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Fêtes catholique en décembre
Date Photo Nom et description

1

  Saint Eloi:
Gallo-romain, « le bon saint Eloi » appartenait à une famille de paysans aisés qui travaillaient eux-mêmes leur domaine, à la différence de tant de grands propriétaires qui les faisaient cultiver par de nombreux esclaves. Il entra comme apprenti orfèvre dans un atelier où l'on frappait la monnaie royale selon les méthodes romaines anciennes. Ses qualités professionnelles allaient de pair avec une scrupuleuse honnêteté. Il a la confiance du roi qui lui demande de résider à Paris, comme orfèvre royal, fonctionnaire de la Trésorerie royale et conseiller à la cour. Nommé « monétaire » (fabricant de la monnaie de l'Etat) à Marseille, il rachètera de nombreux esclaves que l'on vendait sur le port. Rappelé à Paris, il reçoit, entre autres, la commande d'orner les tombes de sainte Geneviève et de saint Denis et réalise des châsses pour saint Germain, saint Séverin, saint Martin et sainte Colombe et de nombreux objets liturgiques pour la nouvelle abbaye de Saint-Denis. En 632, il fonde le monastère de Solignac au sud de Limoges et un an après, dans sa propre maison de l'île de la Cité, le premier monastère féminin de Paris dont il confiera la charge à sainte Aure. Ordonné prêtre, il devient évêque de Noyon et Tournai, un diocèse qui s'étend jusqu'à Courtrai, Gand et la Frise néerlandaise. Il tente, sans grand succès, d'évangéliser la région d'Anvers. Au travers de ses sermons, nous connaissons la situation religieuse de cette époque et les superstitions païennes qu'il rencontre. Il fait sienne la spiritualité de saint Colomban, le moine irlandais, et fonde de nombreux monastères. Nous le trouvons au concile de Chalon-sur-Saône et en Aquitaine, à Uzès et à Marseille. Il meurt en 660, à la veille de partir pour Cahors.
2   Bx Jean Ruysbroeck:
Originaire du village belge dont il porte le nom, il est appelé « Ruysbroeck l'admirable ». Son oncle, prêtre de Sainte-Gudule à Bruxelles se chargea de son éducation. Jean fut ordonné prêtre à 24 ans. Il sera chapelain de Sainte-Gudule vingt-cinq ans durant. Tout en poursuivant ses activités sacerdotales dans la paroisse, il écrivit plusieurs ouvrages mystiques par lesquels il cherche à faire partager son intense vie contemplative : « Les sept clôtures », « La pierre étincelante », « Le royaume des amants ». C'est un regard aigu qu'il pose sur le monde et sur l'Eglise de son temps : il voit la cause de tous les maux dans la pauvreté de la vie intérieure. Mais, dans le même temps, il s'attaque aux illuminés qui cherchent à dévoyer les fidèles et à les entraîner sur les chemins d'une mystique hors de l'Eglise. A 50 ans, il se retire avec quelques amis dans un petit ermitage de la vallée de Groenendal, adopte la règle de saint Augustin et devient prieur d'une petite communauté durant les trente-huit années du restant de sa vie. Il compose beaucoup d'autres ouvrages mystiques : « Les noces spirituelles », « Les sept clôtures », « Le livre de la plus haute vérité », etc. jouant ainsi un rôle important de maître spirituel que l'on vient consulter de loin et que l'on consulte encore, car il est d'une étonnante actualité.
3 St-François Xavier Saint François-Xavier:
Sixième enfant d'une famille de grande noblesse et de petites ressources, il quitta la Navarre pour faire ses études à l'Université de Paris. Il partageait sa chambre avec un étrange étudiant, âgé de 40 ans, Ignace de Loyola. Au début, François-Xavier supporta mal le caractère du compagnon de résidence que la pauvreté lui imposait. Longtemps il résista à l'ardeur évangélique de cet homme de feu, mais, avec lui, le 15 août 1534, il prononce ses voeux et fonde avec lui la Compagnie de Jésus, les Jésuites. Lorsque le Pape demande des missionnaires pour l'Inde, François-Xavier dit simplement : « Eh bien, me voici ! » Pendant une dizaine d'années, il travaillera à la conversion des pêcheurs de perles, mais il se sent appelé pour porter plus loin l'Evangile et c'est ainsi qu'en 1546, il part à Ceylan, puis il est en Extrême-Orient où il fonde les premières communautés chrétiennes au Japon. Son désir de propager l'Evangile de Jésus Christ est si grand qu'il projette d'aller en Chine, mais il meurt à Sancian, avant de pouvoir traverser la mer qui l'en sépare.
