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Fêtes catholique en avril
Date Photo Nom et description

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  Ste Marie l'Egyptienne:
Dans le désert proche de Jérusalem se trouvait le tombeau d'une ermite, une solitaire. Autour de ce fait historique s'est constituée une des légendes hagiographiques les plus populaires des premiers siècles. Marie aurait été une courtisane d'Alexandrie. Un groupe de pèlerins venant de Lybie se rendait en Terre Sainte. Elle les accompagnait pour des motifs « professionnels ». Arrivée devant le Saint Sépulcre du Christ, elle ne put y entrer. Bouleversée, elle va se prosterner devant une icône de la Mère de Dieu et la supplie de la faire admettre dans l'église pour y vénérer la croix. La Mère de Dieu obtient à la fois l'entrée de Marie au Saint Sépulcre et sa conversion. Marie gagne alors le désert où elle vivra, pénitente, quarante sept ans, dit-on, avec quelques petits pains seulement de temps à autre.
2   St François de Paule:
Confesseur. Considéré par ses parents comme l'enfant d'un miracle accompli par le Poverello, saint François d'Assise, il en reçut le prénom. François Martotelli est né dans la ville de Paola, en Calabre, d'où son nom. Tout jeune, il entre chez les Cordeliers (une branche de la famille franciscaine). Il s'y distingue bien vite par des grâces exceptionnelles, comme de se retrouver en deux endroits en même temps. Après un pèlerinage, il se retire dans une grotte à quelque distance du couvent. D'autres solitaires le rejoignent : ils deviendront en 1460, l'Ordre des Minimes, religieux voués à l'humilité. François continue bonnement ses humbles excentricités : on dit qu'il traversa le détroit de Messine en marchant sur la mer. Sur injonction du pape Sixte IV, il se rend à Plessis-lès-Tours, au chevet du roi de France Louis XI. Après le décès du monarque, le fondateur va rester un quart de siècle à la cour de France. Affectueusement surnommé « le bonhomme » par le peuple qui le vénère, ce simple frère laïc bénit inlassablement cierges et chapelets. Pourtant il gouverne à merveille la vie spirituelle des prêtres, évêques et rois.
3   St Richard de Chichester:
Confesseur et évêque de Chichester. Gentleman anglais, né à Wiche, dans le Worcestershire, le second fils des châtelains locaux se montre d'abord secourable à ses parents ruinés, en travaillant à la ferme familiale. Devenu adulte, il peut enfin assouvir sa passion des études à Oxford, Paris et Bologne, les trois perles universitaires de l'époque. En 1235, il devient chancelier de l'université d'Oxford. Il n'a pas 40 ans. Juriste réputé, le voilà conseiller des trois archevêques successifs de Cantorbéry, dont Edmond Rich et Boniface de Savoie. Il défend l'indépendance de l'Eglise face au pouvoir royal. Tardivement ordonné prêtre en France, il est d'abord curé de paroisse avant de redevenir chancelier de l'archevêque. Promu évêque de Chichester, chef-lieu du Sussex occidental, il y restera une décennie, persécuté par Henri III, mais vénéré de ses diocésains.
4   St Isidore de Séville:
Evêque et confesseur. Son père Severianus avait dû fuir Carthagène devant les Wisigoths qui, non contents d'être des barbares, avaient adopté l'hérésie arienne et persécutaient les catholiques. Il se réfugia à Séville. Ses quatre enfants deviendront des saints : Léandre, Florentine, Fulgence et Isidore. A la mort de ses parents, Isidore est encore bien jeune, mais son frère aîné, Léandre, devenu évêque de Séville, l'élève comme un fils. Isidore se nourrit, se gave, des livres dont regorge la bibliothèque fraternelle. En 599, à la mort de Léandre, Isidore lui succède comme évêque de Séville. Il présidera des conciles et travaillera à la conversion des Goths à la vraie foi. Son « Histoire des Goths » nous est très utile car, sans elle, nous ne saurions presque rien des Goths et des Vandales. Tout en gouvernant avec un grand dévouement son diocèse, il écrit sans relâche. Toutes les richesses de la culture classique qui ont enchanté sa jeunesse, il les sent menacées par les