concile d'Ephèse qui proclama la bienheureuse Vierge Marie « Mère de Dieu » ou « Theotokos ». Comme quoi aussi, les mauvais caractères peuvent devenir des saints.
28   Saint Irénée:
Irénée venait d'Asie Mineure, comme beaucoup d'autres dans cette vallée du Rhône. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l'Apôtre. C'est peut-être ce qui lui donna le sens aigu de la tradition dans l'Eglise : transmission d'homme à homme du dépôt de la foi. On le retrouve à Lyon. On ne sait pourquoi, car il ne s'est pas expliqué sur les raisons de son voyage. On ne sait pas non plus comment il échappe à la grande persécution qui décime les Eglises de Lyon et de Vienne. Etait-il en mission à Rome comme on l'a dit ? En tous cas, il succède à saint Pothin l'évêque de Lyon, mort Personne qui témoigne de sa foi, sans la renier, jusqu'à la mort.martyr pendant cette persécution. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Eglises. Un grand danger le préoccupe : les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l'Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l'intégrité de la foi. Saint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l'adversaire, il rédige un important traité « Contre les hérésies » pour réfuter ces doctrines ésotériques. En même temps, il intervient auprès du pape pour l'empêcher d'exclure de la communion de l'Eglise les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l'Eglise romaine. Il n'oubliait pas que son nom signifie « le pacifique ». L'intelligence, la charité et le sens de la Tradition apostolique resplendissent dans ses oeuvres. Il fut le premier grand théologien de l'Eglise d'Occident et mourut peut-être martyr.
29 St-Pierre et St-Paul au dessus de l'église Saints Pierre et Paul:
On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit : « Suis-moi. Tu t'appelleras Pierre. » ou : « Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul, se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime. » Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. » Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise. » Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
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St Georges d'Iviron:
Né à Trialéti en Géorgie, il fut consacré à Dieu au monastère de Jhakhouli et initié aux Saintes Ecritures par son oncle. Attaché ensuite au service d'un noble géorgien de Constantinople, il reçut une instruction grecque très complète auprès des philosophes et des hommes d'Eglise. De retour en Géorgie, il prit l'habit monastique, s'en fut en Terre Sainte et resta quelque temps au monastère Saint Romain d'Antioche. C'est de là qu'il partit pour le mont Athos. Il fut d'abord chargé des plus humbles tâches, mais on reconnut sa science et il se remit aux études, tout en devenant higoumène. Dix ans plus tard nous le retrouvons dans la région d'Antioche, chargé par le roi Bagrat IV de Géorgie de missions diplomatiques. Il repartit ensuite pour l'Athos au monastère d'Iviron (monastère des Ibères ou Géorgiens). Il traduisit les oeuvres des Pères de l'Eglise en langue géorgienne et il est honoré comme l'un des maîtres de la langue et de la littérature géorgiennes. 

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org