4   Saint Jean Damascène:
Jean Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes. Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem. Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère. Son principal écrit, la « Source de la connaissance », résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des images saintes lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux tropaires, des hymnes et des poèmes. C'est lui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur. Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Eglise en 1890.
5   Saint Sabas:
Né en Cappadoce, il entra tout jeune dans un monastère de cette région. A 18 ans, le voilà parti pour Jérusalem. Il rêve de solitude et pour cela s'en va rejoindre saint Euthyme qui l'envoie faire un stage de vie communautaire à la laure de saint Théoctiste, près de la Mer Morte : « La vie solitaire n'est pas faite pour cette jeunesse » pense saint Euthyme. Dix ans durant, Sabas apprend à être moine. Puis il s'établit dans une grotte, seul devant Dieu durant la semaine, avec ses frères pour la liturgie du dimanche. Mais de nombreux moines le rejoignent car « la sainteté attire les disciples comme le miel attirent les ours ». Il doit fonder la Grande Laure. A 55 ans, le patriarche de Jérusalem le nomme archimandrite des ermites de Palestine. Les controverses théologiques divisent ses moines. Lui-même soutient le concile de Chalcédoine. Il se fait le promoteur d'un monachisme modéré, obtient de l'empereur l'abolition des impôts sur les artisans et fait indemniser les pauvres paysans. Ses reliques qui, lors des invasions arabes, avaient été conduites à Venise, ont été rendues par Paul VI aux moines du couvent de Mar Saba (saint Sabas) en 1965.
6   Saint Nicolas de Myre:
Nous ne savons que peu de choses de lui. Il naquit en Asie Mineure, devint évêque de Myre et, à ce titre, il assiste et souscrit au concile de Nicée en 325. Par contre, sa vie posthume est beaucoup plus riche, grâce aux légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants. Son tombeau devient un lieu de pèlerinage, d'abord à Myre, puis à Bari en Italie où ses reliques furent transportées au XIe siècle pour les protéger des Musulmans. Chaque année, des délégations des Eglises orthodoxes, particulièrement de Russie, viennent se joindre au pèlerinage des catholiques latins, en une rencontre oecuménique significative. Le « bon saint Nicolas » est invoqué aussi bien en Orient où il est le patron des Russes, qu'en Occident où il est le patron des enfants et, si l'on peut parler ainsi, l'ancêtre du Père Noël.
7   Saint Ambroise:
Cet avocat célèbre avait une si grande personnalité qu'il devint gouverneur de la province de Milan. Il découvrit Jésus Christ et il n'était encore que catéchumène lorsque, de passage dans sa ville, il fut élu évêque par acclamation du peuple. Il est alors immédiatement baptisé, ordonné prêtre, consacré évêque en peu de temps. Saint Ambroise est un véritable évêque, soucieux de la rectitude de la foi et de la paix sociale. Ses relations avec les empereurs successifs qui favorisent tantôt les catholiques, tantôt les hérétiques ariens, sont mouvementées. En 390, l'empereur Théodose fait massacrer toute une partie de la population de Thessalonique pour arrêter des émeutes. Pour cette raison, saint Ambroise lui refusera l'accès de son église à Milan, exigeant qu'il se soumette d'abord à la pénitence publique de l'Eglise. L'empereur, subjugué, obéit