Mission Je Suis Vivant - Page d'accueil Mission Je Suis Vivant
Soyons en pèlerinage d'amour et d'espérance !  BIENVENUE !

   

 
Fêtes catholique en août
Date Photo Nom et description

1

St-Alphonse de Liguori St Alphonse de Liguori:
De famille napolitaine noble, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L'enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès. Il ne perd aucun procès quand il le plaide. Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des cieux dans le coeur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde. Alphonse décide d'abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela, renonce à un beau mariage. Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie. Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort. A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient prêtre et se consacre aux « lazzaroni », ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés. Pour eux, il fonde la congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l'Eglise une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.
2   St Pierre Julien Eymard:
Fils d'un boutiquier de village dans la région de Grenoble, il fut d'abord prêtre séculier. En 1839, il entre chez les Pères maristes dont il quitte la congrégation en 1856, à la suite des apparitions qu'il reçut de la Vierge Marie, le chargeant de fonder un institut sacerdotal voué à l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement. Ses dernières années furent remplies de souffrances venant de ses religieux qui n'avaient plus confiance en lui.
3   Saint Nicodème:
De tous les pharisiens, docteurs de la Loi et membres du Grand Conseil, le Sanhédrin, c'est l'un de ceux qui inspirent le respect et l'amitié. Dès que Jésus parut, il vit en lui « un envoyé de Dieu » (Jean 3. 1 à 15). Il est encore craintif, mais sa foi est si grande que le Christ lui révèle les splendeurs de la nouvelle naissance par la grâce du baptême. Il a le courage quelques mois plus tard de défendre publiquement le Seigneur devant le Sanhédrin : « Peut-on condamner un homme sans l'avoir entendu ? » Grâce à lui et à son ami Joseph d'Arimathie, le corps du Seigneur ne sera pas jeté dans la fosse commune des malfaiteurs et, pour l'embaumer, ils achètent ensemble cent livres de myrrhe et d'aloès, en l'attente de la résurrection trois jours plus tard.
4 Saint-Jean-Marie Vianney St Jean-Marie Vianney:
Jean-Marie Vianney a grandi en pleine période de troubles révolutionnaires, c'est à dire aussi de persécution religieuse. Ainsi, Jean-Marie recevra sa première communion dans la clandestinité. Le jeune campagnard, qui n'a jamais fréquenté l'école, voudrait devenir prêtre mais son père est réticent. A vingt ans, il commence ses premières études, mais il est si peu doué pour les études que le séminaire de Lyon, où il a fini par entrer, décide de le renvoyer. Il parvient quand même à se présenter à l'ordination sacerdotale à Grenoble. Après un premier ministère à Ecully, il est nommé curé dans une petite paroisse de 230 habitants : Ars, à 40 km de Lyon. Il y restera jusqu'à sa mort. Sa bonté, la joie dont il rayonne, ses longues heures de prière devant le Saint-Sacrement, impressionnent peu à peu ses paroissiens. Pour écouter, réconforter et apaiser chacun, il reste jusqu'à seize ou dix huit heures par jour au confessionnal. Pendant les dernières années de sa vie, jusqu'à 100.000 pélerins viendront chaque année pour entendre une parole de réconfort et de paix de la part de ce curé ignorant de tout, mais non pas du coeur des hommes ni de celui de Dieu. Complètement donné à sa tâche pastorale, épuisé, il aura ce mot vers la fin de sa vie : « Qu'il fait bon de mourir quand on a vécu sur la croix ». Il est exaucé le 4 août 1859 quand il meurt à l'âge de 74 ans.
5   Saint Jean de Chozeba:
D'origine roumaine. Après son service militaire, en 1936, il s'installa au monastère de Saint-Sabas en Terre Sainte, où vivaient alors ensemble des moines grecs et des moines roumains. Lors du soulèvement des Arabes contre les Anglais, il se dépensa tellement auprès des malades et des blessés qu'il en tomba gravement malade lui-même. Incarcéré par les Anglais comme Roumain, pendant la Seconde Guerre mondiale, il resta prisonnier pour soutenir ses confrères. Mais, dans toutes ces épreuves, il vivait une vie ascétique intense et mettait en application la prière intérieure. En 1953, il put enfin se retirer au désert non loin de Chozeba, ne venant au monastère que pour les liturgies des grandes fêtes. Il supporta les agressions des Arabes qui voulaient le déloger de sa grotte perchée dans la montagne. Il remit son âme à Dieu dans cette solitude et l'Eglise roumaine l'a canonisé en juin 1992.
6  