invasions barbares. Or ce sont des trésors qui peuvent être utiles pour une meilleure compréhension des Ecritures. Il rédige donc de très nombreux ouvrages, dont le plus connu, les « Etymologies » (De l'origine des choses), est une encyclopédie qui transmettra aux siècles suivants l'essentiel de la culture antique. C'est à lui, avant les Arabes, que l'Occident doit sa connaissance d'Aristote. Ce sera une des bases des études en Occident jusqu'à l'époque de la Renaissance. Il occupa le siège épiscopal de Séville durant quarante ans, y fonda de grands collèges et influença les conseils royaux. On le considère aussi comme l'un des initiateurs de la liturgie mozarabe. Il meurt dans sa cathédrale, étendu sur le sol, tout en continuant de parler à l'assistance.
5 St-Vincent Ferrier Saint Vincent Ferrier:
Confesseur. Né à Valence en Espagne, Vincent entre chez les dominicains à 17 ans. En ce temps-là, l'Eglise d'Occident était déchirée par le Grand Schisme : un pape à Avignon, un pape à Rome. Maître en théologie, Vincent soutient d'abord les papes d'Avignon. Mais pour que se fasse l'unité, il adjura Benoît XIII, dernier pape avignonnais, de renoncer à sa charge pour que l'Eglise puisse se rassembler autour d'un nouveau Pape. Prédicateur populaire, il sillonne la France, l'Italie et la Suisse. Les foules le suivent. Il les exhorte à se convertir : le retour du Christ est proche, les calamités du temps (la Grande Peste !) l'annoncent. Vincent est, dans l'imagination populaire, « le prédicateur de la fin du monde ». Il meurt à Vannes, en Bretagne. Partout où il a prêché, les populations, qui le vénéraient déjà de son vivant, l'invoquent après sa mort.
6   Saint Marcellin:
Quand les empereurs romains persécutaient les chrétiens, beaucoup sacrifièrent leur vie ou leur liberté pour la foi. Mais il y en eut, même des prêtres, qui renièrent le Christ, la mort dans l'âme sans doute, mais par peur ou par faiblesse de caractère. Quand revint la paix de l'Eglise, on se posa la question suivante : fallait-il réintégrer dans l'Eglise et dans le sacerdoce ceux qui avaient abjuré leur foi sous la menace ? Les donatistes (du nom de leur meneur, Donat) jugeaient que non. Quand l'Eglise choisit de faire miséricorde, ils firent sécession. Un siècle plus tard, la guerre civile entre catholiques et donatistes durait toujours dans la province d'Afrique. L'empereur Honorius chargea alors le légat impérial Marcellin d'organiser une conférence contradictoire entre les deux partis. C'était un homme très cultivé, et ce fut pour répondre à ses questions que saint Augustin écrivit plusieurs de ses ouvrages dont « De la rémission des péchés ». La conférence de 410 à Carthage, que Marcellin préside avec équité malgré les pressions, condamne les donatistes. Ils ne lui pardonneront pas. Peu après, ils accusèrent le fidèle fonctionnaire romain de complot contre l'empereur. Malgré les interventions de saint Augustin, son ami, qui lui dédie « La Cité de Dieu », le légat sera exécuté à Carthage en 413.
7 St-Jean Baptiste de la Salle St Jean-Baptiste de la Salle:
Confesseur. Né à Reims dans une famille bourgeoise, il est chanoine à 16 ans au chapitre de la cathédrale. Son avenir est assuré. Il est jeune séminariste quand il doit prendre en charge ses six frères et soeurs plus jeunes, à la mort de ses parents. A cause de ces responsabilités familiales, il hésite à poursuivre jusqu'au sacerdoce. Poussé par son père spirituel, il accepta de devenir prêtre à 27 ans. L'éducation de la jeunesse le passionne. Il ouvre des écoles gratuites pour les petites filles, puis pour les petits garçons. Pour les éduquer, il fonde une congrégation : les Frères des Ecoles chrétiennes. Pour s'y consacrer, il renonce à sa charge de chanoine qui lui assurait des ressources et distribue aux pauvres sa part d'héritage. Le bon bourgeois rémois partagera désormais la pauvreté de ses frères. Malgré les procès que lui font les maîtres d'écoles pour concurrence illicite, malgré les contradictions à l'intérieur même de son Ordre, saint Jean-Baptiste poursuit son oeuvre, inventant une spiritualité et une pédagogie nouvelles. C'est ainsi que l'apprentissage de la lecture se fait, dans ses écoles, non sur le latin, mais sur le français ! Au milieu des tribulations, l'oeuvre s'étend à travers la France et aujourd'hui encore, à travers le monde. Il meurt un Vendredi Saint, lui dont le coeur, des années durant, avait été transpercé par les trahisons et les calomnies. Le pape Pie XII l'a déclaré « patron de tous les éducateurs chrétiens ».