et, depuis ce jour et après des mois de pénitence, Théodose ne communiera plus dans le sanctuaire avec les prêtres (selon le privilège impérial), mais au milieu des laïcs. Saint Augustin doit, en partie, à saint Ambroise, sa conversion, lui qui, en cachette, épiait ses sermons, écoutait sa pensée, admirait la parole de ce grand orateur. Saint Ambroise avait un grand souci de belles liturgies. Il introduisit dans l'Eglise latine l'usage grec de chanter des hymnes qui étaient à la fois des prières, des actions de grâce et des résumés du dogme. Il en composa plusieurs que nous chantons encore aujourd'hui : « Aeternae rerum conditor » – « Deus creator omnium » (Dieu créateur de toutes choses).
8 La vierge Marie Fête de la Vierge Marie:
Depuis toujours, les Eglises d'Orient fêtaient la pureté originelle de Marie, en une fête de « la Conception de la sainte Mère de Dieu » le 9 décembre ou, plus exactement, la fête de la conception de Marie dans le sein de sainte Anne. Les Latins l'adoptèrent progressivement à partir du 10ème siècle, mais saint Bernard, saint Bonaventure, comme saint Thomas d'Aquin se refusaient encore à admettre cette « Immaculée Conception ». Saint Jean Duns Scot fut le premier à la faire triompher et à faire s'y rallier la Sorbonne de Paris. Les papes intervinrent maintes fois au cours des siècles pour imposer silence à cette querelle jusqu'au jour où Pie IX la définit comme un dogme de foi, en 1854 : « Dès le premier instant de sa conception, par grâce et privilège uniques du Dieu Tout-Puissant, la bienheureuse Vierge Marie a été préservée du péché originel. » Comme au premier jour de la Création quand Adam et Eve sortaient des mains du Créateur, la mère de son Fils était là, minuscule cellule humaine pourvue d'une âme toute sainte. Elle est ainsi « devenue la gloire de notre nature pécheresse ».
9   Saint Pierre Fourier:
Fils d'un marchand lorrain, il fit de bonnes études. A vingt ans, il entra chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin. Prêtre, il récusa la charge de professeur de théologie pour devenir curé d'une petite commune où dominaient les protestants, au point qu'on appelait sa paroisse de Mattaincourt « la petite Genève ». Mais cela ne le décourageait pas. Il réorganise sa paroisse, fonde une caisse de secours mutuel pour venir en aide aux plus pauvres, crée une association pour l'éducation des filles, animée par Alix Le Clerc, association qui deviendra en 1628 la Congrégation Notre-Dame. Il se voit confier la réforme des Chanoines de Saint Augustin dont il devient le supérieur général. Pendant le même temps, il parcourt la région pour prêcher, passe ses nuits à écrire des lettres. En 1636, Richelieu l'exile en Franche-Comté où il terminera ses jours.
10   Sainte Léocadie:
Vierge et martyre. Elle est la patronne de Tolède de temps immémorial. Mise en demeure de renier sa foi, elle fut fouettée publiquement, dévêtue comme une esclave pour l'humilier, elle qui était de condition noble. Elle fut jetée ensuite, inanimée, dans un cachot, jusqu'à en mourir. Nous connaissons, sous son vocable, une ancienne basilique reconstruite en son honneur en 618. De nombreux documents liturgiques lui donnent le titre de « confesseur du Christ », en particulier « l'oracional visigodo » qui contient vingt-neuf prières à « l'illustre confesseur Léocadie ».
11   Saint Damase:
Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient. En même temps, il œuvre en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l'Eglise, et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l'Italie. Il aura l'audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible : ce sera la Vulgate. Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leurs tombes, il composa et grava des épigrammes qui font de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il se fit humblement enterrer dans une église voisine.
12 Notre-Dame de Guadalupe