Saint Hormisdas:
Pape. Originaire de Campanie, il fut l'un des diacres du pape Symmaque et, pour lui, prend contact avec le roi Théodoric à Ravenne. Il joue d'ailleurs un rôle important auprès du pape et c'est tout normalement qu'il est élu pour lui succéder. L'essentiel de ses activités concerne les relations avec l'Orient, en particulier les grands sièges patriarcaux d'Antioche et d'Alexandrie où il rencontra longtemps des oppositions. Après la mort de l'empereur byzantin, Anastase II, qui lui est hostile, il obtiendra de son successeur la restauration de la communion avec Constantinople. Le patriarche Jean demande la réconciliation et le nom des papes est rétabli dans les diptyques. En Occident, il affirme son autorité en Espagne et en Gaule. Nous avons de lui au moins huit lettres authentiques adressées à saint Césaire d'Arles et à saint Avit de Vienne.

Le 6 août est aussi la célébration de la Transfiguration du Seigneur

7   Saint Gaétan:
Contemporain de Martin Luther, il fut de ceux qui, au temps de la Réforme et bien avant le concile de Trente, travaillèrent à préserver l'Italie du protestantisme. Pendant 13 ans, il fut secrétaire au Vatican sous le pape Jules II et le pape Léon X. Ce qu'il y vit n'était guère conforme à l'Evangile et sa piété le portait alors à imiter encore davantage Notre-Seigneur. A la mort de sa mère, il renonça à sa charge et passa les six années suivantes à donner aux pauvres son héritage à Vicence, Venise ou Vérone, visitant les taudis, balayant dans les hôpitaux, soignant les incurables. Il fonda avec son ami Jean-Pierre Carafa, le futur pape Paul IV, un institut de prêtres qui mèneraient comme lui, une vie pauvre et austère, les Théatins. Ils s'engageaient à ne pas mendier pour eux, à soigner les malades, à répandre l'usage des sacrements parmi les laïcs et à ramener le clergé à ses devoirs. Il mourut à Naples, étendu sur un lit de cendres. Le mode de vie de son Institut inspira les grands réformateurs du XVIème siècle.
8   Saint Dominique:
Le troisième fils de Félix de Guzman était un curieux étudiant à l'université de Palencia en Espagne. La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Devenu chanoine régulier d'Osma en Vieille-Castille, il accompagne son évêque Diègue en voyage et c'est en traversant le midi de la France que tous deux sont frappés par les ravages de l'hérésie des cathares, une vieille idéologie sectaire qui enseigne le mépris de la vie charnelle et de son instrument de propagation : le mariage. Diègue et Dominique vont à Rome et obtiennent du pape Innocent III la mission de parcourir, avec quelques compagnons, les régions infectées et d'y prêcher l'Evangile par la parole et par l'exemple. La pauvreté évangélique et l'entrain joyeux caractérisent ces prédicateurs. Ils vont deux par deux, prêchant et mendiant leur nourriture. Saint Dominique s'appuie sur la prière du monastère de Prouilhe, près de Fanjeaux, où il a rassemblé quelques « parfaites », cathares converties. Afin de poursuivre et étendre son oeuvre de prédication, il réunit ses premiers compagnons dans un couvent de Toulouse dans le même souci de radicale pauvreté. Le pape Honorius III approuve en 1216 son oeuvre qui devient l'Ordre des Frères prêcheurs. Dès l'année suivante, il les disperse dans toute l'Europe afin d'y fonder des couvents. Il meurt d'épuisement à Bologne.
9   Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix:
Martyre à Oswiecin (Auschwitz) en Pologne. Née dans le judaïsme, Edith Stein était professeur d'université à Wroclaw (Breslau) et elle se tourna progressivement vers le Christ, malgré les difficultés nées de l'incompréhension de sa famille. Au temps de l'invasion nazie et de la persécution anti-juive, elle devint carmélite à Cologne traduisant dans sa vie les « sept demeures » de sainte Thérèse d'Avila et s'unissant, par la Croix, aux souffrances de son peuple. Réfugiée aux Pays-Bas, elle y fut arrêtée au carmel d'Echt, et elle meurt à Auschwitz huit jours plus tard. Elle avait partagé la persécution de son peuple, portant le don de soi jusqu'au martyre pour le Christ. »
10   Saint Laurent:
Diacre de l'Eglise de Rome, auprès du pape saint Sixte II, il a pour fonction d'être le gardien des biens de l'Eglise. Lorsqu'en 257, l'empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l'espoir qu'il va livrer les trésors de l'Eglise. Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ ? Saint Sixte le rassure, il ne tardera pas à le suivre. Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles : « Voilà les trésors de l'Eglise. » Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. Il a encore le sens de l'humour et un courage extraordinaire : « C'est bien grillé de ce côté, tu peux retourner », dira-t-il au bourreau. Il fut l'un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté. Au Moyen Age, avec saint Pierre et saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s'élevaient en son honneur. 84 communes françaises portent son nom.
11 Sainte-Claire Ste Claire d'Assise:
Il n'est pas possible de séparer l'histoire de sainte Claire de celle de saint François d'Assise. Née à Assise, elle a 11 à 12 ans de moins que lui. Elle est de famille noble et lui fils de marchand. Au moment de la « commune » d'Assise vers 1200, soulèvement violent contre le pouvoir féodal auquel participe saint François, les parents de Claire quittent la ville par sécurité et se réfugient à Pérouse, la ville rivale. Ils ne reviendront à Assise que 5 à 6 ans plus tard. Claire ne commence à connaître saint François que vers 1210, quand celui-ci, déjà converti à la vie évangélique, se met à prêcher dans Assise. Elle est séduite par lui et par cette vie pauvre toute donnée au Christ. Elle cherche donc à rencontrer François par l'intermédiaire de son cousin Rufin qui fait partie du groupe des frères. Ensemble, ils mettent au point son changement de vie. Le soir des Rameaux 1212, elle quitte la demeure paternelle et rejoint saint François à la Portioncule. Elle a 18 ans et se consacre à Dieu pour toujours. L'opposition de sa famille n'y pourra rien. Rapidement d'autres jeunes filles se joignent à Claire, dont sa soeur Agnès, sa maman Ortolana et son autre soeur Béatrice. La vie des « Pauvres Dames » prospère rapidement et d'autres monastères doivent être fondés. Le Pape Innocent III leur accorde « le privilège de pauvreté ». Mais après la mort de saint François, les papes interviendront pour aménager la vie matérielle des Clarisses et leur permettre une relative sécurité. Claire refuse de toutes ses forces. Elle veut la pauvreté totale et la simplicité franciscaine. En 1252, le pape Innocent IV rend visite aux Soeurs, accepte leur Règle de vie et la bulle d'approbation arrive le 9 août 1253. Claire meurt le 11 août tenant la bulle dans ses mains dans la paix et la joie.
12   Ste Jeanne de Chantal:
Jeanne-Françoise Frémyot était la fille du président du Parlement de Bourgogne. C'était un catholique intransigeant en cette époque des Guerres de religion. A 20 ans, elle épouse le baron de Chantal qu'elle aima d'un grand amour. Epouse accomplie, pieuse à ses heures, elle était une mère parfaite qui eut la douleur de perdre en bas âge deux de ses six enfants. Elle a 28 ans quand le baron est tué d'un accident de chasse. Veuve, elle se révolte, déteste le malheureux meurtrier malgré lui et, au bord du désespoir, elle s'en remet à un confesseur rigoureux. Quatre ans plus tard, elle entend saint François de Sales prêcher un carême et, en remarquant sa douceur, elle reconnaît en lui le maître spirituel dont elle a besoin. L'évêque de Genève la libère de ses scrupules, et de leur confiance réciproque va naître une grande aventure religieuse et spirituelle. Jeanne-Françoise prend le temps d'établir ses quatre enfants dans la vie et fonde l'Ordre de la Visitation – Sainte-Marie, congrégation destinée aux femmes de santé fragile. Après la mort de saint François de Sales, elle maintiendra intacte cette spiritualité salésienne. Pendant 40 ans, elle souffrira de tentations contre la foi, mais l'amour de Dieu lui suffit, qu'elle rejoindra en 1641.
13   Saints Pontien et Hippolyte:
Mémoire liturgique. Pape, et saint Hippolyte. La conjonction festive d'aujourd'hui ne manque pas de saveur : un pape et un antipape, réunis dans une même commémoration parce qu'ils ont retrouvé la communion par leur martyre dans les mines de Sardaigne. Hippolyte est prêtre de Rome et un théologien de renom. C'est un défenseur intransigeant des traditions liturgiques et disciplinaires. Grâce à cette passion, nous connaissons les anciens rites de l'Eglise romaine, conservés dans son recueil "la Tradition apostolique." Il s'oppose violemment au pape saint Calixte qu'il dépeint comme un ancien escroc devenu pape par des intrigues. Il lui reproche surtout des innovations qu'il qualifie de "laxisme". Calixte accepte en effet de réintégrer dans l'Eglise de grands pécheurs repentants. Le pape Pontien qui lui succède agit de même. Hippolyte, qui se juge seul détenteur de la vraie tradition, se proclame chef d'une communauté dissidente. On va vers un schisme qui peut durer. Les événements, signes divins, en marquent l'arrêt. En 235, l'empereur Maximin ordonne aux chrétiens de se soumettre au culte impérial. De concert, saint Hippolyte et saint Pontien refusent. La police impériale les déporte dans les mines de Sardaigne et c'est là que se produit la réconciliation. Dans la peine, Hippolyte fait sa soumission au pape et invite ses partisans à faire de même. Ils partageront le même martyre pour le Christ.
14   St Maximilien Kolbe:
Il naît à Lodz en Pologne. Il entre à 16 ans chez les Franciscains conventuels de Lvov. En 1917, alors qu'il est encore étudiant, il fonde avec quelques frères « la Milice de l'Immaculée », mouvement marial au service de l'Eglise et du monde. Prêtre en 1918, il enseigne la philosophie et l'histoire. Dès 1922, il fonde un mensuel pour diffuser la pensée de la Milice et un peu plus tard, il crée un centre de vie religieuse et apostolique appelé « la Cité de l'Immaculée ». Au début de la deuxième guerre mondiale, il se trouve au Japon où il fonde encore une autre « Cité ». Maximilien est très soucieux de la diffusion de la pensée religieuse par les moyens modernes, les medias. A cause de la guerre, il est ramené comme prisonnier en Allemagne. Libéré, puis de nouveau arrêté en février 1941, il est déporté au camp d'Auschwitz en mai. A la suite d'une évasion, dix prisonniers sont condamnés à mourir de faim, de soif et de manque d'air, enfermés dans un bunker de 3 m sur 3 m. Parmi eux, un père de famille. Maximilien s'offre de mourir à sa place. On lui demande : « Qui es-tu ? » – « Prêtre catholique ». Il meurt dans ce bunker, le dernier, après avoir aidé ses compagnons dans la patience, la paix et le réconfort. Le père de famille sera présent au jour de la canonisation du P. Kolbe à Rome.
15  