8   Sainte Julie Billiart:
Vierge. A 7 ans, elle transmettait déjà le catéchisme à ses camarades. A 16 ans, elle travaillait aux champs pour venir en aide à ses parents. Paralysée à 22 ans, elle fonda, malgré cela, la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame pour l'enseignement et l'éducation des jeunes filles pauvres. Des difficultés avec les autorités diocésaines l'obligèrent à transférer sa communauté d'Amiens à Namur.
9   Saint Acace:
Evêque et confesseur. Il était évêque d'Amida en Mésopotamie (Irak).En 419, l'empereur Théodose II l'envoie en ambassade auprès du roi des Perses. Le premier fruit de cette ambassade sera la réunion, par le catholicos nestorien, d'un concile des Eglises perses. En 421, la guerre éclate entre les deux empires. 7 000 Perses sont faits prisonniers par les Byzantins. Ces prisonniers meurent de faim car leur nombre est trop grand. L'évêque Acace vend les vases sacrés de son église pour payer leur rançon et les libère. Beaucoup en deviendront chrétiens. Reconnaissant, le roi de Perse, Bahram V, cesse de persécuter les chrétiens nestoriens de son empire. C'est encore Acace qui lui sera envoyé pour négocier la paix en 422.
10   St Fulbert de Chartres:
Confesseur. Nous connaissons l'origine germanique de son nom : « Fulc » peuple et et « Bert » brillant. Tel fut bien l'évêque carnute, à la fois musicien, savant et hagiographe. On ne sait d'où il vient, mais on sait que Gerbert fut son maître à l'école de Reims. Gerbert devint pape sous le nom de Sylvestre II. Celui qui est le « pape de l'an mille » le fait venir à Rome. Précepteur du fils du roi Hugues Capet, il fonde à Chartres une école appelée à une grande notoriété. On n'y apprend pas seulement la théologie, mais encore la géométrie, la médecine, la philosophie. Nombreux et fidèles seront ses disciples. Le roi le fait nommer évêque de Chartres en 1007. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l'indépendance de l'Eglise, mais aussi de paix et de concorde, dans le respect des personnes. C'est ainsi qu'il cherche à réconcilier le comte de Blois avec le roi de France. En 1020, la cathédrale de Chartres disparaît dans les flammes. Fulbert se démène pour financer la construction d'une nouvelle basilique. La crypte en subsiste encore. Ses dons musicaux furent mis au service de la liturgie et au service du culte marial qu'il contribue à développer ; Notre-Dame était souveraine à Chartres.
11   St Stanislas de Cracovie:
Martyr. « Sois et glorifie (Dieu) » s'exclama son père à sa naissance, d'où l'origine de son nom. Celui qui le porta devait glorifier Dieu par toute sa vie. Après ses études à Cracovie et à Gniezno, il part durant sept années pour les compléter chez les bénédictins de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Il noue ainsi des liens particuliers entre l'Eglise de Pologne et l'Eglise de France. C'est à Paris qu'il découvre la réforme de Cluny qui germait à peine. De retour en Pologne, il devient le prédicateur infatigable de cette réforme. A 36 ans, il est élu évêque de Cracovie. Il aime ses prêtres et, chaque année, il tient à rendre visite à chacun d'eux. Soucieux de la foi de l'Eglise de Pologne, alors à peine centenaire, il n'hésite pas à rappeler à l'ordre le roi Boleslas dit le Cruel, débauché sans vergogne. L'évêque l'excommunie et lui interdit l'entrée dans les églises tant qu'il ne se sera pas repenti. Cela lui vaudra le martyre. Le roi en personne l'égorge au pied de l'autel alors qu'il célébrait la messe. Ainsi glorifie-t-il Dieu une dernière fois. Il est le patron de la Pologne.
12   Saint Jules:
Pape. Il travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin. Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale. Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. Le plus célèbre d'entre eux fut celui que le Pape Jules Ier réunit à Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) Au moment où le patriarche d'Alexandrie, saint Athanase, était exilé, le pape saint Jules le soutint et le rencontra à Rome.
13   Saint Martin 1er:
Pape. Né en Toscane, ordonné diacre à Rome, il est nommé bientôt apocrisiaire, c'est-à-dire légat du pape, à Constantinople. En 649, il est élu pape alors qu'on est en pleine querelle monothélite. Il s'agit d'une hérésie inventée par un empereur byzantin pour rallier les populations monophysites de son empire : on dira que le Christ possède bien les deux natures divine et humaine, mais qu'une seule volonté, la divine, le guide. Le moine Maxime le Confesseur était allé jusqu'à Rome alerter le pape sur cette nouvelle hérésie. Saint Maxime et saint Martin font condamner l'hérésie impériale par un concile au Latran. Mais l'empereur byzantin n'apprécie guère d'être ainsi désavoué : il fait accuser Martin d'élection illégale et d'hérésie. Le pape est arrêté, emmené de force en 653 à Constantinople alors qu'il est malade. Il fut maltraité durant la longue traversée : « J'y suis depuis quarante jours et l'on ne m'a pas donné d'eau pour me laver. Je grelotte de froid, je suis épuisé par la dysenterie, je vomis la nourriture que je dois manger. » Arrivé à Constantinople, il fut gardé au secret durant 93 jours et finalement condamné à mort. On le dépouilla publiquement de ses vêtements sacerdotaux en les déchirant. Puis, le vieillard reçut une lourde chaîne autour du cou et fut traîné ainsi dans toute la ville, alors qu'il pouvait à peine marcher. Devant un tel châtiment, le patriarche de Constantinople, bien que partisan de l'empereur, obtint que cette peine soit commuée en exil à Cherson, en Crimée. Saint Martin y meurt en 655, brisé par une détention cruelle. Le moine byzantin saint Maxime le suivra quelques années plus tard dans la même confession de foi. Saint Martin est le dernier pape martyr.
14   Saint Jean:
et ses compagnons saint Antoine et saint Eustache, martyrs à Vilnius, en Lituanie. Le pays était encore païen et ils reçurent en secret le saint baptême. Après avoir hésité dans le témoignage de leur foi, ils témoignèrent publiquement de Jésus Christ et furent pendus l'un après l'autre au même chêne. Ils sont vénérés au monastère orthodoxe du Saint Esprit tout autant par l'Eglise catholique romaine que par l'Eglise orthodoxe.
15   Bx César de Bus:
Confesseur. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il vécut un temps à la cour frivole de la reine Catherine de Médicis, y « cueillant les roses » selon l'expression imagée de son contemporain Ronsard. Il fut l'un de ceux qui participèrent au massacre des protestants, le jour de la Saint-Barthélemy. L'arrivée d'Henri IV lui fit quitter Paris, et, à Avignon, il fit pénitence grâce aux conseils du sacristain de l'église où, chaque matin, il entendait la sainte messe. Il renonça à sa vie de gentilhomme mondain pour se faire prêtre. Il fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne en 1592 pour l'enseignement catéchétique et scolaire des jeunes. En reconnaissant sa sainteté au nom de l'Église, Jean Paul II reconnut, avec humour : « Il n'a pas toujours pratiqué l'Évangile… »
16   St Benoît-Joseph Labre:
Confesseur. Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit : « Dieu vous veut ailleurs. » Désormais c'est « ailleurs » qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30 000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne, vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâce à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église. Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant : « Le saint est mort! » Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent. Il est le saint des sans domicile fixe, des pauvres et des exclus.
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Ste-Kateri Tékakwita