Notre-Dame de Guadalupe:
Juan Diego Cuauhtlatoazin n'était qu'un pauvre indien aztèque qui vivait à vingt kilomètres au nord de Tenochtitlan, actuellement Mexico. Il se convertit entre 0524 et 1525 et fut baptisé par le frère franciscain Toribia de Benaventé appelé par les indiens »Motolina », » le pauvre ». Juan perdit sa femme en 1529. Chaque samedi et chaque dimanche il se rendait avant l'aube à la messe et aux classes d'instruction religieuse et c'est au cours d'une de ces marches vers Tenochtitlan qu'il rencontre la Vierge Marie, au lieu-dit maintenant « Capilla del Cerrito ». La première eut lieu en décembre 1531. La Vierge lui adressa la parole dans sa langue. Il avait alors 57 ans et à partir de ce jour, il laissa tout pour vivre au lieu même des apparitions et propager sa dévotion à ses concitoyens. Il mourut le 30 mais 1548. Jan Paul II le déclara bienheureux le 6 mai 1990 dans la basilique de Guadalupe. Toute l'Amérique Latine, du Mexique en Argentine, l'honore et la prie comme leur protectrice.

13 Sainte-Lucie Sainte Lucie:
Vierge et martyre à Syracuse, elle est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l'ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s'étendit jusqu'en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l'hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa « Passion » date du 5ème voire du 6ème siècle et beaucoup de détails y sont légendaires : enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance ; attelée à deux bœufs pour l'écarteler, ils ne purent bouger ; mise sur un bûcher, les flammes s'éloignèrent d'elle. Ses reliques, vénérées à Syracuse, ont été transportées d'abord à Constantinople et sont actuellement à Venise.
14 St-Jean de la Croix St Jean de la Croix:
Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l'hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d'entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l'envoient à l'université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l'Ordre, faite d'austérité et de prière, mais il n'essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d'Société d'hommes et de femmes qui s'engagent par voeux à suivre le Christ.ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d'Avila. Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d'absolu. Il devient ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l'emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le « Cantique spirituel ». Il finit par s'enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix une période d'activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l'étroit sentier de la parfaite docilité à l'Esprit Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilités, tout en désirant la parfaite ressemblance d'amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin « se déchire la toile de cette vie » : il entre dans la vision de Dieu et va chanter matines au ciel.
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Bse Virginie Bracelli:
Italienne originaire de Gênes, elle doit épouser un jeune vaurien, malgré son ardent désir de devenir religieuse. Veuve très tôt, elle se consacre aux enfants abandonnés, aux vieillards et aux malades. Une fois ses deux filles mariées, elle fonde l'Institut des Auxiliaires des Dames de la Miséricorde. Elle fut béatifiée en 1985.

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Saint Modeste:
Archevêque de Jérusalem. Il connut la destruction de la Ville Sainte par les Perses en 614. Soumise au pillage systématique pendant trois jours, la ville fut très grandement brûlée. Le patriarche Zacharie et des milliers de chrétiens furent envoyés en exil vers la Perse. La relique de la Vraie Croix fut également emportée. Saint Modeste put rester sur place. Il s'employa à ensevelir des milliers de morts, à restaurer les Lieux Saints, et, grâce à l'aide généreuse du patriarche d'Alexandrie, il put aider tout un peuple sans ressources. Le patriarche Zacharie revint après 15 années d'exil. Saint Modeste resta près de lui et lui succéda.

17   Sainte Yolande:
ou Yolende. Fille de Marguerite de Courtenay, elle refusa la situation à laquelle son rang lui donnait droit. Lors d'un voyage à Luxembourg, elle entra dans le monastère des Dominicaines, contre le gré de sa mère qui s'efforça brutalement de la traîner hors de l'église. Yolande, s'étant échappée, s'enferma dans un caveau. Mais, revenant sur sa décision devant l'insistance maternelle, elle retourna chez elle, tout en gardant présente sa décision. Sa mère enfin l'accepta et Yolande put revenir au monastère de Marienthal où, élue prieure, elle fut pendant vingt-cinq ans le modèle de toute la communauté.
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Saint Gatien de Tours:
Envoyé de Rome à Tours pour être son premier évêque, selon une tradition qui le fait venir au premier siècle. En fait l'évangélisation commença à la fin du 3ème siècle. Tout d'abord traité avec méfiance et dureté par les habitants de la région, il les convertit peu à peu par sa douceur et sa persévérance. Il fut honoré comme un saint par son successeur, saint Lidoire (337-371). Saint Martin vint en pèlerinage sur le tombeau de saint Gatien. 

19  

Sts Martyrs du Tonkin:
C'étaient de pauvres laboureurs et des artisans de la campagne vietnamienne. Une mission dominicaine s'était fixée dans leur village, et ils avaient pris au sérieux les promesses faites à leur baptême. Augustin Moï; Etienne Vinh et Thomas Dé étaient entrés dans le Tiers Ordre de saint Dominique. Dominique Uy et François Xavier Mau assuraient le catéchisme à la mission. Vint le temps de la persécution ordonnée par l'empereur Minh Mang. On les arrête et on les somme de piétiner le crucifix et les saintes images. Ils refusent. Prisonniers durant un an, ils en profitèrent pour évangéliser les prisonniers de droit commun qui partageaient leur détention. On finit par étrangler ces « dangereux fauteurs de troubles ».