L'Assomption de la Mère de Dieu:
ou la Dormition de la Mère de Dieu. « Tous, d'un même coeur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. » (Actes 1, 4). Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devient-elle alors ? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine son séjour terrestre. D'après des récits apocryphes remontant au 5ème siècle, les apôtres furent mystérieusement avertis de se retrouver à Jérusalem. Ils purent alors entourer la Mère de Dieu lors de ses derniers instants et de sa Dormition. Trois jours après sa mort, les anges enlevèrent le corps ressuscité de Marie vers le ciel. L'événement marial de ce jour correspond à la fois à la mort, à la résurrection et à l'Ascension du Christ. Au 6ème siècle, l'empereur byzantin étend à l'ensemble de l'Eglise byzantine une fête mariale le 15 août et lui donne le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Cette fête se répand ensuite dans l'Eglise universelle. En Occident, elle prend le nom d'Assomption. Les deux dénominations ne font que mettre l'accent sur deux aspects du même mystère. 

16  

Saint Etienne:
Roi de Hongrie, il fut le premier à consacrer un royaume à la Vierge Marie. Il avait été baptisé lors de la conversion de son père vers 982. Il épousa sainte Gisèle, la soeur de l'empereur d'Allemagne Henri II. Couronné roi de Hongrie avec l'approbation du pape Sylvestre II, il consacra les quarante années de son règne à organiser et christianiser son nouveau royaume, fondant huit évêchés et de nombreux monastères, faisant venir des missionnaires de Bavière ou de Bohême, construisant de nombreuses églises pour les fidèles. Il a laissé le souvenir d'un grand roi, d'un homme irréprochable et d'une immense bonté.