Saint Etienne Harding:
Confesseur. Il était né en Angleterre et regagnait son pays après un voyage en Italie et en France. Passant par la Bourgogne, il rencontra sur sa route l'abbaye de Molesme. Il y entra et s'y fit moine. En 1098, il quitta Molesme, avec une vingtaine de moines, dont le futur saint Robert de Molesme, pour essaimer et fonder à 100 kilomètres de là un monastère plus austère. Ainsi naquit Cîteaux dont il devint le Père abbé. Il venait d'entrer dans cette charge quand saint Bernard et ses trente compagnons arrivèrent (1112). L'abbaye reprit vie et la réforme cistercienne ne tarda pas à se répandre dans toute l'Europe. Un de ses moines écrit de lui : « C'était un bel homme, toujours abordable et toujours de bonne humeur. » 

Ste-Kateri Tékakwita:
Après sa béatification par Jean-Paul II le 22 juin 1980, un décret portant sur un nouveau miracle a été signé en décembre 2011 et a permis qu'elle soit déclarée sainte par l'Église catholique. Elle devient ainsi la toute première autochtone d'Amérique du Nord à être canonisée, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 21 octobre 2012 et présidée à Rome par le pape Benoît XVI.

18   Bse Marie de l'Incarnation:
ou Madame Acarie. Barbe Avrillot était fille d'un conseiller du Roi et, pour obéir à ses parents, elle épouse Pierre Acarie, maître des comptes, certainement très pieux mais d'humeur contrariante. Elle lui donnera six enfants. Elle sera une épouse parfaite, paisible et joyeuse. Elle a un charme extrême qui fait d'elle une exquise dame de la haute société qui l'appelle « la belle Acarie ». Elle a une vie intérieure intense. Son rayonnement spirituel est grand et son salon devient le rendez-vous des universitaires de l'époque et des grands hommes d'Eglise comme saint Vincent de Paul et le cardinal de Bérulle. Elle contribue à l'installation des Ursulines et à celle des Prêtres de l'Oratoire. Surtout, séduite par la lecture de sainte Thérèse d'Avila, elle introduit en France le Carmel réformé, projet approuvé par saint François de Sales et par Bérulle. Les carmélites arrivent à Paris en 1604. Avec l'aide de Madame Acarie, les fondations vont se succéder : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen. A la mort de son mari bien-aimé, ayant établi ses enfants, elle entre au carmel d'Amiens où elle est Marie de l'Incarnation, simple soeur converse dont l'obéissance et la charité sont admirables. Transférée au carmel de Pontoise, elle rentre dans la paix de ce Dieu qui tant lui suffisait.
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Bx Marcel Callo:
Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est fiancé à une jeune fille qui appartient au mouvement. Réquisitionné, en 1943, par l'occupant allemand pour le Service du travail obligatoire, il lui faut partir pour l'Allemagne. Il décide de s'y comporter « en missionnaire, pour aider ses frères jocistes ». Souffrant du froid, mal nourri, il doit travailler de longues heures dans une usine. Ses nerfs sont mis à rude épreuve. Pour surmonter son désarroi, il cherche sa force dans sa foi au Christ. C'est alors qu'il rencontre un groupe de jocistes allemands et leur aumônier, un prêtre capable de s'exprimer en français. Marcel entraîne avec lui à ces messes des camarades français qui ne sont guère familiers de l'Eglise. Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l'attention de la Gestapo qui n'aime guère cette « action catholique ». Arrêté, il est déporté à Mauthausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine. Dans ce qui pourrait être le désespoir, sa foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d'autres prisonniers. Bientôt, à bout de force, il est envoyé à l'infirmerie, à deux pas du four crématoire. Là, il continuera de soutenir ses compagnons de misère jusqu'au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.