20  

St Jean de Cronstadt:
Son père était sacristain dans un petit village des environs d'Archangelsk, dans l'extrême nord de la Russie. Jean aimait les longues liturgies. Il poursuivit ses études à l'Académie théologique de Saint-Pétersbourg et, malgré bien des peines, il servait Dieu joyeusement. Attaché à la cathédrale de Cronstadt, il évangélisa ce port de guerre où se mêlaient l'injustice sociale, la misère et la dégradation morale. Pendant 32 ans, il y mena ce ministère pastoral, y ajoutant l'éducation des enfants et puisant sa force dans la liturgie. Bientôt les foules vinrent à lui. La poste même dut ouvrir un service spécial pour lui distribuer les lettres qu'il recevait. Apôtre de la communion fréquente, il voyait venir à lui tant de gens pour se confesser qu'il accepta la confession publique. A tous, il communiquait la grâce de la présence du Christ.

21  

Saint Pierre Canisius:
Au temps où la Réforme s'étendait sur l'Europe, secouant fortement l'Occident chrétien, les familles catholiques confirmaient leur foi en l'Eglise romaine par un attachement résolu et déterminé. Pierre Kanijs est né à Nimègue, aux Pays-Bas, dans l'une de ces familles. Les solides études qu'il fit à Cologne affermissent davantage encore ses convictions et lorsqu'il rencontre Pierre Favre, compagnon de saint Ignace de Loyola dès la première heure, il se décide à entrer dans la Compagnie de Jésus. Il passera désormais toute sa vie à lutter contre l'influence de Luther. Il prêche dans son pays, puis en Allemagne et en Suisse, partout où l'envoient ses supérieurs. Il traduit les Pères de l'Eglise, trop oubliés à l'époque, et auxquels Luther ne veut se référer à aucun prix. Il rédige un catéchisme qui connaîtra un succès fabuleux. Tout de suite les Pères du Concile de Trente font appel à ses compétences. S'il combat la Réforme, il est douceur et tendresse pour les réformateurs protestants. Conscient des faiblesses de l'Eglise catholique, il est convaincu que le renouvellement de l'Eglise, terme qu'il préfère à réforme, doit passer par la lutte contre l'ignorance du clergé et des fidèles. A l'époque où l'imprimerie n'engendre que la méfiance, puisqu'elle fut l'un des instruments de la contestation, il en use abondamment. Le progrès doit être mis au service de Dieu. Il rendra son dernier souffle à Dieu, en Suisse, à Fribourg. Il a été proclamé docteur de l'Eglise.

22  

Ste Françoise Xavière:
Françoise-Xavière Cabrini était la treizième enfant d'une famille aisée de la banlieue milanaise. Elle rêvait, comme beaucoup à l'époque, de la Chine. Elle voulait y être missionnaire. Mais en attendant, il lui fallait gagner sa vie. Elle se fit institutrice, mais elle n'oubliait pas l'Extrême-Orient. Elle se présenta dans plusieurs congrégations religieuses féminines qui toutes lui répondent : « Postulante de santé trop fragile. » Alors, elle passe outre et fonde une congrégation : « Les Soeurs missionnaires du Sacré-Coeur. » La Chine, pense-t-elle, se profile à l'horizon. Les voies de Dieu sont autres. Le Pape Léon XIII lui demande d'accompagner les émigrants italiens qui traversent l'Atlantique, misérables, déracinés, abandonnés, pauvres. Elle part avec eux. Pour eux, elle fonde des écoles et des hôpitaux. La providence aplanit les difficultés. « La mère des émigrants » meurt d'épuisement à 67 ans.

23   St David d'Arménie:
Fils d'un père perse et d'une mère arménienne de religion musulmane qui demeuraient en Perse centrale, il fit campagne en Arménie dans l'armée perse. Retrouvant les racines de son peuple et admirant sa foi, il prit la décision de se convertir. Il eut l'accord du gouverneur. Il vécut ainsi en paix jusqu'à l'âge de soixante ans. Vint un nouveau gouverneur en 693, fanatiquement hostile aux chrétiens. Il somma David de revenir à l'islam. Devant son refus, il le condamna à mourir crucifié.
24  