17   St Dimitrios le Jeune:
Originaire de Samarine en Epire, il parcourait la région en soutenant les populations après l'insurrection manquée contre les Turcs et en prêchant l'Evangile, jusqu'au jour où il fut arrêté. Il connut la torture des roseaux enfilés sous les ongles, puis il fut pendu par les pieds au dessus- d'une fournaise où brûlaient des bois résineux et enfin, il fut emmuré en laissant seulement la tête sortir à l'air libre, sans boire ni manger, ni pouvoir faire un mouvement. Il mourut après dix jours de cet horrible supplice.
18   Sainte Hélène:
Impératrice et mère de l'empereur Constantin. Fille de domestiques et servante d'auberge , elle avait été choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu'il devint César. Il la laissa dans un exil doré à Trèves avec son fils, né en Serbie à Nish. Il épousa une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour saint Hélène. Quand ce fils fut porté au trône impérial de Rome par ses légions stationnées en Gaule sous le nom de Constantin, le nouvel empereur ne cessa de combler d'honneurs sa mère et la fit venir à Rome, lui construisant un palais magnifique, lui conférant des monnaies frappées à son effigie, couronnée du diadème royal. Chrétienne, elle se rendit en pèlerinage en Palestine où elle veut recueillir les précieuses reliques de la Passion et où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints et les "grottes mystiques" chères aux chrétiens : celle de Bethléem, celle où le Christ fut déposé dans l'attente de la Résurrection, celle des enseignements. Elle meurt à Nicomédie au retour de la Terre Sainte. La servante d'auberge, servante du Christ et de l'Église fut transportée à Rome où l'on voit encore au Vatican le sarcophage de porphyre qui contient ses reliques.
19   Saint Jean Eudes:
Il est contemporain de saint Vincent de Paul et sa vocation s'explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque. Le peuple, écrit-il, « avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition », les puissants « donnaient l'exemple de tous les vices », les prêtres étaient « ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu'apparaissait la peste ou une épidémie ». Pour y remédier, s'appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organise des « missions paroissiales », en Bretagne, en Normandie, en Bourgogne et jusqu'à la cour du roi Louis XIV, pour une annonce systématique de l'Evangile – près de cent quinze missions entre 1632 et 1675. Pour mieux se consacrer à cet apostolat, il quitte l'Oratoire en 1643 et fonde, à Caen, « la Congrégation de Jésus et de Marie » (les Pères eudistes), qui se voue aux missions ainsi qu'à la fondation des séminaires pour la formation d'un meilleur clergé. En 1642, il crée également « l'Institut Notre-Dame de Charité », dont les religieuses se consacreront, entre autres ministères, à la réhabilitation des femmes prostituées. Son action s'appuie sur la compassion du cœur de Marie et la miséricorde du coeur de Jésus. Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa congrégation, il s'éteint à Caen en 1680, à l'âge de soixante-dix neuf ans.
20   Saint Bernard:
A quoi pouvait rêver dans l'éclat de sa jeunesse le fils de Tescelin, chevalier du duc de Bourgogne, et de dame Aleth de Montbard, si bonne chrétienne ? De chasses ou de tournois ? de chants de guerre ou de galantes conquêtes ? En tous cas, certainement pas de vie monastique comme il en fera le choix à l'âge de vingt-trois ans. D'autant qu'il entraînait avec lui une trentaine de jeunes en quête d'absolu…Dès 1115, après trois années de vie monastique à Citeaux, Bernard est envoyé à Clairvaux pour y fonder l'abbaye dont il restera père-abbé jusqu'à sa mort. Mais loin de rester cloîtré il parcourt les routes d'Europe devenant, comme on a pu l'écrire, « la conscience de l'Eglise de son temps ». Il vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge qui se trouve