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Sainte Odette:
ou Ode. Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre : « Non, pas du tout » au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient. Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de l'ordre de Prémontré, à Rivroelles au couvent de Bonne-Espérance, en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt ; elle avait à peine vingt-cinq ans. 

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St Anselme de Cantorbéry:
Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis : la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France « à la recherche du plaisir ». Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c'est ainsi qu'à 27 ans, sa vocation de jeunesse se réveillera à l'abbaye du Bec, en Normandie, où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les coeurs. Il est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique : selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l'abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbéry. En 1093, lors d'une visite de ces monastères, saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbéry. Son attachement à l'indépendance de l'Eglise contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils. Il aspire à retrouver la paix du cloître, mais le pape ne l'autorise pas à quitter sa charge. C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l'Eglise d'Angleterre qu'il mène à bien l'oeuvre théologique qui lui vaudra le titre de « Docteur magnifique ». 

22   Saints Epipode et Alexandre:
Martyrs à Lyon. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.
23   Saint Georges:
Martyr. Au 4ème siècle, tous les sujets de l'empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux. A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d'obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l'histoire. On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie. Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles. A ces fioritures morbides, s'ajoute, au 11ème siècle, la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c'est qu'au 4ème siècle l'empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Egypte. On les voit s'élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie. En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d'églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l'Angleterre et de l'Ethiopie. On a voulu nier son existence. L'absence de précisions ne fait pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine.
24   St Fidèle de Sigmaringen:
Confesseur. Marc Roy est né à Sigmaringen, en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la Réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient « l'ange de la paix ». Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des « Exercices spirituels » selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques.
25   Saint Marc:
Second dans l'ordre des évangiles synoptiques, serait-il l'inventeur du genre évangélique ? C'est possible puisque son livre, en mauvais grec, semé de sémitismes, fut composé très tôt à Rome, selon les données orales de saint Pierre. Sans doute au plus tard en 70. L'auteur en serait le jeune Jean, surnommé Marc, fils de Marie chez qui la première communauté chrétienne de Jérusalem se réunissait pour prier (Actes 12, 12). Il accompagne Paul et Barnabé dans leur mission à Chypre. Peu après, il refuse de suivre Paul, en partance pour l'Asie Mineure. Il préfère rentrer à Jérusalem. Sur le moment, saint Paul lui en voudra de ce lâchage : il préféra se séparer de Barnabé plutôt que de reprendre Marc (Actes 15, 39) Mais Marc se rachètera et deviendra le visiteur du vieux prisonnier à Rome. Dans le même temps, saint Pierre le traite comme un fils (1ère lettre de Pierre 5, 13). Certains considèrent que saint Marc aurait été l'évangélisateur de l'Egypte. Ce n'est pas invraisemblable. D'autres affirment que son corps serait désormais à Venise. Après tout, pourquoi pas ? En tous cas, il fut un fidèle secrétaire pour saint Pierre dont il rédigea les « Mémoires », qui sont l'évangile selon saint Marc, à l'intention des Romains.
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Notre-Dame du Bon Conseil

St Paschase Radbert:
Confesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n'était autre qu'une cousine de l'empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où « il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l'Ecriture Sainte » selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à « éclaircir » le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l'obligèrent à partir et il se réfugia à l'abbaye de Saint-Riquier dans la Somme, ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité. 