St Charbel Makhlouf:
Il naquit dans un village de la montagne du Liban, d'une famille pauvre, et fut baptisé dans l'Eglise maronite. Orphelin très jeune, sa famille s'oppose à sa vocation religieuse. Il fugue et se réfugie au monastère Saint-Maroun d'Innaya. Après 20 années monastiques, il se retira solitaire dans un ermitage proche et passa les vingt-trois dernières années de sa vie absorbé en Dieu, s'adonnant à la pénitence et à la prière, mais aussi recevant les fidèles qui cherchaient Dieu auprès de lui. Il sut équilibrer sa vie entre l'ascèse, le travail et la pauvreté, la centrant sur l'adoration et la communion eucharistique. Sa vie était si perdue en Dieu qu'il faisait des miracles sans s'en rendre compte. Comme ce soir, par exemple, où, distrait, il versa de l'eau dans sa lampe à huile. Elle ne s'éteignit pas, mais au contraire brûla toute la nuit. Son tombeau devint aussitôt un lieu de pèlerinage et de guérisons sans nombre. Il est un des saints les plus populaires du Liban.

25 Jésus Emmanuel

Saints et Saintes Emmanuelle, Emmanuel, Manuela, Manuel:
Aujourd'hui nous célébrons la naissance à Bethléem de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, Fils de Dieu, conçu selon la chair par l'action de l'Esprit Saint, dans le sein de la toujours Vierge Marie. « Emmanuel », « Dieu avec nous », tel est le nom prophétique qu'avait reçu Jésus de la part d'Isaïe (Is 7, 14). C'est pourquoi l'on fête aujourd'hui tous ceux qui portent le nom d'Emmanuelle, Emmanuel, Manuela, Manuel.

26 St-Étienne

Saint Etienne:
Etienne, qui porte un nom grec (stephanos, le couronné), apparaît parmi les disciples des apôtres dans la première communauté chrétienne de Jérusalem. Quand des disputes (ce sont les premières mais, hélas pas les dernières dans l'histoire de l'Eglise) s'élèvent au sujet des veuves hellénistes et des veuves juives, on pense tout de suite à lui et il devient le premier des sept diacres chargés du service des tables. Il s'en acquitte à merveille sans pour autant se trouver exclu du service de la Parole. Ce n'est pas en effet pour son service de charité qu'il est arrêté mais bien pour avoir, devant des représentants de la synagogue des Affranchis, proclamé avec sagesse l'Evangile de Jésus, le Christ. On le conduit devant le sanhédrin. Il parle. On l'écoute longuement sans l'interrompre. Toute la prédication des apôtres défile dans son discours qui se termine par une vision divine : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'Homme debout à la droite de Dieu. » C'en est trop. On se saisit de lui, on l'entraîne, on le lapide sous les yeux d'un certain Saul. Etienne meurt comme son Maître, pardonnant et s'abandonnant entre les mains du Père. Il est le premier martyr et, de ce grain tombé en terre, le premier fruit sera la conversion de Saul sur le chemin de Damas, pour qui le ciel s'est ouvert aussi. Paul en fut aveuglé parce qu'il n'avait pas encore reçu la grâce du baptême.

27 St-Jean Apôtre

Saint Jean:
Un homme avait deux fils, comme lui pêcheurs sur le lac de Tibériade. Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ne manquaient pas de personnalité : on les appelait « fils du tonnerre ». Grande était leur soif spirituelle. C'est pourquoi ils s'attachèrent à l'enseignement de Jean le Baptiste : « Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi. » Aussi, quand le Baptiste dit un matin, en leur montrant Jésus de Nazareth : « Voici l'agneau de Dieu », Jean suivit cet homme. Jacques dut hésiter encore. Lorsque quelques jours après, Jésus dit aux deux frères qui maillaient leurs filets : « Venez avec moi », Jacques et Jean suivirent le Maître. Jean était jeune. Il avait un grand amour du Christ. Il pensait que celui du Christ était plus grand encore. Alors il s'appela « le disciple que Jésus aimait ». Il fera partie du petit groupe des fidèles d'entre les fidèles. Il est sur le mont Thabor lors de la Transfiguration, à la Cène, tout contre Jésus, et au Calvaire, le seul parmi les apôtres, au pied de la croix. C'est là que Jésus lui confie Marie, sa mère. Selon la tradition de l'Eglise catholique, c'est toute l'Eglise qui est confiée à la Mère de Dieu. Au matin de Pâques, il court et précède Pierre au tombeau : « Il voit, il croit. » Une tradition ancienne veut que Jean ait vécu ensuite à Ephèse avec Marie, qu'il y ait écrit le quatrième évangile, qu'un séjour à Patmos ait été l'occasion d'une révélation qui devint l'Apocalypse, qu'enfin, lorsqu'il fut vieux, il n'ait su que rabâcher l'essentiel de ce que le Christ lui avait enseigné et donné de découvrir : « Dieu est amour. Aimez-vous les uns les autres. »