maintenant à Notre-Dame de Paris. Sa correspondance abondante avec des princes, des frères moines ou des jeunes gens qui requièrent son conseil ne l'empêche pas de se consacrer à la contemplation tout autant qu'à l'action directe dans la société de son temps. Infatigable fondateur, on le voit sur sa mule, traînant sur les routes d'Europe sa santé délabrée et son enthousiasme spirituel. Sa réforme monastique l'oppose à l'Ordre de Cluny dont il jugeait l'interprétation de la règle de saint Benoît trop accommodante. A sa mort, en 1153, ce sont trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes qui auront surgi du sol européen.
21   Saint Pie X:
Enfant de la terre, né dans une humble famille de Vénétie, Joseph Sarto est le symbole de la simplicité et de la fermeté dogmatique suivant sa doctrine : « Tout rénover dans le Christ. » Curé, puis évêque de Mantoue, patriarche de Venise, pape enfin en 1903. L'époque était difficile. Ce début du 20ème siècle voit en France la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la montée du modernisme, les rapports difficiles de la religion et du politique. Saint Pie X a la réputation d'avoir beaucoup condamné : les prêtres modernistes qui sapent les fondements de la foi au Christ, comme « Le Sillon » qui voulait assimiler le christianisme au système politique de la démocratie. Il veut garder le cap, sans déviance. On retiendra surtout, de ce petit paysan devenu berger de l'Eglise, le renouvellement de la liturgie et de la catéchèse, la béatification du Curé d'Ars qui lui permet de rappeler le rôle pastoral du clergé, et surtout son appel à la communion fréquente à laquelle il appelle désormais les petits enfants, bouleversant ainsi plusieurs siècles marqués par le jansénisme et le rigorisme sacramentaire.
22   Saint Symphorien:
Originaire d'Autun, il appartenait à l'une des rares familles chrétiennes de la ville. Arrêté, il fut condamné à mort pour sacrilège et désobéissance. Il est vrai qu'il ne respectait pas Cybèle, la déesse des moissons, et que même, il s'en moquait ouvertement. Allant au martyre, il entendit sa mère, montée sur les remparts, lui dire, en gaulois, pour affermir sa foi : « Tu vas naître, car tu as en toi le Dieu vivant. »
23 Sainte-Rose de Lima Sainte Rose de Lima:
Première sainte du Nouveau Monde, elle fut canonisée en 1671. Rose de Flores était la dixième enfant d'une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou. Très vite, elle manifeste pour le Christ un amour si violent qu'elle multiplie les austérités. A 4 ans et demi, elle reçoit la grâce de savoir lire sans avoir appris, l'ayant simplement demandé dans la prière. Elle en profitera pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui deviendra son modèle. A 5 ans, elle se consacre à Dieu. A 20 ans, elle prend l'habit des tertiaires dominicaines. Les onze années qui lui restent à vivre, elle les passera, à demi recluse, dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérité effrayante. En échange, elle reçoit des grâces mystiques étonnantes. Dans le même temps, elle se dévoue au service des Indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. Ses visions éveillent les soupçons de l'Inquisition. Elle devra subir des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionnera ses interrogateurs. A sa mort, le petit peuple de Lima se presse sur sa tombe pour en recueillir un peu de terre.
24   Saint Barthélemy:
Il ne méritait pas que son nom et sa fête soient surtout attachés dans la mémoire des Français au massacre des protestants par les souverains catholiques pour des raisons plus politiques que religieuses. Originaire de Cana en Galilée, il est aussi le Nathanaël, ami de saint Philippe, qui vint l'évangéliser. Il est, selon la parole du Seigneur, « un vrai fils d'Israël ». Que s'était-il passé sous le figuier ? Cela restera un secret entre le Christ et lui. La tradition veut qu'il ait évangélisé l'Inde.
25  