Notre-Dame du Bon Conseil:
est un vocable de la Vierge Marie devenu particulièrement populaire après la découverte de l'image d'une Vierge avec l'enfant Jésus dans le sanctuaire de Genazzano. Le 25 avril 1467 est découvert sur le mur de l'église de Genazzano une fresque représentant une Vierge à l'Enfant-Jésus, l'image devient rapidement l'objet d'une grande dévotion populaire. Au fil des siècles, les papes favorisent et encouragent la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil.

27   Sainte Zita:
Une petite vendeuse de légumes qui s'en allait au marché de Lucques pour ses parents. A douze ans, elle fut placée dans une famille comme servante, et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d'aller entendre la sainte messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, discrètement et avec délicatesse. Elle supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient avec calomnie. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient grandes les faveurs que le petit peuple obtenait en lui demandant son intercession.
28 St-Louis Marie Grignon de Montfort

St Louis-Marie Grignion de Montfort:
Aîné des dix-huit enfants d'un avocat breton, Louis naît à Montfort, près de Rennes. A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris. Prêtre en 1700, il devient aumônier de l'hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet, fille d'un haut magistrat qui, lui, ne l'entend pas de cette oreille. Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l'hôpital. Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d'être envoyé au loin. Le pape l'envoie… en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l'enthousiasme des uns et la colère des autres : « Monsieur de Montfort est fou. » Entièrement voué à la Mère de Dieu, il écrit « L'amour de la sagesse éternelle » et surtout le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ». Il mène les foules à Jésus par Marie. Vient le temps des fondations. Les jeunes filles de l'hôpital de Poitiers deviennent l'oeuvre des « Filles de la Sagesse ». Il rêva aussi d'une petite compagnie de prêtres pour les missions populaires : les Missionnaires de la « Compagnie de Marie » qui ne verront le jour qu'après sa mort.

29 Ste-Catherine de Sienne

Ste Catherine de Sienne:
Copatronne de l'Europe, Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et soeurs), entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait voeu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle « maman ». Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec le Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps. Son principal souci est l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui. Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres. Son « Dialogue », qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoignit à 33 ans dans la vision béatifique. Elle a été proclamée docteur de l'Eglise en 1970. 

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Saint Pie V:
Antonio Ghislieri était un petit berger gardant les moutons dans la campagne lombarde. La générosité d'un voisin l'enverra à l'école chez les dominicains. A 14 ans, il entre dans l'Ordre des prêcheurs sous le nom de Michele. Toute sa vie, il sera fidèle à ses voeux religieux et gardera la pauvreté jusque dans les fastes pontificaux. En 1550, il est nommé Grand Inquisiteur dans un diocèse très exposé à la prédication protestante. Six ans plus tard, il sera pape, grâce à l'opiniâtreté de saint Charles Borromée, archevêque de Milan, qui sera d'ailleurs l'un de ses plus fidèles collaborateurs. Pie V consacrera son pontificat à l'application, dans toute l'Eglise, de la Réforme catholique définie au concile de Trente, avec une attention particulière pour les diocèses du Nouveau Monde. Les prêtres doivent donner l'exemple de la pureté des moeurs et du dévouement. Les laïcs doivent fréquenter les sacrements et s'instruire dans la foi. Pour favoriser cette restauration de la piété, le pape fait refondre le missel, achever et traduire en plusieurs langues nationales le catéchisme officiel. Il lui faut aussi contrer la diffusion des thèses protestantes. Il encourage les théologiens, crée la congrégation de l'Index pour protéger les fidèles contre les thèses hérétiques. Il n'hésite pas à excommunier la reine d'Angleterre Elisabeth Ière. Il appelle les princes chrétiens à une croisade contre les Ottomans musulmans qui, un siècle plus tôt, avaient anéanti l'empire chrétien d'Orient. La flotte turque, réputée invincible, sera écrasée à Lépante le 7 octobre 1571. Il est le pape dynamique de la réforme romaine qui marquera l'Eglise durant plusieurs siècles.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org