28  

Les Saints Innocents:
C'étaient de tout petits enfants, ils avaient à peine 2 ans pour les plus âgés : l'âge de la crèche, pas même de la maternelle. Pour leurs pères et leurs mères, ils étaient des merveilles, des enfançons qu'on élève encore contre sa joue et que l'on fait bénir par le premier prophète qui passe. Voulant atteindre le roi d'Israël, ce sont les petits qu'Hérode fait tuer, les premiers accueillis par le Dieu d'Amour qui vient sauver les hommes. Ils sont incapables de parler. Mais aux yeux du Christ, c'est l'existence et non l'âge qui offre la liberté d'entrer dans l'Eglise.

29  

St Thomas Beckett:
Il était né à Londres d'une famille normande. Il fit de bonnes études à Londres et à Paris et le roi Henri II Plantagenêt choisit ce brillant sujet comme chancelier. Enchanté de son administration, il le fait nommer archevêque de Cantorbéry, pensant ainsi résoudre les difficultés qu'il connaît avec les évêques de son royaume. Thomas change du tout au tout. De fastueux, il devient ascétique ; de servile, il se trouve bientôt en conflit avec le roi, qui veut imposer sa loi par-dessus celle de l'Eglise romaine. Il invite les pauvres à sa table et prend l'habit de moine. La querelle s'envenime au point qu'il doit s'enfuir en France. Il rejoint alors l'abbaye cistercienne de Pontigny, en Bourgogne. Il regagne Cantorbéry en novembre 1170, et c'est là que, dans sa cathédrale, peu avant Noël, quatre familiers du roi vont l'abattre devant l'autel après qu'il eut refusé de lever les excommunications qu'il avait portées contre les évêques trop dociles à l'égard du roi.

30   Saint Gédéon:
Né dans une famille pauvre d'un village près de Volos en Grèce, il fut placé par ses parents chez un de ses oncles qui tenait un bazar. C'est là qu'il fut enlevé par un musulman pour être employé dans son harem. Le jeune garçon devint musulman sous le nom d'Ibrahim. Torturé par les reproches de sa conscience, il s'enfuit, et ses parents le cachèrent en Crète d'où il s'embarqua trois ans plus tard pour la sainte montagne de l'Athos. Mais il voulut expier publiquement sa faute et il obtint de ses supérieurs de s'engager sur la voie du martyre volontaire. Il revint à la demeure de son ancien maître musulman et lui reprocha de l'avoir forcé à trahir sa foi. Arrêté, il fut pris pour un fou. Bastonné, il fut libéré et retourna à l'Athos. Un an plus tard, il revint en Thessalie et confessa encore le Christ. Arrêté, il fut condamné à avoir les membres tranchés à la hache. Il fut d'abord promené nu sur un âne dans un spectacle grotesque pour l'humilier. Puis étendu, on lui trancha, un à un, les quatre membres sans qu'il prononce un seul gémissement. Il resta ainsi jusqu'au soir, vivant encore, et fut jeté dans la fosse d'aisance du palais où il trouva la mort. Les chrétiens rachetèrent son corps pour le vénérer.
31 St-Sylvestre

St Silvestre:
Il fut le premier pape de la paix constantinienne. Il est souvent accusé d'avoir été trop effacé dans ses interventions, ne venant ni au concile d'Arles (314), ni au concile de Nicée (325), mais il les confirma par ses légats. Ces réticences avaient peut-être pour raison qu'ils n'étaient pas convoqués par le Pape lui-même, mais par l'empereur Constantin. Il fut très respectueux de l'autonomie des Eglises orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale. C'est sous son pontificat que Constantin fait édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, la basilique de Saint-Laurent. Saint Silvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements. Il aménagea les catacombes. Il eut la tâche d'organiser l'Eglise dans une société enfin pacifiée. Il est un fait indéniable : il reste l'un des premiers confesseurs non martyrs dont le culte fut établi très tôt à Rome.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org