Saint Louis:
La mémoire populaire française garde du roi Louis IX l'image d'un souverain rendant la justice à l'ombre d'un vieux chêne proche de son château à Vincennes. Saint Louis a en effet frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres. A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. Le roi est fait prisonnier. Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les reliques et la couronne d'épines qu'il a acquises auprès de l'empereur latin de Constantinople. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte Claire. Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.

26   St Césaire d'Arles:
Il est originaire de la Bourgogne. Moine de Lérins, il tomba malade en raison de ses austérités. Son abbé l'envoya se faire soigner à Arles et c'est là qu'il se lia d'amitié avec l'évêque auquel il succéda en 503. Il connut trois invasions de barbares : les Wisigoths qui furent chassés en 507 par les Ostrogoths, à leur tour chassés en 536 par les Francs, qui, eux, ne partirent jamais. Face à eux, encore païens, il se fit l'avocat de la population gallo-romaine. Il présida d'importants conciles provinciaux et fonda le premier monastère de femmes en pays gaulois, rédigeant des Règles qui sont une synthèse des traditions égyptiennes et augustiniennes. Il fut un très grand évêque, un de ceux qui, au début d'une époque de barbarie, donnèrent à l'Eglise des Gaules une doctrine, une prédication, une discipline et une culture. Nous avons encore de lui deux cent cinquante sermons.
27  

Sainte Monique:
Née en Afrique du Nord dans une famille chrétienne, Monique est mariée très jeune à un notable païen de Thagaste, Patricius. Elle sera une épouse modèle pour ce mari infidèle et violent que sa douceur et son silence sous les reproches finiront par convertir. Elle a de lui trois enfants, dont le futur saint Augustin. Veuve en 371, elle se dévoue à ce fils qui semble « mal tourner ». Tout d'abord, il vit maritalement avec une femme dont il a un fils. Mais le plus douloureux reste l'adhésion à la secte manichéenne, si opposée à la foi chrétienne. Que de larmes cet enfant coûte-t-il à sa mère. Des larmes importunes pour cet esprit libre. Pour y échapper, Augustin s'enfuit en Italie et Monique le rejoint à Milan où elle se met à l'école de l'évêque saint Ambroise. C'est alors qu'elle a la joie immense d'assister à la conversion et au baptême du fils chéri. Désormais elle ne sera plus un reproche vivant, mais une aide et même une disciple quand s'affirmera l'ampleur intellectuelle et spirituelle du futur Père de l'Eglise. Un soir, à Ostie, ils ont le bonheur de partager une expérience spirituelle intense qu'Augustin n'évoquera qu'à demi-mot dans ses « Confessions ». Elle mourra quelques jours plus tard, mère comblée de ce fils qui l'avait tant fait pleurer.

28   Saint Augustin:
Né à Thagaste en Afrique du Nord, le fils de sainte Monique connaît une jeunesse dissipée. Professeur de rhétorique à Carthage, il se met en ménage, à 18 ans, avec une femme qui lui donnera un fils, Adéodat. Il adhère alors aux thèse manichéennes qui enseignent l'existence de deux dieux antagonistes : le dieu bon, créateur des esprits, et le dieu mauvais, créateur de la matière. Cette doctrine d'origine orientale satisfait à peu près ses interrogations intellectuelles mais ne répondent absolument pas à la soif spirituelle qui continue de s'exprimer en lui. Lassé des lamentations de sa mère et pour y échapper, il quitte l'Afrique du Nord et s'embarque pour l'Italie. Exerçant son métier d'enseignant à Rome puis à Milan, il est frappé par la prédication de l'évêque Ambroise. Un soir d'été 386, dans son jardin de Milan, son esprit s'ouvre à la Révélation chrétienne. Il a rencontré celui qu'il cherchait. Son coeur inquiet trouve enfin le lieu de son repos. A la suite de cette conversion subite et radicale, il se fait baptiser par saint Ambroise. De retour en Afrique, il fonde une petite communauté contemplative mais se voit bientôt appelé comme prêtre puis comme évêque à Hippone. Sa vie devient un combat continuel contre les déviations de la foi (donatisme, pélagianisme) au milieu des raids barbares de cette fin de l'empire romain. Le sac de Rome en 410 lui inspire un de ses écrits les plus célèbres avec ses « Confessions » : « la Cité de Dieu ». Il meurt durant le siège de sa ville, Hippone, par les Vandales.
29   Décollation de saint Jean-Baptiste:
Jean, le dernier Prophète, n'a jamais mâché ses mots, pas plus quand il traitait les pharisiens de « race de vipères » sur les bords du Jourdain, que lorsqu'il rappelait à Hérode Antipas qu'il n'avait pas le droit de vivre avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe. A présent, il est en prison, car on n'a pas le droit de faire impunément des reproches publics aux grands de ce monde. Il sait qu'Hérodiade lui en veut à mort. Mais ce n'est pas ce qui le préoccupe. C'est Jésus. Est-il bien le Messie que lui, Jean, annonçait ? A-t-il eu raison de lui faire confiance, de lui donner ses propres disciples ? Sa conduite est si étrange. « Il tient dans sa main la pelle à vanner. » Pourquoi ne vanne-t-il pas avec gloire et majesté ? La réponse est venue. Aux disciples de Jean venus l'interroger, Jésus a répondu : « Allez annoncer à Jean ce que vous voyez et entendez : les aveugles voient, les boiteux marchent… » Jean n'a plus de doutes. Il peut à présent rendre le dernier témoignage. Il a bien rempli sa mission. C'est l'anniversaire d'Hérode. Salomé danse et envoûte le roi ivre : » Demande-moi tout ce que tu voudras, fût-ce la moitié de mon royaume. » Ce sera la tête de Jean sur un plateau.
30  

Sainte Jeanne Jugan:
Fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres. « Dieu me veut pour lui », répondit-elle à un jeune homme qui la demandait en mariage. Elle avait alors dix-huit ans et était employée de maison depuis deux années. Elle avait perdu son père, disparu en mer à Cancale alors qu'elle n'avait que quatre ans. Ayant fait, dès son enfance, l'expérience de la pauvreté, elle fut confrontée à une misère plus grande encore lorsqu'elle vint travailler à Saint-Servan. Durant l'hiver de 1839, elle accueillit chez elle, dans son petit logement, une femme âgée, aveugle et paralysée qui survivait seule dans un taudis. D'autres jeunes femmes s'associèrent à elle et, en 1842, elles s'appelèrent « les servantes des pauvres ». Pauvres elles-mêmes, la quête fut leur ressource essentielle et l'occasion de demander aux personnes aisées de partager leurs biens avec les pauvres que Jeanne appelait « les membres souffrants de Jésus-Christ ». La congrégation connut un grand développement en Europe et même dans d'autres continents. A partir de 1852, une cabale de quelques religieuses la fit exclure de la direction de sa congrégation et elle fut soumise, ignorée, à une sorte de réclusion. « Je ne vois plus que Dieu seul », disait-elle. On reconnut son humilité et sa sainteté au moment de sa mort. 

31   Saint Raymond Nonnat:
Religieux de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci, il se livra lui-même en otage pour obtenir la libération d'un prisonnier à Tunis. Il se consacra à l'évangélisation de ses compagnons d'infortune. Pour cette raison ses geôliers lui mirent aux lèvres un cadenas qu'on n'ouvrait que pour les repas. Il fut libéré grâce à une rançon, et revint à Rome comme procureur de son Ordre. Il rencontra saint Louis, envoyé par le Pape pour décider le roi de France à partir en croisade. Quelques mois avant sa mort, il fut nommé cardinal et mourut à Barcelone.

Sources : http://har22201.blogspot.ca/2012/03/sainte-francoise-romaine.html et http://eglise.catholique.fr et https://fr.wikipedia.org